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INFLUENCE DE DIFFÉRENTS FACTEURS SUR LA LIMITE DE DÉTONATION

Les études faites sur la combustion des mélanges gazeux ont montré l'importance de l’action de différents facteurs sur les phénomènes observés. Parmi ces facteurs les plus importants sont :

La température initiale;

La pression initiale;

La forme, les dimensions, l’état des parois du récipient dans lequel se fait l'expérience;

L’addition au mélange gazeux de diverses substances : humidité, antidétonants, prodétonants, etc.

Le temps nous ayant fait défaut, nous nous sommes borné à faire les essais suivants :

Influence de la pression initiale sur les limites de détonation des mélanges hydrogène-oxygène et hydrogène-air;

Influence de l’addition de quantités croissantes d'hydrogène sur la limite inférieure de détonation des mélanges d’oxyde de carbone et d’oxygène;

Influence d’additions d’antichoc (plomb-tétraéthyle) sur le domaine de détonation des mélanges butane-oxygène.

’étude de l’action de la température initiale eût été intéressante, étant donné l'importance de cette dernière sur la formation et la propagation de l’onde explosive (Cf. M. Jouguet, Mécanique des explosifs, p. 354), mais la difficulté de maintenir un appareillage de l'importance du nôtre à une température uniforme et différente de la température ambiante nous a obligé à y renoncer.

49 Influence de la pression initiale.

Les études faites sur cette question ont trait à l'influence sur la distance séparant le point d'allumage du point de formation

de l’onde explosive et à l'effet de la pression sur la vitesse de propagation de cette onde.

Les expériences de MM. Laffitte et Dumanois (26) en 1926, montrèrent que dans le cas d’un mélange 2H? + O?, dans un tube de verre de 25 millimètres de diamètres, la longueur parcourue par la flamme entre le point d'allumage et celui où se forme l'onde explosive passait de 70. centimètres sous une pression de 1 atmosphère à 27 centimètres sous 6,5 atmosphères. De même, Egerton et Gates (20) montrèrent que pour un mélange CP + 2,502 + AN? renfermé dans un tube d'acier de 15,9 millimètres de diamètre, cette longueur passait de 52 centimètres sous 1 atmosphère à 18 centimètres sous /,1 atmosphères. L'expérience montre done que l’accroissement de la pression initiale favorise la formation de l’onde explosive.

Dixon (17) montre de même que l’accroissement de la pression initiale augmente la vitesse de propagation de l’onde explosive, mais dans des proportions assez faibles : sous 200 millimètres de mercure, la vitesse de détonation du mélange 2H? + O2 est 2,627 millimètres-seconde; sous 1.500 millimètres, che passe à 2.872 mètres-seconde; à la pression ordinaire, elle est égale à 2,821 mètres-seconde.

1 nous a paru intéressant de voir si la pression initiale avait une influence sur le domaine de détonation. Dans ce but, nous avons construit un appareil simple permettant de préparer rapidement des mélanges gazeux et de faire des expériences sous des pressions initiales pouvant aller jusqu'à 10 atmosphères. Cet ap pareil est basé sur le principe suivant : dans un volume constant, les quantités des différents gaz contenus dans une enceinte résistante sont proportionnelles à leurs pressions partielles. L’installation comporte donc un autoclave dont la capacité est de 1.200 centimètres cubes environ (fig. 19), construit pour résister à des pressions statiques de l’ordre de 50 atmosphères. Il comporte un manomètre très sensible, gradué de o à 0 kilogrammes par centimètre carré en cinquièmes de kilogramme, et peut être raccordé directement aux bouteilles de gaz comprimé. Une canalisation permet de le mettre en relation avec le tube à explosions et de faire des prélèvements pour les analyses. L'arrivée des gaz dans l’autoclave se fait par une tubulure allant jusqu’au fond, de façon à réaliser un brassage par turbulence. Les proportions de différents constituants se FAN par lecture au manomètre

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