TABLEAU X
s Concentration d'entretien Expérience (mg. par litre)
Lolo Gloss RE, De AN ETS + 2,27 COLLE UT ME UNILTE OR a ne ne ro in Te à — 1,52 SUDREHSESURI D ACENATOSO Me are en mes re — 1,90
On voit que 1es valeurs trouvées sont infimes, ou parfois même négatives. On est donc obligé de conclure que la concentration d’entretien, si elle existe, est assez petite pour échapper complètement à l’expérience.
Certes ces conclusions sont basées sur une extrapolation, mais une extrapolation qui comporte le maximum de sécurité, étant donné la précision des chiffres. L’extrapolation n’est légitime, il est vrai, que dans la mesure où la relation entre la concentration initiale du milieu en sucre et la croissance totale continue d’être linéaire, même au voisinage de zéro. Les résultats expérimentaux paraissent bien indiquer qu’il en est ainsi, et il n’y a aucune raison de faire l'hypothèse contraire. On peut en tous cas conclure que, entre les limutes de concentration étudiées (et elles sont assez larges), tout se passe comme s1 la concentration d'entretien était nulle.
Les seules données que l’on puisse relever dans la littérature sur le sujet qui nous préoccupe sont celles de FrrepLein (1931). Cet
auteur pense que, de ses expériences, on peut conclure que la plus petite concentration de glucose permettant la croissance des eultures de B. Coli est comprise entre 16 et 1,6 milligrammes par litre. Il ya donc en apparence une différence considérable entre ses résultats et les nôtres. En réalité FRIEDLEIN a simplement recherché quelle était la plus petite concentration permettant l'entretien des cultures et leurs repiquages. Ses résultats prouvent simplement que cette méthode ne peut être employée pour la détermination de la «concentration d'entretien ».
Nous aurons l’occasion à la fin du chapitre V (p. 95) de revenir sur ce point et sur l'interprétation qui peut être donnée de ces faits. Notons cependant dès maintenant que l'interprétation la plus directe de ce résultat serait d'admettre que les bactéries ne manifestent pas de besoin alimentaire indépendant de la croissance.
Remarquons enfin que la concentration d’entretien étant nulle, il en résulte immédiatement qu’au moment où la croissance s’arrête il ne reste plus trace de l’aliment limitant. Nous verrons que cette conclusion est directement vérifiable par des dosages (chap. VI). Elle est du reste en contradiction avec certaines hypothèses, et c’est pourquoi elle doit être notée. EFFRONT (1924) en effet, pense que la croissance des levures et des moisissures est arrêtée, non par épuisement proprement dit du milieu, mais par une modification dans la répartition des éléments nutritifs. Cette hypothèse n’est évidemment pas valable, au moins dans le cas qui nous occupe. CLEARY, BgarpD et CLirron (1934) et CLiFrTon (1937) concluent d’une série d'expériences assez complexes, que l’accumulation des produits toxiques joue un rôle secondaire et que l’arrêt de la croissance se produit par diminution du «rapport du nombre de cellules à quelque constituant essentiel ». Si l’on comprend bien la pensée des auteurs, ils invoqueraient une notion d'équilibre, analogue à celui de la loi d'action de masses. Cette hypothèse est évidemment en complète contradiction avec les faits qui viennent d’être exposés. Elle ne peut s’accommoder, ni de la constance du rendement avec différentes dilutions des aliments, ni du fait que la croissance ne s’arrête qu’une fois le milieu complètement épuisé en l’un de ses constituants.
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L’importance relative de l’intoxication et de l’inanition comme facteurs d'arrêt.
Il est certain que, dans toutes les expériences qui viennent d’être rapportées, le rôle des toxines ou des déchets toxiques est nul, Cette conclusion à d'autant plus d'importance au point de vue pratique que les souches et les milieux étudiés étaient fort variés. On a vu qu’elle s'applique à la croissance de deux espèces bactériennes profondément dissemblables. D'autre part, quoique les milieux utilisés soient beaucoup plus dilués que les milieux courants, les densités maximales atteintes sont assez importantes, d’un ordre de grandeur comparable à celles que l’on obtient ordinairement en bouillon.
Ces expériences sont donc de nature à nous faire douter de l’importance que peuvent avoir toxines spécifiques ou déchets toxiques dans l’arrêt de la croissance sur les milieux liquides courants (Le problème est tout différent pour les milieux solides où les populations atteignent des densités d’un ordre de grandeur incomparablement plus élevé). La mise en évidence de toxines spécifiques repose jusqu'ici sur deux types d’expérience réalisés par la plupart des auteurs. Le premier consiste à démontrer qu’un milieu où a poussé une souche donnée est encore capable de supporter la croissance d’une espèce différente, alors que les réensemencements de la première demeurent stériles. Cette expérience est insuffisante. Elle ne démontre pas la réalité d’une action inhibitrice, l'hypothèse d’un appauvrissement spécifique est tout aussi vraisemblable (GRAHAM Sir, 1920). Elle l’est d'autant plus que la plupart de ces expériences ont été faites avec des bactéries pathogènes pour lesquelles la présence de vitamines diverses peut être nécessaire. Le second type d’expérience est plus démonstratif. Il consiste à ajouter à une culture jeune le filtrat d’une vieille culture. D’après BARNES (1931) cet essai, réalisé avec B. coli et St. albus donne des résultats négatifs. Il n’y aurait pas d’inhibition, mais simple dilution du milieu. L’addition d’eau distillée dans les mêmes proportions donne les mêmes résultats.
Notons enfin que les auteurs qui ont cherché à mettre en évidence des actions toxiques, spécifiques ou non, ont employé des filtrats de très vieilles cultures (par exemple 30 jours dans les expériences de