PLOCEUS MADAGASCARIENSIS
Gray, Genera of Birds. — Foudia madagascariensis, Reichenbach; Bonaparte, Consp., 1, p. 445; Hartlaub, Madagascar, p. 55.
Cet oiseau, connu de tout le monde, vient de Madagascar et de la Réunion, et se trouve également à Mauritius. Nous ignorons s’il a été introduit dans cette dernière ile, puisqu'il y existe une autre espèce, savoir le Ploceus erythrocephalus, qui ne se trouve ni à Madagascar, ni à la Réunion. On sait enfin que l'ile de Rodriguez en
produit une troisième, jaune mais à face rougeûtre: c’est le Ploceus flavicans (Foudia flavicans, Newton, Proc. Zool. Soc. London, 1865, p. 47). M. Hartlaub a encore énuméré, parmi les oiseaux de Madagascar, la Foudia eminentissima de Bonaparte; mais rien ne prouve que cet oiseau de Zanzibar se trouve, à l’état sauvage, à Madagascar. On sait en effet que l’on a introduit, à la Réunion et à Mauritius et apporté de là quelquefois à Madagascar, un bon nombre d'espèces Indiennes et Africaines, qui se sont multipliées, souvent outre mesure, dans ces îles. Telles sont par exemple Pastor tristis, Turtur striatus, Passer domesticus, Estrelda astrild et amandava, Munia oryzivora et punctularia etc. Nous comprenons encore sous ce nombre les Serinus icterus et canicollis, qui viennent du Continent de l'Afrique, d’où ils ont été évidemment introduits à la Réunion et à Mauritius.
Mesures prises sur une trentaine d'individus du Ploceus madagascariensis. Aïle 2 pouces 3 lignes à 2 pouces 6 lignes. Queue 19 à 21 lignes. Bec 5 lignes et un quart à 6 lignes, hauteur des deux mandibules près du front 4 lignes. Tarse 7 lignes et trois quarts à 8 lignes et un quart de ligne. Doigt du milieu 6 lignes et demie à 7 lignes.
Nous ajouterons ici quelques détails sur les Ploceus erythrocephalus de Mauritius et flavicans de Rodriguez.
Ploceus erythrocephalus. — Bec beaucoup moins robuste que dans le Ploceus madagascariensis et aussi fluet que dans le Ploceus flavicans. Queue plus courte que dans ces deux espèces. Dessous d'un jaune olivâtre sale. Le rouge du mâle au plumage parfait n'occupant que la tête, le cou et le jabot, et ne se montrant pas sur les plumes du manteau. Aile 2 pouces 6 lignes. Queue 18 lignes. Longueur du bec 6 lignes; hauteur des deux mandibules près du front 3 lignes. Tarse 9 lignes. Doigt du milieu 6 lignes.
Ploceus flavicans. — Bec comme dans le Ploceus erythrocephalus. Queue plus longue que dans cette espèce. Dessous de l'oiseau d’un jaune pâle, sale et lavé, sur les flancs, de brunâtre. Tête, gorge et jabot d’un jaune assez vif, passant à l'orangé sur la face. Noir entourant l'oeil semblable à ce que l’on voit dans les Ploceus erythrocephalus et madagascariensis. Aile 2 pouces 6 lignes à 2 pouces 8 lignes. Queue 23 lignes. Longueur du bec 6 lignes; hauteur des deux mandibules près du front 3 lignes. Tarse 10 lignes. Doigt du milieu 6 lignes.
Le Ploceus madagascariensis auquel les Malgaches donnent le nom de Foudi et les colons des îles Mascareignes celui de Cardinal, est excessivement commun à Madagascar. Cette espèce vit par bandes de 6 à 19 individus, mais dans certaines époques de l’année on la rencontre en beaucoup plus grand nombre. Elle se nourrit de toutes sortes de céréales, et fait par cela de grands ravages dans les champs cultivés. Vers le temps de la ponte qui, à la Réunion et à Maurice, a ordinairement lieu dans les mois de Novembre et Décembre et à Madagascar dans le mois d'Octobre, les mâles changent successivement leur robe maronne en celle de couleur écarlate. A l'époque des amours, les mâles qui paraissent être plus nombreux que les femelles, se livrent des combats
acharnés pour la possession des femelles. J'ai quelquefois vu ces oiseaux se combattre avec une telle fureur qu'ils tombaient fatigués du haut d’un arbre à terre, se battant encore dans leur chute. Dans ce temps, on voit les mâles perchés sur une branche d'arbre quelconque, en faisant entendre de temps à temps leur cri monotone spit-spit. Aussitôt qu'il se présente une femelle dans le voisinage, ils gonflent les plumes, érigent la queue et battent les ailes, en sautant de branche en branche; ou bien ils poursuivent la femelle d’un vol rapide et dirigé dans tous les sens, jusqu'à ce qu'ils l'ont maîtrisée ou qu'un autre mâle vient empêcher leurs amours. Dans ce cas, tout finit par un combat entre les mâles, pendant lequel la femelle se sauve. Leur nid a à peu près la forme d’une poire avec une entrée latérale; il est construit de fines herbes. Ils le placent dans des acacias, tamariniers, flambogas, mimosas ou dans d’autres arbres, et l'attachent presque toujours entre trois ou quatre branches. Ils pondent jusqu'à 6 oeufs, qui sont d'un bleu verdätre. A Madagascar, j'ai souvent trouvé ces nids dans ies roseaux, ou attachés à des feuilles du Sagus raffia. Les adultes nourrissent leurs petits encore longtemps après qu'ils ont quitté le nid. A la Réunion, où ces oïseaux se trouvent en abondance, on les prend en quantité avec de la glue; soit pour les vendre aux gastronomes Créoles et Européens, soit pour les tenir en cage. Dans cette île ils se tiennent dans tous les lieux cultivés, soit dans les montagnes, soit sur le littoral. Les malgaches nomment les mâles dans leur plumage rouge Foudi-ména.
