H. ÉTUDES. —. SC. NAT. XIX. 17. —: ART. N
2 ALPH. MIIAE EDWARDS.
moins incomplète quelques parties de mon livre, et Je me propose d’en insérer des extraits dans ce recueihpériodique. Effectvement les recherches faites dans les régions australes par les zoologistes adjoints à l’expédition astronomique chargée d’observer le passage de Vénus devant le disque du soleil ont ajouté à l'intérêt des questions dont je me suis occupé. Quelques-unes des considérations que j'aurai à présenter me semblent pouvoir contribuer à mettre en évidence la portée de divers faits épars constatés récemment à l’île Campbell par M. H. Filhol, à l’ile Saint-Paul par M. Vélain, M. de lsle et M. Lantz, et à l'ile Kerguelen par plusieurs voyageurs anglais, américains et allemands (1).
Pour me conformer au programme tracé par l’Académie en 1868, j'ai dû m'occuper successivement de la faune de plusieurs régions de l'hémisphère austral, dont je ne parlerai pas en ce moment, etdans ce mémoire il ne sera aujourd’hui question que de la faune antarctique; mais je ne me bornerai pas, dans cette étude, à dresser un catalogue des animaux qui en font partie : je les comparerai à ceux que l’on rencontre ailleurs, et Je chercherai quels sont les faits physiques ou les autres circonstances qui peuvent expliquer leur présence ou leur absence sur tel ou tel point du globe (2).
Cette étude portera principalement sur les animaux supérieurs, Car ce sont eux dont la répartition géographique est la mieux connue et la plus propre à aider les géologues dans l’apprécialion des hypothèses paléontologiques ; mais Je ne négliverai aucune des grandes divisions du Règne animal, et je tiendrai compte des animaux marins aussi bien que des animaux terrestres, car tous les êtres animés peuvent nous fournir des données utiles pour Ja solution des questions proposées par l’Académie, et à mesure que j'enregistrerai les résultats fournis
(1) Voyez le Compte rendu des recherches sur la faune de Kerquelen inséré dans le tome VII, 6° série des Annales des sciences naturelles (Zoologie).
(2) Les additions ou modifications de quelque importance que je puis être condust à faire au manuscrit présenté à l’Académie en 1873 seront indiquées dans les notes placées au bas des pages.
FAUNE DES RÉGIONS AUSTRALES. 3 par l'observation, je m’appliquerai à en apprécier la portée. Ce ne sont pas des vues théoriques relatives à l’origine des espèces que Je me propose d'exposer dans ce mémoire, je crois plus utile de m'en tenir à la constatation des faits, à leur comparaison, à lexamen de leur valeur et à la discussion des résultats qu'on en peut obtenir touchant les lois qui régissent le mode de distribution des types zoologiques à la surface de la terre. Je demeurerai sobre de conclusions ; mais il me suffira, Je pense, d'apprécier rigoureusement les faits fournis par la zoologie géographique, pour montrer combien, dans la plupart des cas, sont insuffisantes les hypothèses présentées récemment comme pouvant expliquer la diversité des organismes par l’action modificatrice des climats et des autres conditions biologiques combinées avec la lutte pour l'existence, et amenant ainsi par sélection naturelle la transmutation des types anlMaux.
Les parties extratropicales de l’hémisphère sud sont particulièrement favorables aux recherches de cet ordre, à raison de l'isolement des unes et des relations des autres avec diverses régions dont les faunes respectives, composées de types organiques à la fois très variés et fortement caractérisés, sont bien connues. J'ajouterai que l'aire d'habitation de beaucoup d’animaux y estnettement circonscrite, et que les mélanges d'espèces exotiques aux espèces indigènes dans certaines contrées sont nonmoins faciles à expliquer qu’à constater.
