‹ Recherches sur la faune des eaux douces des AçoresChapitre 56 sur 63 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le tableau général de la faune des eaux douces açoréennes, tel que nous venons de l’établir, renferme un total de 130 espèces, dont 64 ont été signalées par moi pour la première fois. Si l’on veut bien se rappeler que de Guerne n’avait énuméré dans son catalogue qu’une cinquantaine de formes, on verra que j'ai plus que doublé les listes données jusqu’à présent.

Malgré mes recherches assidues, le nombre des types propres aux Açores est resté très peu élevé. Déjà de Guerne avait fait la même remarque et écrivait (1) : « Sur une cinquantaine de formes signalées, trois seulement, Pisidium Dabneyi, Cypris Moniezi, Asplanchna Imhoft et une quatrième mal définie, Zydrobia? evanescens, peuvent être regardées comme nouvelles ». Je n’ai jamais pu retrouver l’Æydrobia evanescens, et je rappelle ici les doutes émis au courant de ce travail tant au sujet du Pisidium Dabneyi. qu’il faudra peut-être rapporter au 2. fossarinum Clessin, qu’au sujet de l’Asplanchna Imhofi que M. Daday a voulu identifier à l'A. Sieboldi Des formes citées plus haut, 1l n’en reste en conséquence qu’une seule, le Cypris Moniezi, qui semble sans conteste (du moins jusquà présent) spéciale aux Açores. Depuis pourtant, de Guerne a fait connaître un Ampbhipode (Gammarus Guernei Chevreux), un Isopode (/æra (ruernei Dolfus) et un Coléoptère (/ydroporus Guernei Régimbart) nouveaux.

Nos recherches n’ont guère augmenté cette liste que de quatre noms :

(4) DE GUERNE : Excursions zoologiques etc., p. 75.

Deux Cladocères DORE Azorica Moniez et Alona Barroisi Moniez) ;

Un Ostracode (C bis Chavesi Moniez) ;

Et un Rotifère (Prachionus Ghavesi Th. Barrois).

Encore convient-il, en raison de nos connaissances presque nulles sur la faune des eaux douces du Portugal, d'apporter la plus grande réserve pour avancer qu’il s’agit bien ici de formes spéciales.

Les autres espèces sont communes pour la plupart sur notre continent et offrent un cachet européen absolument net. Déjà, dans l'introduction de ce travail, nous avons insisté sur ce caractère saillant qui, dès d’abord, a frappé les premiers observateurs. Ainsi que le disait très bien de Guerne dans les conclusions de son excellent travail (1) : « Tous les groupes d'animaux étudiés jusqu'ici avec un soin suffisant fournissent à cet égard des résultats d’une concordance absolue. Il est permis d’affirmer, dès aujourd’hui, que les recherches ultérieures les confirmeront de plus en plus ». Et un peu plus loin (2) : « La faune des eaux douces, que j’ai découverte et qui est presque exclusivement composée «’espèces européennes, confirme d’une manière frappante les conclusions de l’examen des animaux terrestres ». Les résultats que J’ai exposés au courant de ce inémoire — résultats qui résument des recherches plus suivies et plus élendues que celles de de Guerne, et qui, nous l’avons vu, ont augmenté notablement la liste des espèces dressée par mon excellent collègue — n’ont fait qu’apporter une preuve nouvelle de l’exactitude de cette manière de voir.

Mon intention n’est pas de reprendre ici en détail la discussion relative aux origines de la faune des Açores; un parfait exposé en a élé tracé par Fouqué d'abord, puis,

(4) DE GUERNE : Excursions :0olagiques ete. p. 73. (2) DE GUERNE : Ibid. etc., p. 70.

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