COLUMBA MEYERI.
Knip, Pig., IL, pl. 60. — Carpophaga Mevyeri, G. R. Gray. — Trocaza Meyeri, Bonaparte, Consp., Il, p. 45; Hartlaub, Madagascar, p. 66.
Voici quelque notices prises sur un individu femelle et adulte de cette espèce, tué à Mauritius par M. E. Newton et que M. A. Newton a bien voulu nous communiquer.
Aïle 7 pouces 9 lignes. Queue 6 pouces 1 ligne. Bec depuis le front 10 lignes. Tarse 45 lignes. Doigt du milieu 45 lignes.
Ailes, plumes scapulaires et derrière du manteau d’un brun de chocolat; mais la barbe externe des grandes rémiges pourvue d’un fin liséré plus clair. Les autres parties de l'oiseau offrent en général une teinte isabelle, mais cette teinte passe au blanchâtre vers le devant de la tête, elle est fortement lavée d’une couleur de vin pâle sur le cou, le devant du manteau, le jabot, les flancs et les souscaudales; elle est remplacée par du brun-rouge pâle sur les pennes et les couvertures supérieures de la queue, et par du roux sur le croupion.
Je lis sur l'étiquette attachée à l'individu de M. Newton les notices suivantes. Iris yellow. Base of heak, feet and evyelids bright pink. Tip of beak pinkish white. Claws brown.
Cette espèce originaire de l’île Maurice n’a été trouvée par nous, ni à Madagascar,
ni à Mayotte ou à la Réunion. Suivant les assertions de M. Edward Newton, ce pigeon devient de plus en plus rare à Maurice. Il existe encore en petite quantité dans les forêts vierges de cette île, mais il est à craindre que cette espèce disparaîtra à mesure qu'on exlirpe les forêts.
COLUMBA POLLENIL
Schlegel, Contributions, L. e., p. 87.
Cette espèce se rapproche par ses formes de la Columba Meyeri.
Nous répétons ici la description donnée par nous, I. c., de cette espèce découverte dans l’île de Mayotte.
Elle a la taille du ramier et est très-reconnaissable à son bec et ses pieds d’un beau jaune de citron, ainsi qu'à la teinte de son plumage plus au moins uniforme et d’an beau brun-gris pourpré, à l'exception des plumes de la nuque, qui sont lancéolées et d'un noirâtre passant au gris à leur partie terminale dont la barbe externe est en outre bordée de blanc. Deuxième rémige, qui est la plus longue de toutes, dépassant de 8 à 5 lignes la première et la troisième. Queue un peu arrondie à l'extrémité. Tarses emplumés, par devant, sur la première moitié de leur longueur.
lis de l'oeil d’un brun clair.
Aile 8 pouces 8 lignes. Queue 7 pouces. Bec 7 lignes et demie. Tarse 12 lignes. Doigt du milieu 16 lignes.
M. Pollen n’a vu qu'un petit nombre d'individus de cette espèce et n’en a pu tuer qu'un seul. Les habitants de l’île de Mayotte lui donnent le nom de ”pigeon voyageur’.
Cette espèce est assez rare à l’île Mayotte, où elle est connue chez les colons français sous le nom de pigeon voyageur, parce qu'on ne la voit dans l’île qu'à certaines époques de l’année. On présume que ces pigeons viennent de la Côte d'Afrique. Je n'ai rencontré qu'une seule fois cet oiseau, et encore en bien petit nombre. Celui que j'avais le bonheur de tuer était en société de deux autres et paraissait nullement farouche, du moins je l'avais surpris en me cachant dans les broussailles. Il était perché, pendant la grande chaleur du jour, sur la branche d’un arbrisseau de la famille des Mimosa’s, sous l'ombre d'un petit bosquet qui se trouvait sur la pente d’une colline. Le vol de ce pigeon est rapide et accompagné de forts battements d’aile. L'estomac de l'individu tué contenait de petits grains et du riz. M. Chaulier, habitant de l’île, me fit part que ces pigeons se tiennent presque constamment à terre, qu'ils ont à peu près les mêmes habitudes que notre ramier, et qu'ils sont toujours excessivement gras. La chair de l'individu tué était excellente.