Le sujet que Je vais aborder n’est pas nouveau. Buffon, güdé par les conceptions de son génie plutôt que par lobservation d’un vaste ensemble de faits, posa les premières lois relatives à la distribution géographique des animaux, et à des époques plus rapprochées de nous diverses parties de cette branche de l'histoire naturelle ont fixé l'attention de plusieurs savants, parmi lesquels je citerai: Fabricius, Latreille, Desmoulins, H. Milne Edwards, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Swainson, Lyell, Agassiz, Forbes, Hartlaub, Pucheran, Sclater, Murray, Pelzeln, Wallace et Huxley. Cependant il y reste encore bien des points obscurs, et les découvertes paléontologiques faites depuis
quelques années dans l'hémisphère austral, parüculièrement celles de M. Richard Owen, et celles relatives à la faune éteinte des iles africaines dont je me suis particulièrement occupé à plusieurs reprises (1), me semblent pouvoir y porter de nouvelles lumières
Je crois devoir, en commençant, indiquer brièvement quelques vues générales qui m'ont été suggérées par l'étude du mode de distribution des animaux à la surface du globe, et qui me serviront plus d'une fois à elasser les faits dont j'aurai à parler et à en faire ressorür la signification. Il importe également de bien fixer le sens que J'attache à certaines expressions dont les naturalistes sont obligés de faire un fréquent usage, mais dont la portée n’est pas la même aux yeux de tous : les mots espèce, varièlé et race, par exemple. |
Les caractères d’une race sont déterminés par la résultante de deux forces dont les directions peuvent être parallèles et semblables, ou divergentes et même opposées. L'une de ces forces est l’atavisme, où tendance de l’être en voie de développement à réaliser les formes organiques de ses ancêtres, à en devenir l’image fidèle (2). L'autre est la faculté d'adaptation biologique, c’est-à-dire la tendance de l'être vivant à se modilier lorsque les conditions auxquelles 11 est soumis viennent à changer. k
La transmissibilité héréditaire de certaines particularités de structure ainsi que de certaines facultés, dépendant probablement du mode de conformation des instruments physiologiques qui en sont les organes, est un fait incontestable et si
(1) Voyez la série des mémoires réunis en un volume sous le titre de Recherches sur lu faune ornithologique cteinte des iles Mascareignes et de Maduyascar, À vol. in-4#, G. Masson, 1866-1873.
(2) Quelques auteurs donnent à ce mot une acception plus restreinte et ne l’appliquent qu'à la réapparition du type primordial après une interruplion plus ou moins prolongée ; mais dans tous les cas la tendance est la même, et ici je n'ai pas à me préoccuper des causes qui peuvent la contrebalancer ou en sus pendre temporairement les effets,
FAUNE DES RÉGIONS AUSTRALES. D généralement admis par les observateurs, qu'il serait superflu d'en apporter 1e1 les preuves.
