‹ Recherches sur la faune des eaux douces des AçoresChapitre 10 sur 63 · ILE DE S. MIGUEL · texte numérisé non relu

ILE DE S. MIGUEL

On rencontre des Lagoas dans la plupart des iles açoréennes, mais c’est surtout à S. Miguel qu'ils sont le plus répandus et le plus typiques, principalement dans la partie occidentale de l’ile. C’est là que nous avons pu les étudier dans les meilleures conditions. Ces Lagoas sont disposés en deux groupes, ceux de la région occidentale et ceux de la région orientale ; nous avons adopté, pour plus de clarté, cette division tonte naturelle, qui correspond d’ailleurs à une disposition géologique très intéressante. Voici en effet ce que dit M. Fouqué: « L'importance de l'inégalité du sol et le degré d’allération des roches sont les principaux signes auxquels on reconnaît l’ancienneté d’un terrain d'origine éruptive. En considérant l’île de S. Miguel à ce double point de vue, on s’aperçoit bientôt qu’elle présente à

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ses deux extrémités, deux régions dont l’âge est plus ancien que celui de la partie moyenne. Ces deux régions, l’une orientale, l’autre occidentale, ont formé autrefois deux îles distinctes, plus séparées que Pico ne l’est de Fayal, la première allongée de l'Est à l’Ouest, la seconde du Nord-Ouest au Sud-Est. L’intervalle entre les deux îles a été comblé par une série d’éruptions. Une multitude de cônes volcaniques se sont élevés dans cet espace, et d'innombrables coulées de lave s'y sont déversées de manière à former de part et d’autre une sorte de plaine rocailleuse. Les cendres et les lapilli projetés dans les éruptions se sont répandus au milieu des roches, et tous ces détritus, modifiés par l’action de lhumidité, ont constitué une terre végétale d’une incomparable fertilité. C’est la partie la plus riche et la plus peuplée de S. Miguel (1) ».

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