TÜURTUR PICTURATUS.
Bonaparte, Conspectus, Il, p. 61; Hartlaub, Madagascar, p. 66; Columba picturata, Temminck, PI. col. 242: individus de Madagascar et de la Réunion. — Turtur rostratus, Bonaparte, Conspectus, IT, p. 62; Columba picturata var. Seychellensis, FI. Prevost: individus des Seychelles. de
Nous possédons de cette espèce une jolie série d'individus, recueillis à Madagascar, Mayotte et dans l’île de la Réunion. Elle vient aussi des Seychelles, et a été introduite de Madagascar à la Réunion, où elle se trouve actuellement à l’état sauvage.
Il existe cependant des différences entre les individus de certaines de ces localités, en ce que ceux de Madagascar et de la Réunion ont la tête grise, tandis que cette partie est d'un brun pourpré dans les individus de Mayotte et des Seychelles. Du reste, il n’y a pas la moindre différence entre les individus de ces diverses contrées.
Aïle 5 pouces 11 lignes à 6 pouces 6 lignes; queue # pouces à 4 pouces 8 lignes: bec 8 à 9 lignes; tarse 11 à 12 lignes; doigt du milieu 10 lignes et demie à 11 lignes.
Bec brun, à pointe blanchâtre. Pieds d’un violet rougeâtre. Iris de l'oeil brun.
Un des pigeons les plus communs dans l'île Malgache et à Mayotte est certainement le Turtur picturatus, connu dans la première île sous le nom de Démoui et dans la seconde sous celui de Pigeon rouge, tandis qu’on le nomme Tourterelle malgache dans l'île de la Réunion, où il a été introduit de Madagascar. Il vit par bandes de 10 à 30 individus, et se nourrit de grains. Son vol est très rapide et il se tient toujours dans les endroits cultivés. Pendant le temps qu’on sème et qu’on récolte le riz, ces oiseaux font de grands ravages dans les champs, et deviennent excessivement gras. Leur chair est très délicate et bien recherchée. Ils sont encore assez rares à la Réunion, où ils habitent les forêts en montagne, et où ils sont beaucoup plus farouches et plus difficiles à tuer qu'à Madagascar et à Mayotte. Leur roucoulement est très court et monotone. Ils s’apprivoisent facilement et c’est pour cette raison que les créoles de ces contrées les tiennent souvent en volière. Leur nid ressemble beaucoup à celui de noire tourterelle. Ces oiseaux étaient tellement communs à Mayotte qu'on les voyait souvent par douzaines sur les chemins et sur les sentiers pour y chercher leur nourriture.
TURTUR SEMITORQUATUS.
Cette espèce est commune à Mayotte. Sa manière de vivre ressemble beaucoup à celle du Turtur picturatus. Nous ne l'avons jamais observée à Madagascar ni aux îles
Mascareignes. M. Sclater l’a reçue de l’île d’Anjuan.
OENA CAPENSIS.
Selby; Bonaparte, Conspectus, II, p. 69; Hartlaub, Madagascar, p. 67. — Columba capensis, Linné.
Cette espèce, très reconnaissable à sa queue fortement allongée par rapport à sa petite taille, et répandue dans la plus grande partie de l'Afrique, se trouve également dans l'île de Madagascar.
Bec couleur d'orange, mais à pointe foncée. Pieds jaunes d'orange. ris de l'oeil brun.
Aile 3 pouces {1 lignes à 4 pouces; queue 4 pouces 11 lignes à 5 pouces 3 lignes; bec 6 lignes et demie; tarse 6 lignes; doigt du milieu 6 lignes et demie.
Cette petite tourterelle, si commune au Cap de Bonne Espérance, se trouve également à Madagascar, où elle porte le nom de Catoto. Ces oiseaux vivent par bandes de 12 à 30 individus, sé nourrissent de grains de graminées et se tiennent dans les contrées cultivées près des villages, où ils viennent journellement se régaler des grains vannés dans les lieux où les malgaches pilent le riz. Ils ne sont pas farouches et par cela faciles à tuer. Leur vol est lourd et continuellement interrompu par des coups d’aile. Ils s’apprivoisent facilement et supportent parfaitement la captivité.
PERISTERA TYMPANISTRIA.
Gray, Genera of Birds. — Columba peristera, Temminck. — Levaillant, Afrique, vol. VI, p. 272; Knip, Pigeons, vol. I, pl. 86. — Tympanistria bicolor, Reichenbach, et Tympanistria Fraseri, Bonaparte, Conspectus, Il, p. 67.