La possibilité de dissemblances considérables chez les descendants d’ancêtres communs, et la production de ces variations sous l'influence des différences dans les climats où ces êtres vivent, dans le régime alimentaire auquel ils sont soumis, et d’autres circonstances extérieures, sont également démontrées par des faits nombreux tirés de histoire naturelle de nos animaux domestiques. L’agronome nous montre que des races neitement caractérisées peuvent être obtenues ainsi presque à volonté par les soins de l'Homme; que ces races diverses, issues d’une mème souche, peuvent être très nombreuses, et qu'elles sont d'autant plus fixes, c’est-à-dire moins faciles à modifier, qu’elles sont plus anciennes. L'atavisme est une force physiologique dont l'influence croit avec le nombre des générations qui se succèdent dans les mêmes conditions d'existence. La faculté d'adaptation de l'organisme n’augmente pas de la même manière, elle est même très limitée pour les individus considérés isolément; mais lorsque les changements déterminés par les conditions biologiques coïncident avec les effets dépendants de l’atavisme, ainsi que cela à lieu quand ces conditions modificatrices agissent d’une manière continue sur une longue suite de générations, les effets produits s'ajoutent successivement et les caractères zoologiques qui en dépendent se marquent de plus en plus. Les variations déterminées de là sorte ne changent pas le type de l'être. Le Cheval, par exemple, conserve partout ses caractères essentiels ; mais les particularités qu'il a acquises par une longue résidence dans les plaines chaudes et sèches de l’Arabie d’une part, dans les pâturages gras ethumides dela Hollande d'autre part, et en troisième lieu sur les rochers arides des Shetlands ou de l'Islande, sont si importantes, qu'aux yeux de la plupart des zoologistes elles moliveraient des distinctions spécifiques si on les rencontrait chez des animaux sauvages dont on ne connaitrait pas origine commune. Elles doivent rendre les mélanges très difficiles ou même impossibles entre les individus appartenant à certaines
races : ainsi les juments des Shetlands ne seraient probable. ment jamais fécondées si elles étaient abandonnées au milieu d’une troupe de Chevaux hollandais, et les étalons shetlandais ne pourraient saillir les juments de la grande race de Frise, Ces deux races d’une même espèce ne se croiseraient donc pas entre elles si elles venaient à vivre dans une même contrée ; et si elles étaient assez anciennes pour que l'influence de lata. visme fût très grand comparativement à l'influence modificatrice du milieu ambiant, elles persisteratent côte à côte, ou l’une d’elles s’éteindrait. Ainsi le Cheval hollandais abandonné à lui-même aux iles Shetlands dépérirait et ne se perpétuerait pas, car il n'y trouverait pas dans les vingt-quatre heures la quantité de nourriture nécessaire à sa consommation quotidienne, et il faudrait probablement une longue suite d'années pour que le Poney des Shetlands, vivant en liberté au milieu des herbages de la Hollande, püt grandir assez pour se croiser avec les Chevaux indigènes.
Or. les animaux domestiques ne sont pas d’une autre nature que les animaux sauvages, et les physiologistes ne sauraient admettre que ce qui est possible chez les uns soit impossible chez les autres. On conçoit done que des êtres issus d’une souche commune puissent constituer deux races où variétés faciles à distinguer entre elles et offrant tous les caractères assignés d'ordinaire en zoologie à des espèces voisines dans un même groupe générique. Le naturaliste pourrait donc considérer commeétant distinctesspécifiquement certaines races quise perpétuent de la sorte en conservant les mêmes particularités de conformation et qui ne se mêlent pas entre elles. Par conséquent, on est autorisé à penser, ce me semble, que parmi les croupes z0ologiques auxquels on donne communément le nom d'espèce, il peut y avoir une distinction importante à établir. I y a des espèces primordiales, c’est-à-dire des espèces dont l'origine ne peut être attribuée, par analogie, à des ancêtres d'une autre forme organique et dont le type n’a pas d’autres représentants dans l’état actuel des choses ; mais il peut exister aussi des espèces dérivées, ou espèces secondaires ; c’est-à-
FAUNE DES RÉGIONS AUSTRALES. 7 dire des lignées d'individus qui restent distinctes entre elles et qui sont caractérisées par des particularités organiques inva riables, mais qui diffèrent si peu entre elles, qu’on est en droit de les regarder comme issues d’une même souche primitive, Ainsi l'Homme, la Girafe parmi les Mammifères, le Secrétaire parmi les Oiseaux, sont des êtres tellement différents de tous les autres animaux, qu’on ne saurait légitimement leur attribuer pour ancêtre aucun des êtres vivant encore aujourd'hui ou dont nous connaissons les restes à l’état fossile: tandis que dans le genre Chien et dans le genre Pigeon, par exemple, 1l ya une multitude de variétés réputées spécifiques qui ne me semblent pas avoir plus de valeur zoologique que ne l’auraient des races locales maintenues fort longtemps sous les mêmes influences et cantonnées dans les stations isolées.
