Tome XXV
que l’auteur invoque, je suppose, contre moi, viennent même, en les interprétant sagement, corroborer mes assertions.
Um einen Begriff zu geben, wie viele Bandwurmarten zur Feststellung der Gattung Tetrarhynchus von mir durchmustert werden mussten, will ich nur vorweg bemerken, dass die fünf Cestoden-Gattungen, Rhynchobothrius, Anthocephalus, Tetrarhynchus, Gymnorhynchus, Dibothriorhynchus, welche man in der von Dujardin im Jahre 1845 herausgegebenen Naturgeschichte der Helminthen noch als besondere Gattungen aufgeführt findet , in eine einzige Gattung verschmotzen werden müssen, dit M. von Siebold, page 199; mais, dans ma notice du 8 octobre, j'avais déjà fait cette observation : Les genres Anthocéphale, Gymnorhynque et Tétrarhynque, dans le sens de la plupart des auteurs, doivent être supprimés, d’abord parce qu'il n'y a pas de différence entre eux, ensuite parce que ce sont les Scolex des Rhynchobothrius, disais-je (page 280).
J'ai répété, dans ma notice du 5 janvier, ce que j'avais déjà écrit ailleurs, que Miescher s'était trompé au sujet des métamorphoses des Tétrarhynques ; qu'il avait eu tort de regarder ces vers comme pouvant se transformer en Filaires. Nous avons étudié, disais-je, ces Filaires dans toutes les phases de leur développement, et nous ne leur avons jamais reconnu d'autre aspect que celui d’un Nématoïde (page 45). Je parle en même temps de l'erreur dans. laquelle Leblond était tombé en regardant le Tétrarhynque comme le parasite d’un Trématode (page 46). Dans la notice de M. v. Siebold , je vois avec étonnement ce passage-ci (page 201) : Wie leicht und wie weit der Naturforscher sich bei diesen Untersuchungen verirren und täuschen kann, das geht aus der Art und Weise hervor, wie Leblond, Miescher, Van Beneden und Blanchard die Entwickelungsgeschichte der Tetrarhynchen aufgefasst haben. est à remarquer que j'ai signalé les erreurs dans lesquelles Miescher et Leblond sont tombés. M. v. Siebold reproduit ce que j'ai dit sur leur compte, et après avoir signalé ces erreurs, il oublie de faire connaître les miennes. Mon nom se trouve cependant au milieu des rois autres. Leblond der einen encystirten Tetrarhynchus zx Beobachten Gelegenheit hatte, hielt diesen Wurm mit eingezogenem Kopf und Hals für ein Trematodenartiges Wesen, welchem er den Namen AmpisroMA ROPALOÏDES gab..…. Miescher ging noch weiter, ajoute M. v. Siebold, indem er die langgestreckten
rührenférmigen Cysten dieses Tetrarhynchus mit der Fivaria piscrum in Verbindung brachte, deren Hautbedeckung nach und nach zu einer rührenfürmigen Cyste erstarren soll, …. puis arrive mon tour : Ganz anders, aber ebenso auffallend wird die Entwickelungsgesichte der Tetrarhynchus von Van Beneden aufgefusst. Derselbe nimmt nämlich vier Entwicklungsphasen dieses Helminthen an, indem sich aus dem Ei ein Scolex, und aus diesem ein Tetrarhynchus entwickeln soll, welcher letztere sich zu einem Rhynchobothrius ausbilde, und zuletzt durch Gliederung die trematodenartigen Proglottisformen liefere. Je cite tout ce passage, qui parait si choquant au professeur de Breslau et qu’il semble vouloir réfuter en le citant; cependant je n’ai rien à y changer’; si j'avais à ajouter quelque chose, je dirais que je suis plus convaincu aujourd'hui, surtout depuis la publication du mémoire de M. v. Siebold, que je ne l’étais au moment où je l'ai écrit pour la première fois, que le développement des Tétrarhynques a lieu comme je l'ai indiqué.