Cette espèce Africaine vient aussi de Mayotte. Le seul individu observé dans cette île est une femelle, tuée le 9 Juillet 1864.
Aile 4 pouces 1 ligne; queue 3 pouces 3 lignes; bec 7 lignes; tarse 8 lignes et demie; doigt du milieu 8 lignes et un quart de ligne.
Bec d’un roux noirâtre. Pieds rouges. Iris de l'oeil brun noirâtre.
Cette espèce a été observée par nous à l’île de Mayotte, mais nous ne l'avons jamais rencontrée à Madagascar, ni dans les autres contrées que nous avons explorées. Les individus que nous en avons fués étaient en mue. (Ges oiseaux subissent pendant le temps de la mue une espèce de maladie et perdent tant de plumes qu'ils peuvent à peine voler, ce qui fait que les indigènes les prennent souvent de la main. Le seul eri qu'ils font entendre est un faible bourdonnement. Leur vol est leste, mais souvent interrompu par des coups d’aile. Ils vivent par bandes de 6 à 12 individus et se tiennent souvent à terre pour y chercher leur nourriture qui consiste principalement en grains de graminées. En cage, ils se tiennent parfaitement, en leur donnant du riz broyé.
PTILOPUS MADAGASCARIENSIS.
Palumbus coeruleus madagascariensis, Brisson. — Columba madagascariensis, Linné. — Funingus madagascariensis, Bonaparte; Hartlaub, Madagascar, p. 64.
Cette espèce est très reconnaissable à ses teintes. Nous en possédons une petite série d'individus tués sur les deux côtes opposées de Madagascar et dans l’île de Nossi-hé.
Iris d'un rouge-brun à reflets dorés. Tour nu de l’oeil rouge. Bec d’un noir bleuâtre, à pointe d’un blanc jaunâtre. Pieds d’un rouge passant au blanchâtre sur les écailles.
Aile 6 pouces # lignes à 6 pouces 10 lignes; queue 3 pouces 4 lignes à 3 pouces 7 lignes; bec 7 lignes à 7 lignes et trois quarts; tarse 10 lignes; doigt du milieu 10 lignes et demie à 12 lignes.
Ce joli pigeon, connu chez les habitants français à Madagascar sous le nom de pigeon bleu et chez les indigènes sous le nom de Finingo, est assez rare dans la partie Nord- Ouest de Madagascar que nous avons visitée. Il vit par petites bandes de 6 à 8 individus, se tient dans les arbres élevés des forêts et se nourrit de bourgeons d'arbre, de fruits et de grains. Pendant le temps qu’on sème et récolte le riz, il fait de grands ravages dans les plantations et s’engraisse d’une manière étonnante. Quant au goût de sa chair, qui prend une couleur jaunâtre sur la poitrine, il est bien inférieur à cel de la chair des autres pigeons malgaches. (Cet oiseau a l'habitude de se percher dans la cime des arbres et d’arrondir son corps en forme de boule. Le cri qu'il fait entendre par intervalles, est plutôt un bourdonnement sourd qu’un roucoulement et ressemble assez à celui de notre ramier. Son vol est rapide, mais souvent interrompu par des coups d’aile. Pour le chasser, il faut le surprendre, parce qu'il est farouche et aperçoit d'assez loin le chasseur. Ce pigeon s’apprivoise facilement, mais il reste toujours sombre, il repose, pendant toute la journée, sur le perchoir, salissant en peu de temps l'endroit qu'il occupe, de ses ordures. Nous avons également rencontré ce pigeon à Nossi-bé, dans la forêt de Loukou-bé. On l’apporte quelquefois de Tamatave à la Réunion. Il paraît être, en effet, plus commun dans l'Est de Madagascar que
dans la partie opposée.
PTILOPUS SGANZINI.
Schlegel, Contributions, dans le Nederl. Tijdschnift, IT, p. 88. — Columba Sganzini, Verreaux. — Funingus Sganzini, Desmurs; Hartlaub, Madagascar, p. 64. — Alectroenas Sganzini, Sclater, Ibis, 1864, p. 300.
Cette espèce vient des îles Comores. Elle n’est pas rare à Mayotte, et Sclater mande, d’après les communications du Dr. Kirk, qu’elle est très commune dans l'île d’Anjouan.
IL est vrai que Bernier en a fait parvenir au Musée de Paris un individu indiqué comme originaire de Madagascar; mais depuis l'espèce n’a pas été observée dans cette île.
Nous en possédons une fort belle série d'individus. Voici la description que nous en avons donné dans nos Contributions.
