‹ Recherches sur la faune des eaux douces des AçoresChapitre 8 sur 63 · IV. Crustacés, par Takop. BarRois ET R. Moniez, Lille · texte numérisé non relu

IV. Crustacés, par Takop. BarRois ET R. Moniez, Lille

Désireux d’arriver à une connaissance plus complète de la faune des eaux douces açoréennes, j'ai prié le capitaine Chaves, de vouloir bien revoir la plupart des localités de l’île de S. Miguel que j'avais visitées, afin d’y faire des recherches complémentaires et à des époques différentes. Avec une complaisance dont je ne saurais trop le remercier, cet infatigable et sagace observateur s’est acquitté de ce soin durant les années 1887, 1888 et 1889, m'adressant presque tous les mois le produit de ses pêches. Son activité ne s’est d’ailleurs point borné à S. Miguel ; profitant d’un séjour à Fayal, et à Santa-Maria, 11 m'a envoyé sur l’histoire naturelle de ces iles les documents les plus intéressants. Aussi les résultats qui vont suivre sont-ils dus, pour une très large part, à son incessante collaboration. De plus, Chaves a poussé lobligeance jusqu’à revoir toutes mes épreuves, ajoutant jusqu’au dernier moment quelque observation nouvelle, comblant certaines lacunes, revoyant l'orthographe de tous les mots portugais.

Je dois aussi des remerciements tout particuliers au D' Ernesto do Canto, dont la vaste érudition m'a été souvent bien précieuse : au comte de Fonte-Bella qui, avec la plus exquise obligeance, a mis à notre disposition les barques qu’il possède sur le lac de Furnas, y compris l’équipage, et nous a ainsi permis d'opérer de fructueuses récoltes (1) ; au D'Caetano de Andrade Albuquerque enfin, qui nous a fait la même gracieuseté à Sete-Cidades. Qu'ils veuillent bien accepter ici l'expression de ma plus profonde reconnaissance.

J’ai divisé mon travail en trois parties: la première, de beaucoup la plus documentée et la plus importante, traitera de la faune des lacs ; la seconde, plus brève, sera consacrée à l’étude zoologique des eaux stagnantes (mares, étangs,

(1) Depuis que ces lignes ont été écrites, nous avons appris avec regret la mort de ce généreux ami de la science, survenue au mois de Juin 1894.

abreuvoirs); la troisième enfin se bornera à une rapide énumération des espèces rencontrées dans les torrents.

Ces recherches sur la faune açoréenne sont terminées depuis longtemps déjà, et mon manuscrit gisait aux deux tiers rédigé au fond de mes cartons. Des circonstances indépendantes de ma volonté, un long voyage en Orient, les événements tour à tour heureux et malheureux dont est tissée la vie de tout homme, m'ont empéché de le mettre complètement au point jusqu’à ce jour. Aussi mon travail se ressentira-t-1l sans doute de cet arrêt de plus de cinq années dans sa rédaction délinitive: c’est pourquoi je crois devoir faire appel à la bienveillance du lecteur.

Lille, le 1 Octobre 1895.

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