‹ Recherches sur la détonation des mélanges gazeuxChapitre 7 sur 29 · À Ÿ NS Ÿ · texte numérisé non relu

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Fig. 5.

l'obturateur ne reste pas ouvert pendant plus de temps que n'en met le tambour pour effectuer un tour complet, sinon la lumière de la lampe à arc impressionnerait le film à l'endroit correspondant au passage de l’onde. D’où obligation de synchroniser l'ouverture de l’obturateur, réglé par exemple au 1/100° de seconde, avec l'explosion de l’amorce électrique. Deux relais montés en parallèle sur une batterie de 4 volts permettent de résoudre ce problème (fig. 4), le premier ferme le circuit de la batterie sur l’amorce électrique et l’autre commande le déclencheur au moyen d’un fil. Le réglage se fait par tâtonnements en agissant sur la tension du fil et la distance des armatures au noyau des relais.

Appliquée à l’étude de la détonation des mélanges gazeux inactiniques, cette méthode nous a donné trois sortes de clichés caractéristiques :

1° Un trait blanc droit et net d'épaisseur uniforme, relativement peu incliné sur l'horizontale : onde explosive normale

(Gg. 5);

2° Un trait mince, moins clair et plus incliné que le précédent légèrement courbe, auquel fait suite, immédiatement en dessous une traînée claire assez floue et très incurvée : l’onde explosive, s’étant propagée normalement dans la partie métallique du tube de détonation, s’est détruite à l’entrée dans le tube de cristal en se scindant en une onde de choc et une flamme à vitesse de propagation rapidement décroissante. Ce type de photographie est fréquemment obtenu avec les mélanges très dilués (fig. 6);

3° Un trait extrêmement ténu, à peine visible, fortement oblique. On n’a ici que l’onde de choc de l’explosion de l’amorce électrique au sein d’un mélange trop dilué pour pouvoir détoner

(fig. 7).

Le seul aspect de la photographie obtenue permet, aussitôt que la pellicule a été développée, de se rendre compte si l'on a obtenu ou non une détonation : dans le premier cas, on a enregistré le passage d’une onde explosive dont on peut connaître

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Fig. 7.

la vitesse de propagation de détonation. Dans le second, on sait seulement que le mélange gazeux employé peut détoner. Dans le dernier, on voit qu'il n’y a pas de propagation de détonation. On arrive ainsi rapidement, grâce à une méthode de fourchette, à déterminer les limites de concentrations entre lesquelles un mélange gazeux est apte à la détonation.

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