Aïle 6 pouces 2 lignes à 6 pouces 6 lignes; queue 3 pouces 10 lignes; bec depuis
le front 7 lignes à 7 lignes et demie; tarse 11 lignes et demie; doigt du milieu 12 lignes et demie. Tarses emplumés jusque vers les doigts. Queue carrée. Première rémige un peu en faux, fortement échancrée à sa barbe interne et de 6 lignes plus courte que la deuxième qui dépasse à peine la troisième. Veux entourés d’une large peau nue et d’un beau rouge. Pieds bleuâtres. [ris de l’oeil d'un brun clair. Bec d’un jaune verdâtre, après la mort foncé en arrière de la pointe. Plumes du cou allongées et pointues. Mäles adultes: tête, cou et jabot d’un blanc tirant en général légèrement au bleu-vert grisâtre, sur le dessus de la tête au gris noirâtre; les autres parties du plumage d’un bleu-noir saupoudré de gris sur les grandes rémiges et le manteau. Femelles adultes: semblables aux mâles adultes, mais à teintes un peu moins pures et ürant plus fortement au vert sur les sous-caudales. Individus au jeune âge: le bleu remplacé par du vert olivâtre foncé, qui se répand également, quoique mêlé de grisâtre, sur le dessus du cou et de la tête; le blanc des autres parties de la tête, du dessous du cou et du jabot remplacé par du gris blanchâtre lavé de jaune verdâtre. Notez que le vert des parties inférieures change plus tard au bleu semblable à celui du dessus de l'oiseau.
- Gette espèce offre, du reste, beaucoup d’analogie avec le Ptilopus pulcherrimus des Seychelles, qui s'en distingue toutefois par ses freins nus, par le devant de son front également nu et muni de caroncules, par le dessus de la tête rougeâtre, et par une taille un peu moins forte, caractères empruntés à l'individu de notre Musée provenant de l’ancienne collection de feu Temminck.
Ce pigeon est commun dans les forêts vierges de l’île de Mayotte. On le voit souvent perché et presque immobile, par bandes de 10 à 12 individus, dans les cimes des arbres les plus élevés. Il est connu chez les colons français de Mayotte sous le nom de pigeon bleu. Nous l’avons rencontré en abondance dans les forêts de la baie de Jongonie, où nous avons pu étudier ses moeurs et en tuer une série d'individus, grâce à l'hospitalité de l’aimable planteur M. Chaulier qui nous accompagnait souvent dans nos chasses. Ces pigeons se nourrissent surtout des fruits du dattier sauvage, arbre très commun dans l’île de Mayotte; au défaut de ceux-ci, ils se contentent de bourgeons, de feuilles et de grains. Is sont faciles à tuer parce qu'ils reviennent presque toujours sur l'arbre aussitôt qu'on a tiré un coup de fusil parmi la bande. Leur chair a un goût excellent; pour cette raison les colons les chassent avec ardeur et il est à craindre que ces oiseaux ne deviennent de plus en plus rares dans cette île. Leur vol est assez rapide et souvent inter-
rompu par des coups d’aile. Le cri qu'ils font entendre par intervalles consiste en un bourdonnement sourd et assez doux, que ces oiseaux prononcent en faisant en même temps entendre une sorte d'exclamation.
TRERON AUSTRALIS.
Palumbus viridis madagascariensis, Brisson, Ornith., 1, p. 142, pl. 14, fig. 2. — Columba madagascariensis, @ Columba australis, Gmelin, vol. I, p. 779, N°. 21. — Vinago australis, Guvier; Hartlaub, Madagascar, p.66. — Columba humeralis, Wagler (jun.).
On sait que Bonaparte, Conspectus, vol. Il, p. 7 a séparé génériquement ce pigeon des autres espèces Africaines, dont il en énumère cinq, et qu’il comprend sous le nom de Phalacrotreron. Les caractères, cependant, qu'il établit pour ces soi-disant genres sont purement imdividuels, et il en est de même de la plupart de ceux qu’il employe pour distinguer les six espèces Africaines adoptées par lui. Quant à nous, il nous semble que l’on ne peut guère établir plus de quatre espèces de Trerons Africaines, savoir Treron Delalandei, Treron abyssinica, puis Treton calva, à laquelle il convient de réunir les autres Trerons de l'Afrique propre, et enfin la Treron australis.
La Treron calva est de taille moins forte que l'espèce de l’Abyssinie et celle de Madagascar, la nudité de la base du bec est plus étendue et rouge, et les plumes des jambes sont d’un jaune de citron uniforme. Les nuances des teintes du plumage de cet oiseau présentent ordinairement quelques variations plus ou moins sensibles suivant les différentes localités qu'il habite. On voit en effet que les individus du Sénégal et de la Gambie ont la tête, le cou et les parties inférieures teints de jaune-vert, que le vert du dos et des ailes tire sur le gris clair et que l’écharpe qui existe, dans les adultes, en avant du manteau est d'un gris très elair; on voit que les individus de la Côte d'Or ont toutes les teintes plus foncées, et qu'elles sont beaucoup plus foncées encore dans ceux de l’île St. Thomas et de l’île du Prince.
