ILE DE TERCEIRA
L'île de Terceira possède vers son extrémité occidentale une belle Caldeira, appelée Caldeira de Santa-Barbara ; je ne l’ai point visitée, car on m'a affirmé qu’elle ne renfermait point de lac.
Par contre, j'ai fait une longue et pénible route pour gagner de hauts plateaux, situés entre la Caldeira centrale, le Pico das Pedras et le Pico Verde au Sud, et la Lomba da Praïa à l'Ouest ; d’après les renseignements qu’on m'avait donnés, j’y devais rencontrer un Lagoa, appelé Lagoa do Ginjal. Depuis l’endroit où nous avions quitté la voiture, nous fimes plus d’une heure de marche parmi des landes : désertes, hérissées de rochers, obligés de franchir à chaque instant des murs croulants de lave et dégringolant à travers les ronces et les bruyères ; nous finimes par arriver à une espèce d’abreuvoir boueux, situé par 390 mètres d’altitude environ, dont les eaux croupies, troublées par les bœufs et
les porcs, ne renfermaient que des Infusoires et le Cypridopsis cidua O.F. Müller, espèce communément répandue dans les auges des fontaines à San-Miguel, et que j'ai retrouvée, dans les mêmes conditions, à S. Jorge et à Terceira même.