FRS DANCE
a dopage | pete de densité) par litre) 300 82,5 61,0 0,203 69% 250 68,0 54,4 0,218 0,0% 200 56,5 45,2 0,225 pes 20 150 38,3 30,6 0,204 — 6,407 100 26,2 21,0 0,210 30, 50 15,5 12,4 0,248 + 13,7% 25 8,0 6,4 0,256 417407
Rendement moyen = 0,218
L'examen de ces trois tableaux et des figures 7, 8 et 9 qui en objectivent les résultats montre que la croissance totale de toutes ces
Croissance totale
Mäligremmes de Glucose par litre 50 100 150 200
F1G. 7. — Croissance totale des cultures de B. coli en milieu synthétique en fonction de la concentration du milieu en glucose.
cultures est directement proportionnelle à la concentration initiale du sucre dans le milieu. Le rendement est remarquablement cons-
es tant, et quoique les résultats soient relativement moins précis pour
Croisance totä/e
Miligrammes ae Mannite par litre 50 100 110 200
F1G. 8. — Croissance totale des cultures de B. coli en milieu synthétique en fonction de la concentration du milieu en mannite.
les faibles concentrations, on n’y discerne aucune tendance à une augmentation ou à une diminution du rendement.
[æ)] Le]
NI € ü al Croissance totale
[®| a ir
Milliyrammes ge Saccharose per litre 90 100 150 200 250 300 350
Fra. 9. — Croissance totale des cultures de B. subtilis en milieu synthétique en fonction de la concentration du milieu en saccharose.
Les figures 10 et 11 montreront d’autre part que la croissance des deux souches expérimentées peut, à la seule condition que Île
AR
milieu soit assez riche, se poursuivre exponentiellement, à taux constant, bien au delà des limites de densité atteintes dans les expériences résumées par les tableaux VII, VIII et IX. Ces deux figures expriment, en coordonnées semi-logarithmiques, la phase exponentelle de la croissance d’une culture de B. coli (fig. 10) et d’une culture de B. subtilis (fig. 11) en milieu synthétique. La phase exponen-
F1G. 10. — Phase exponentielle de la croissance d’une culture de B. coli en milieu synthétique, avec 300 mer. par 1. de glucose. Coordonnées semi-logarithmiques.
Fi1G. 11. — Phase exponentielle de la croissance d’une culture de B. subtilis en milieu synthétique, avec 500 mgr. par 1. de saccharose. Coordonnées semi-logarithmiques.
tielle de la culture de B. coli se prolonge jusqu’à la densité 90 (72 mer. de poids sec par litre) le milieu contenant 300 mg. par litre de glucose. Pour B. subtilis le milieu contenait 500 mg. de saccharose par litre, et la croissance à taux constant se prolonge au delà de la concentration 100 (80 mgr. sec par litre). Il est donc certain que, jusqu’à ces limites au moins, aucune condition limitante ne se manifeste de manière sensible. Ces limites elles-mêmes n'étant pas atteintes dans les expériences résumées par les tableaux VIT, VIII et IX, on peut donc admettre que dans ces expériences, la croissance est uniquement limitée par l’appauvrissement du milieu en un aliment : la source carbonée. L'influence des toxines ou des déchets toxiques n’est pas sensible, et les autres aliments sont en
quantité suffisante pour que leur disparition n’exerce aucune influence sur la croissance.
Discussion des résultats.
Le Rendement.
L'ensemble des résultats entièrement concordants que l’on vient de passer en revue, démontre que le rendement de la croissance est indépendant de la dilution de l'aliment limitant. Cette constatation entraîne un certain nombre de conclusions. Certaines d’entre elles, concernant l’énergétique de l’utilisation des aliments,ne pourront être utilement discutées que lors que nous serons en possession de données dont l’exposé a été réservé pour le chapitre V.
Il est un point cependant qui doit dès maintenant attirer notre attention. Un simple coup d’œil aux graphiques exprimant la croissance totale en fonction de la concentration des aliments montre que la droite représentative passe toujours très sensiblement par l’origine des coordonnées. C’est là un fait surprenant et qui mérite d’être examiné avec quelque attention. Il est en effet raisonnable de supposer que, pour toute source alimentaire essentielle, mais surtout pour la source hydrocarbonée, fournisseuse d’énergie, il existe un seuil de concentration au-dessous duquel la croissance est impossible. La concentration-limite, permettant la subsistance, mais ne permettant pas la croissance, pourrait être appelée « concentration d'entretien ». Cette hypothèse, a priori très vraisemblable, n’est pas en contradiction avec le fait que la relation croissance totale-concentration de l’aliment est linéaire. Celle-ci peut être représentée par l’équation :
MK {GC
Co) (1)
M étant la croissance totale, X le rendement, C la concentration de l'aliment, et C, représentant la « concentration d’entretien ». Graphiquement, C, est le point de rencontre de la droite représentative avec l’abscisse. Or, si les graphiques expér'mentaux expriment correctement le phénomène, C, est nul. On doit en conclure que toute concentration, si petite soit-elle, d’aliment et en particulier d’aliment énergétique, non seulement suffit à l’existence des organismes mais encore à leur croissance.
SE
Cette conclusion est assez surprenante pour qu’il soit nécessaire de déterminer avec précision dans quelle mesure elle est imposée par les données expérimentales. Nous n'avons considéré jusqu'ici que l'expression graphique des résultats. Le calcul pourra peut-être nous donner des indications plus précises. Notons tout d’abord que le calcul du rendement a été fait simplement en prenant le quotient de la croissance totale par la concentration initiale de l’aliment. La constance du chiffre trouvé indique que C, est nul ou négligeable.
Il convient cependant de rechercher le maximum de précision dans l’évaluation de C,. Le tableau ci-dessous donne les valeurs trouvées pour €, dans l’équation (1), calculées par la méthode des
moindres carrés, d’après les chiffres des expériences correspondant aux tableaux VII, VIII et IX.