La Treron abyssinica, se distingue de toutes les autres par sa poitrine et son ventre d'un beau jaune de citron clair, par les plumes de la tête et du cou teintes de gris-vert, et par celles des jambes d'un blanc roussâtre. La nudité de la base du bec est beaucoup moins étendue que dans la Treron calva, le rouge-gris des ailes s'étend plus vers le derrière, l’écharpe grise du manteau manque constamment, et sa taille est ordinairement un peu plus forte.
La Treron Delalandei s'éloigne de toutes les autres par sa queue teinte, au lieu de gris, de vert jaunâtre et terminée en outre par une bande d’un jaunâtre pâle.
La Treron australis de Madagascar, dont nous avons examiné une vingtaine d’individus, a la nudité du bec encore moins étendue que la Treron abyssinica; la tête, le cou, le jabot et la poitrine sont d'un jaune-vert; les autres parties supérieures d’un vert-gris, et, comme dans la Treron abyssinica, également dépourvues d’une écharpe
grise; les plumes des jambes sont jaunes, miais terminées de noir; le rouge-gris des ailes offre très peu d'étendue; les bords jaunâtres des couvertures alaires sont très larges, et l'oiseau est en général d'une taille un peu plus forte que les autres espèces Africaines. La longueur comparative des rémiges est, du reste, la même que dans les autres espèces Africaines.
Aile 6 pouces à 6 pouces 5 lignes; queue 3 pouces 7 lignes à 4 pouces 3 lignes; bec 6 lignes et demie à 8 lignes; tarse 11 à 12 lignes; doigt du milieu 11 lignes et demie à 12 lignes et demie.
Bec bleuâtre. Pieds jaunes. [ris de l'oeil bleu.
Ce pigeon est commun dans la partie Nord-Ouest de Madagascar. Il porte chez les colons français le nom de pigeon vert, et chez les Sakalaves celui de Fitili-Adabou, à cause de sa nourriture qui consiste dans les fruits d’une espèce de ficus connu chez ce peuple sous le nom d’Adabou. Ces oiseaux vivent par bandes de 8 à 12 individus; ils se tiennent dans les cimes des arbres élevés et se nourrissent de fruits et de grains. Îls ne sont pas farouches et faciles à abattre parce qu’ils ont l’habitude de revenir dans les arbres aussitôt qu’on en a tué un de la bande, ce qui fait qu'on réussit souvent à détruire toute la compagnie. Leur vol est plus lent que celui des autres pigeons. Ils font entendre par intervalles, mais unanimement une espèce de roucoulement: c’est un son plaintif et en même temps chantant qui consiste dans les sons sifflants de Huüt-houthout-huüt. La chair de ces pigeons est très estimée par les habitants français qui résident à Madagascar; aussi profitent-ils, chaque fois qu'ils visitent les endroits où se trouvent ces oiseaux, de l’occasion d’en tuer une grande quantité pour se régaler de ce mets délicieux. On les trouve aussi dans la forêt de Loucoubé dans l’île de Nossi-bé, mais ils sont inconnus à Mayotte. C'est assez diflicile de tenir ce joli pigeon en cage parce qu'il meurt de melancolie peu de temps après avoir subi la captivité.
NUMIDA TIARATA.
Hartlaub, Madagascar, p.68. — Querelea tiarata, Bonaparte.
Cette espèce se rapproche sous beaucoup de rapports de la Numida mitrata de l’Afrique australe; mais elle est plus bas sur jambes, la protubérance du dessus de la tête est moins développée, les lobes charnus du menton sont beaucoup plus petits, et la partie antérieure du jabot offre une disposition différente des teintes: c’est-à-dire qu’elle est ornée de bandelettes transversales blanchâtres, et non pas pointillée de blanc comme dans la Numida mitrata, ou d'un gris-brun pourpré uniforme comme dans la Numida meleagris.
Aïle 9 pouces 2 lignes à 9 pouces 5 lignes; queue 5 pouces 9 lignes; bec 15 à 16 lignes; tarse 2 pouces 3 lignes à 2 pouces 5 lignes; doigt du milieu 21 lignes.
Iris de l'oeil brun. Pieds d’un noir rougeâtre. Bec d’un rouge brunâtre, à extrémité blanchâtre. Freins, dessus de la tête jusque sur les côtés de l’occiput et lobes charnus du menton d’un beau rouge vermillon. Peau nue du cou, tour de l'oeil et une bande réunissant ces deux parties d’un bleu de cobalt.
On sait par une note de M. Layard, Ibis, 1861, p. 120, qu'il a obtenu des individus de la Numida vulturina de Gould, de la baie de Bojanna, où elle vit en domesticité. Elle y a été évidemment apportée de Zanzibar, la véritable patrie de l’espèce.
