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et la composition est ensuite vérifiée par analyse eudiométrique. Après repos dans l’autoclave pendant une heure, le mélange est
el analyse
à Trompe à vide
Tube de détonetion
Autoclore
Cylindre à gaz comprimé
Fig. 19.
détendu dans le tube de détonation, dans lequel on a préalablement fait le vide à la trompe, pour en vérifier l'étanchéité et
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en éliminer l'air. La pression de départ dans l’autoclave était en général de 16 kilogrammes (plus la pression atmosphérique). Après détente dans le tube de détonation, la pression dans tout l'appareil était de 8 kilogr. 7 au-dessus de la pression normale. Pour les mélanges hydrogène-oxygène nous avons obtenu les résultats suivants :
Sous pression normale, limite inférieure : 15 p. 100, supérieure 90-90,4 p. 100;
Sous 8 kilogr. 7, limite inférieure : 13,9-14,3 p. 100, supérieure : {1,1-91,9 P. 100.
L’accroissement de pression augmente donc légèrement l’étendue du domaine de détonation. Dans le cas de mélange hydrogène-air, nous avons étudié l’action de la pression initiale sur la limite inférieure :
Sous pression normale, limite inférieure de détonation : 15,5- 18,8 p. 100;
Sous 8 kilogr. 7, limite inférieure de détonation : 14,8-15,1 p. 100.
On voit que dans ce cas, l’influence de la pression initiale est très sensible.
Nous avons essayé de déterminer des limites de détonation sous des pressions plus faibles que celle de l'atmosphère. Avec les mélanges d’ammoniac et d’oxygène, nous avons obtenu les résultats suivants :
Sous pression normale, limite inférieure : 25,0-25,4 p. 100; Sous 300 millimètres de mercure, limite inférieure : 27,2-
Sous pression réduite, il faut donc un mélange plus riche en ammoniac pour atteindre la limite de détonation, ce qui est conforme aux prévisions. Nous avons cherché à déterminer la pression critique de détonation, en dessous de laquelle aucun mélange ne peut plus détoner quelle que soit sa concentration. Malheureusement la méthode d'enregistrement photographique manque de sensibilité et nous n’avons pu photographier le passage de l'onde explosive dans les mélanges dont la pression initiale est inférieure à 200 millimètres de mercure.
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2° Influence de l'hydrogène sur la détonation des mélanges d'oxyde de carbone et d'oxygène.
M. Prettre (37) a montré l’influence importante que pouvait avoir l'addition de faibles quantités d’hydrogène sur la température d’inflammation d’un mélange d'oxyde de carbone et d’air : un mélange à 35,55 p. 100 d'oxyde de carbone dans l'air s’enflamme normalement à 656°. Additionné de 0,5 p. 100 d’hydrogène, sa température d’inflammation tombe à 585°.
Au cours de ce travail, nous avons pu constater que l'hydrogène imposait ses limites de détonation aux mélanges CO-02 ou CO-air auxquels il était incorporé. Nous avons donc cherché à préciser son action au moyen d'une série d'expériences faites de la manière suivante : on détermine la limite de détonation inférieure de mélanges d'oxygène et d'oxyde de carbone auquel on incorpore une quantité d'hydrogène croissant d’une série d'essais à l’autre : 2 p. 100 d'hydrogène dans l’oxyde de carbone, puis 5 p. 100, 10 p. 100, 30 p. 100, 90 p. 100, 100 p. 100. ,Les résultats rassemblés dans le tableau suivant ont permis de construire la courbe, d’allure très régulière, de la figure 20.
TENEUR EN HYDROGÈNE 2 5 10 30 50 de l'oxyde de carb. à . | P. 100. | p. 100. | p. 100. | P. 100. | P. 100.
Limites de détonation en °/, de CO. | 38,0-38,3133,0-33,2124,2-2h,4122,0-29,3118,8-19,0117,2-17,5/14,9-15,0
On voit d’après cette courbe qu’une trace d'hydrogène suffit à accroître considérablement le domaine de détonation des mélanges d'oxygène et d’oxyde de carbone. Ces résultats sont en accord avec les travaux de MM. Prettre et Laflitte sur la température d’inflammation des mélanges d’air et d'oxyde de carbone.
30 Influence du plomb tétraéthyle sur les limites de détonation des mélanges isobutane-oxygène.
On sait quelle importance ont pris les antidétonants, depuis une dizaine d'années environ, dans l’utilisation de certains carbu-
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rants dans les moteurs à explosion. De nombreuses études ont été faites à ce sujet. Midgley publia les premiers travaux sur cette question et découvrit le plus actif de tous ces corps : le plomb tétraéthyle. Les expériences faites par Dumanois, Aubert et Pignot (19), Lovel, Coleman et Boyd sur la combustion vive, Bone (/. c.), Lewis ( c.), Dumanois et Mondain-Monval sur la combustion lente, montrent que les antidétonants en diminuent
% de CO+H, e limite
dans le mélon
3e | Goz Combustible
Fig. 20.
considérablement la vitesse. Il ressort des travaux d’Egerton et Gates (20) que le plomb tétraéthyle n’a aucune action sur la formation de l’onde explosive des mélanges de pentane et d’oxygène dilués d'azote. D'autre part, Laflitte et Dumanois (27) montrèrent qu'il n’agit pas non plus sur la vitesse de détonation des mélanges gazeux. Prettre montra que la première inflammation des mélanges d’air et d'hydrocarbures était rendue impossible par l'addition de faibles quantités d’antidétonant. D'autre part, l'oxydation lente lumineuse qu'il avait observée est fortement diminuée.
HO
Nous avons fait quelques essais sur l’action de l'éthyl-flud, solution de plomb tétraéthyle dans le dibromure d’éthylène additionné de bleu de méthylène, sur les limites de détonation des mélanges isobutane-oxygène. Ceux-ci se préparaient en faisant passer l’oxygène dans un laveur contenant de léthyl-fluid à 65 p. 100 de Pb (HSE
Nous n’avons observé aucune action sensible, ni sur les vitesses de détonation au voisinage de la limite, ni sur cette dernière.
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