C’est peut-être faute d'avoir suffisamment insisté sur cette distinction entre les races permanentes ou espèces secondaires, et les espèces primordiales ou espèces réalisant un type spécial bien caractérisé et nettement délimité, que les zoologistes sont si partagés d'opinion au sujet de la fixité ou de la variabilité de ce qu'ils appellent une espèce. Les uns, ne prenant en considération que la perpétuation incontestable de certaines formes organiques par voie de génération pendant une longue série de siècles, appliquent les règles ainsi établies à tous les animaux qui, à l'état de liberté, présentent des particularités à raison desquelles ceux-cise distinguent des autres animaux. ls sont conduits de la sorte à multiplier les divisions spécifiques d’une manière qui, à mon avis, est inadmissible, et à supposer chez tous ces groupes réputés spécifiques une égale invariahilité dans les caractères organiques. Ils donnent ainsi prise à des critiques que les partisans de la variabilité illimitée des formes organiques font valoir, et ces dermers naturalistes, exagérant à leur tour les conséquences à tirer des faits fournis par Pobservation des changements survenus parmi les descendants d’une souche commune, supposent ailleurs des fillations que rien, dans l’état actuel de nos connaissances, ne les autorise à admettre. Leurs adversaires,
remarquant les points faibles de l'hypothèse génésique, qu'à l'exemple de M. Darwin ils ont été peu àçpeu conduits à formuler, ont repoussé en bloc les idées de transformation, et n'ont tenu aucun compte de tout un ordre de faits dont la signification me semble évidente. De part et d’autre on est tombé dans l’erreur de ‘raisonnement signalée à plusieurs reprises par M. Chevreul; on a pris pour le tout une parte de la question, et les naturalistes qui ont défendu ces opinions extrêmes n'ont examimé qu'un côté des choses et ont négligé des données importantes.
Toujours dans les opinions extrèmes 1l y a du vrai et du faux. La part de l'erreur est des plus difficiles à faire; souvent mème les lumières manquent pour guider l'esprit et lui permettre de porter un jugement : aussi dans les études dont je m'occupe 1c1, 1 me semble surtout nécessaire de se tenir en oarde contre toute idée préconçue et toute généralisation prématurée, et dene s'appuyer que sur des observations précises.
Un fait bien constaté en zootechnie et dont le naturaliste doit tenir grand compte, c’est que les caractères d’une race sont, ainsi que je l'ai déjà dit, d'autant plus stables, plus difficiles à modifier par les moyens dont l’agronome dispose, que cette race est plus ancienne, qu’elle est plus pure de tout mélange avec des races étrangères, et qu’elle a subi moins de déplacements.
Le raisonnement aurait suffi pour fre penser qu'il devait en être ainsi, puisque, d’une part, l'ancienneté de la race suppose une longue suecession d’influences dépendantes de latavismeets’ajoutant de génération en génération, et que, d'autre part, la persistance des conditions de climat dans lesquelles celte race s’est constituée ne peut qu'accroitre les effets dus à ces mêmes conditions. Mais, dans les sciences naturelles, un raisonnement à priori ne vaut jamais un résullat constaté par l'observation et contrôlé par lexpérimentation. Or, les espèces, de mème que les races, n’ont pas existé de toute éternité; c'est à un certain moment que chacune d'elles est apparue ou s’est constituée : chacune d'elles à donc une
FAUNE DES RÉGIONS AUSTRALES. 4 période de jeunesse et un âge mûr, peut-être aussi une vicillesse inévitable. L'analogie doit nous porter à croire qu'elle n'est pas toujours également modifiable; que, dans les premiers temps de son existence, elle sera susceptible de subir. sous l'influence de conditions biologiques dissemblables, des variations qui ne se produiraient pas sous l'influence des mêmes causes lorsque le type se sera multiplié un très grand nombre de fois, ou, en d'autres termes, que l'espèce sera plus vieille. On conçoit donc qu'une espèce ancienne el restée toujours placée dans les mêmes conditions biologiques soit devenue tellement