La Numida tiarata que les malgaches de la partie Nord-Ouest de Madagascar nomment Acanga est très commune dans les plaines bordées de forêts et parsemées de petits bosquets où elle vit par bandes composées de 12 à 20, et même d’un plus grand nombre d'individus. C’est un oiseau très méfiant, farouche et difficile à approcher sans le chien, parce qu'il aperçoit de très loin le chasseur. On voit souvent ces oiseaux, avec leur fier coq en tête, se promener de bosquet en bosquet, cherchant leur nourriture qui consiste prineipalement en insectes, en graines et en certains fruits. Ils sont aussi très friands de cigales et de sauterelles. Leur cri est fort et désagréable, surtout celui du mâle quand il avertit les femelles d’un danger quelconque. Ils aiment beaucoup à se percher sur les roches qu’on trouve fréquemment dans ces lieux. Ils perchent, pendant la nuit, sur les branches et choisissent toujours le même arbre, pourvu qu'on ne les trouble pas. Pour les chasser, il faut se servir d’un chien d'arrêt, parce qu'ils ne craignent pas l'approche de ces animaux, c’est-à-dire qu'ils portent toute leur attention sur eux et non pas sur le chasseur qui les surprend alors facilement. J'ai vu quelquefois que ces oiseaux se contentaient de monter sur une roche ou sur un arbre quand un chien venait à leur rencontre et qu'ils ne bougeaient pas de cette place tant que le chien aboyait, mais qu'ils s’envolaient en apercevant le chasseur. Les indigènes prennent les pintades aux lacets, qu'ils installent de la manière suivante. Îls coupent un certain nombre de branches garnies de feuilles et les mettent en tas dans une ligne droite, de manière à ce qu'il reste, de distance à distance, un petit passage entre chaque tas de branches. Ils placent ensuite, dans chacun de ces passages, deux piquets entre lesquels ils attachent le lacet et ils jettent par devant et par derrière des grains de riz en paille. Les branches ainsi placées forment une espèce de haie d’une hauteur de deux à trois pieds et d’une longueur de vingt mètres environ ne donnant passage que par les ouvertures où se trouvent placés les lacets. Les malgaches prennent de cette manière beaucoup de ces oiseaux qu'ils vendent aux blancs qui traitent sur la côte, ordmairement pour le prix de deux francs la pièce. Les Acanga’s s’habituent vite à l’état de domesticité; aussi les voit-on chez plusieurs indigènes dans leurs basse-cours. Nous avons eu longtemps en captivité une pintade qu'on avait prise au lacet, laquelle était devenue tellement familière qu’elle se promenait dans notre case et venait prendre de la main les grains qu’on lui présentait ; mais tous les soirs elle allait se percher sur un énorme badamier qui se trouvait dans
le voisinage. La chair de ces oiseaux est délicate quand ils sont Jeunes, mais celle des adultes est dure et coriace. (Ces oiseaux se trouvent aussi en grand nombre dans les montagnes de l’ilot Sacatia près de Nossi-bé ainsi que dans la petite île de Bouzy près de Mayotte, mais ils y ont été introduits de Madagascar. On trouve aussi parmi les pintades de Madagascar des variétés qui sont tantôt blanches, tantôt de couleur isabelle. M. Sclater dit que l'espèce se trouve également dans l’île d’Anjuan.
PERDIX STRIATA.
Latham, Index, p. 741, n°. 86. — Tetrao striatus et griseus, Gmelin. — Perdix madagascariensis, Scopoli, nec Tetrao madagascariensis, Gmelin. — Margaroperdix striata, Reichenbach; Hartlaub, Madagascar, p. 70.
C’est avec la caille commune, la seule perdrix observée Jusqu'à ce jour à Madagascar ou dans les dépendances de cette île. Les autres espèces énumérées par les auteurs, comme vivant dans ces terres, y ont été introduites: ce sont Perdix madagascariensis et ponticeriana, Latham, Coturnix sinensis, cambayensis, textilis et argoondah, auctorum. Quant à l’Ithaginis madagascariensis, Gray (Hepburnia spadicea, Reichenbach) c’est par erreur que l’on a cité, comme habitant l’île de Madagascar, cette espèce Indienne.
Nous n'avons rencontré cet oiseau qu'une seule fois à Madagascar, c'était près du village d’Ambodavy à l'entrée de la grande baie de Passandava à la côte Nord-Ouest de l'ile. Cette espèce vit par petites bandes. Elle est très farouche et se nourrit de grains et d'insectes, comme sauterelles et cigales. Elle se trouve aussi dans l’île de la Réunion, où elle a été introduite de la grande île Africame. Le cri de ces oiseaux est fort et long. Îls sont connus, à la Réunion, sous le nom de caille.
COTURNIX COMMUNIS.
Bonaparte; Newton, Ibis, 1863, p. 454. — Coturnis vulgaris nostras, Klein, Ordo avium, p. 115, n°. 1. — Tetrao coturnix, Linné. — Perdix coturnix, Latham.
Notre caille, observée à Madagascar, par Newton, I. c., se trouve également dans l'île de Mayotte.
TURNIX NIGRICOLLIS.