Les faits nouveaux que M. v. Siebold fait valoir dans son mémoire sont les suivants :
M. v. Siebold a trouvé dans le sac pulmonaire d’une Limace (Arion empiricorum) un jeune Ténia enkysté, dont il donne une très - exacte description; il oppose ce fait avec raison aux observations de Miescher et Leblond, et il confirme ce que j'ai dit depuis longtemps, au sujet de l'erreur que ces naturalistes ont commise. J’invoquerai au besoin cette observation de M. von Siebold pour soutenir l'opinion que je défends, et qui est, par conséquent, bien loin de m'être contraire. Je dirai seulement que M. v. Siebold se trompe en prenant les canaux longitudinaux de ces vers pour des canaux aquifères. Ce sont les mêmes canaux qu’on observe dans les Trématodes et dans lesquels le courant à lieu toujours d'avant en arrière; mais il a raison de leur refuser des vaisseaux; c’est ce qu'il trouvera dans la lettre que je lui ai écrite le 6 avril 1850. Les Trématodes et les Cestoïdes, disais-je, n’ont pas d'appareil circulatoire , c'est ce que je prouve dans ce mémoire, quant aux Cestoïdes, et ce que je prouverai bientôt quant aux Trématodes.
M. v. Siebold parle ensuite du Scolex polymorphus qu'il a observé sur un Élédone et un Pagure, mais je suppose qu'il n'aura pas prolongé ses re-
cherches sur cet objet; il est dans l’erreur au sujet des points oculaires, aussi bien qu’au sujet des brides qu'il a observées sur les lobes; ce sont des Scolex d'espèce différente, qui ont les uns des yeux, les autres pas, qui ont une ou plusieurs brides dans les mêmes appendices de la tête; mais il commet une erreur bien plus grande, en supposant avec M. Dujardin, que ce Scolex peut donner naissance au Botriocephalus uncinatus, et puis devenir Bothriocephalus coronatus; c’est une supposition toute gratuite que fait l’auteur en admettant que le B. uncinatus n’est qu'un B. coronatus, dont les crochets ne se sont pas complétement développés. Ces deux vers n'ont rien de commun entre eux, et M. v. Siebold remarquera qu'ils forment, dans ce mémoire, deux genres différents, dont la séparation est parfaitement justifiée. Ces assertions doivent donc être, si je devais me servir des expressions de M. v. Siebold , von der Hand gewiesen.
Le savant professeur de Breslau parle aussi, au sujet des Anthocéphales, de quelques parasites trouvés par lui à Pola en 1841, dans l’Eledone moschata, et qui n'étaient pas sans ressemblance avec des Échinocoques; il croit avoir retrouvé ces mêmes vers en 1847, à Trieste, dans un Mustelus vulgaris. Cette observation m'intéresse beaucoup. M. v. Siebold a reconnu ces vers à leurs ventouses sur les lobes, et ces caractères me permettent de lui dire qu'il en trouvera une description détaillée dans ce mémoire, page 126. Mais M. v. Siebold a tort de supposer que c’est la même espèce que Leuckaert et Bremser ont décrite sous le nom de Botriocephalus flos et B. auriculatus. Le Cestoïde qu’il a observé à Pola et à Trieste est très-abondant dans le Mustelus vulgaris de nos côtes, et on ne peut le confondre avec les espèces décrites par les auteurs. 1l est désigné ici sous le nom d’Anthobothrium musteli. M. v. Siebold aurait pu remarquer que ces ventouses des lobes ne disparaissent jamais, et qu’on peut à tout âge distinguer ces vers de ceux décrits par Bremser et par Leukaert.
Je terminerai ici mes observations, et je ne tirerai pas de conclusion de ce qui précède. M. v. Siebold considérait encore, en 1848, ces vers comme monozoïques ; aujourd'hui il reconnaît son erreur; je pense qu'il reconnaîtra bientôt aussi qu'il s'était trompé au sujet de leur développement.
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"Acad. Roy. Tom XXV.
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