invariable jusque dans les momdres détails de son organisation, qu’elle périsse plutôt que de se modifier pour s'adapter àd’autres circonstances extérieures. Au contraire une espèce qui, dans son jeune âge, aura été disséminée sur des points du globe où ces conditions différaient beaucoup, aura pu acquérir dans chacun de ces lieux des particularités caractéristiques dont la fixité augmentera avec le nombre des générations qui se succèdent sous l'influence des mêmes conditions. Un type spécifique dont les représentants resteront toujours semblables entre eux dans leur patrie primitive pourra done, dans son jeune âge, par l'effet de sa dissémination dans des lieux variés, donner naissance à un nombre plus où moins considérable de races particulières ou d'espèces dérivées, qui, avec le temps, deviendront fixes à leur tour et pourront même, quand elles seront anciennes, résister à l’action d'agents modificateurs du mème ordre que ceux qui ont présidé à leur formation. Lorsque, par suite de leur extension sur la surface du globe, ces espèces primordiales où ces espèces dérivées viennent à se rencontrer dans un même lieu, elles pourront donc continuer à y vivre côte à côte et à se perpétuer en conservant chacune ses caractères distinctfs.
Les différences de taille ne sont pas les seules particularités de race qui semblent être susceptibles de maintenir la séparation entre deux où plusieurs races issues de parenis communs et ayant acquis les caractères d'espèces dérivées. Ghez beau-
coup d'animaux la fécondité est périodique, et, quelle que soit la similitude de l’organisation chez des êtresqui vivent côte à côte, ceux-ci ne se mêleront pas, si la saison d'activité génésique n’est pas pour eux la mème. Or les climats paraissent avoir une grande action sur ce phénomène, et lon conçoit que si l'influence de Patavisme très longtemps prolongée a donné une certaine fixité à cette particularité, elle puisse établir une barrière physiologique entre ces espèces secondaires. On sait aussi que les sécrétions odorantes sont pour beaucoup d'animaux supérieurs les principaux excilants aurapprochement sexuel, et par conséquent une modification profonde dans les fonctions des glandes accessoires de l'appareil reproducteur peut devenir une cause de séparation entre les individus appartenant à deux races fortement caractérisées, quoique descendues d’une souche commune.
Du reste, les particularités déterminées par l'adaptation des organismes à des conditions d'existence dissemblables ne paraissent avoir que peu d'importance, et l’on peut en général les reconnaitre à leur existence chez des animaux dont les types organiques diffèrent beaucoup, mais dont le genre de vie est analogue, Elles consistent principalement dans le mode de coloration du système tégumentaire et dans les proportions de certaines parties du corps, choses qui varient avec l’âge chez le mème individu, et ne peuvent avoir par conséquent une impor= tance zoologique considérable, mais qui fournissent les prineipales bases pour les distinctions spécifiques adoptées par un grand nombre de naturalistes. On conçoit aussi que la multiplicité des races locales constituées de la sorte, ou des espèces dérivées, doit être d'autant plus grande que le type primiuf, à l'époque où il est encore facilement modifiable, s’est étendu sur une partie plus considérable de la surface du globe et a peuplé des contrées plus diverses; car alors les actions modificatrices amenées par les conditions extérieures ont beaucoup varié.
On voit donc que dans les recherches relatives à la zoologie géographique, il ne suffit pas de faire le dénombrement des animaux qui vivent sur chacun des points de la surface du
globe; il faut peser attentivement la valeur des différences ou des ressemblances qui existent entre les espèces de la contrée dont on étudie la faune et celles qui habitent d’autres régions, valeur qui, du reste, peut varier beaucoup, suivant les groupes naturels que lon prend en considération.
En ce moment je ne m'étendrai pas davantage sur ces vues générales, mais, en terminant ce travail, j'aurai à y revenir.