G. R. Gray. — Coturnix madagascariensis, Brisson. — Hemipodius nigricollis, Temm. En faisant la chasse à cette espèce très commune à Madagascar, on s'étonne à juste titre que l’on n’en obtient que très rarement des mâles, que ceux-ci portent constamment la livrée indiquée par les auteurs comme propre à la femelle, et que celle-ci offre tou-
jours les caractères attribués aux mäles dans la livrée parfaite, c’est-à-dire qu'elle à le plumage bigarré, la gorge noire et qu’elle est d’une taille un peu plus forte que le mâle. Les indigènes constatent unanimement ce fait excessivement curieux et que nous ne saurions révoquer en doute qu’en supposant que tous les mâles obtenus jusqu’à présent n'aient pas encore revêtu la livrée complète.
Femelles. Aile 3 pouces à 3 pouces 2 lignes; queue 19 lignes; bec 5 lignes; tarse 8 lignes; doigt du milieu 7 lignes.
Mâles. Aïle 2 pouces 11 lignes; queue 16 lignes; bec 5 lignes; tarse 8 lignes; doigt du milieu 6 à 7 lignes.
Iris de l'oeil d’un blanc jaunâtre, bec d’un gris bleuâtre; pieds couleur de chair.
Cette caille est très commune dans la partie Nord-Ouest de Madagascar, à Nossi-bé et à Nossi-falie, où elle est connue sous le nom de Kybou. On la rencontre dans les plaines où elle se tient dans les herbes connues chez les malgaches sous le nom de Fatac, ainsi que dans les bosquets qui se trouvent dans ces lieux. Ces oiseaux vivent par bandes composées chacune de 6 à 12 individus, mais ces bandes sont toujours conduites par un seul mâle, qui est beaucoup plus petit que la femelle, d’une couleur tout à fait difiérente et beaucoup moins jolie. Ils se nourrissent d'insectes et de certains grains, mais ils sont surtout friands de larves d’une espèce de termites, qui se tient dans les arbres. Ces insectes construisent, aux extrémités des branches des arbres les plus élevés, de grands nids ovales de terre glaise percée d’un grand nombre de petits trous et de tuyaux. Comme ces nids se détachent souvent des branches et tombent par terre, les larves qu'ils contiennent sont dispersées partout et ce sont elles que les cailles cherchent avec ardeur pour les manger. Leur vol est brusque et ressemble à celui des ralles, mais elles ne savent voler loin et retournent presque immédiatement à terre, pour se cacher dans l'herbe où elles courent avec beaucoup de célérité. Les chiens aiment à les chasser et s’arrêtent longtemps à leur piste. Le cri qu'elles font entendre est une espèce de bourdonnement assez doux, mais monotone. Ces cailles grattent la terre comme nos poules pour y chercher leur nourriture. Elles se livrent des combats furieux. Les jeunes malgaches les prennent souvent en grande quantité au lacet et de la manière suivante. Quatre à six garçons se rendent, avec un appareil en forme d'échelle, construit de tiges du Sagus raffia longs d'un mètre, et pourvu d'ouvertures de la grandeur d’une caille, dans un endroit fréquenté par ces oiseaux. Ils appliquent, sur les ouvertures, des lacets faits de fils de feuilles du même arbre. Ils placent ensuite cet appareil entre deux bosquets, de sorte que les cailles qui se rendent de l’un dans l’autre, ne peuvent éviter de passer l'appareil. Celui-ci apprêté, un des garçons imite le bourdonnement du mâle, tandis que les autres se placent autour des bosquets et s’avancent lentement vers le lieu où se trouvent les lacets. Dès que
les cailles veulent passer par les ouvertures dans la direction où se trouve le jeune
homme qui imite leur cri, les autres garçons accourent tous ensemble et forment un demi-cercle autour de l'appareil. Les cailles, à leur tour, surprises tout d’un coup, s’embrouillent dans les lacets et ne peuvent plus s'en débarrasser. Les individus que l’on prend de cette manière. sont presque toujours des femelles. On les vend aux blancs, après leur avoir tiré les pennes de l'aile, ce qui fait qu'ils n’ont point de valeur pour le préparateur. C’est, du reste, un excellent gibier. Nous avons souvent essayé de tenir ces oiseaux en cage, mais ceci est très difficile parce qu'ils ne mangent guère le riz qu'on leur donne. En les nourrissant de petits morceaux de viande, de biscuit mêlé avec un oeuf dur bien haché, ainsi que des larves de termites d'arbre, on peut cependant réussir à les garder en captivité. Encore doit-on avoir soin de jeter une bonne couche de terre dans leur cage, dans laquelle ils aiment à gratter et se rouler comme les poules. Les malgaches attribuent aux pieds de ces oiseaux une certaine action médicale pour le mal au ventre. À cet effet, on les attache à un cordon et les pend au cou du malade comme falisman (fanfoudy). C’est peut-être pour cette raison que cette caille porte le nom de kibou, le ventre se nommant en langue malgache ”kibou”’.