‹ Recherches sur la faune littorale de Belgique (volume 3)Chapitre 58 sur 103 · TRÉMATODES · texte numérisé non relu

TRÉMATODES

Description systématique. — Les Trématodes ont leurs limites parfaitement tranchées; il n’y a que quelques genres sur la nature desquels des doutes existent encore.

A notre avis, les Hirudinées sont les Vers les plus voisins des Trématodes, et nous devons nous reporter à l’époque où l’on connaissait à peine quelques détails de leur organisation, pour comprendre que l’on n'ait jamais songé à les séparer les uns des autres et, à plus forte raison, à mettre les Hirudinées et les Trématodes dans deux embranchements distincts.

Les Hirudinées ont le corps terminé par une ventouse, un tube digestif complet, un appareil circulatoire et sécréteur, un système nerveux sous la forme d’une chaine ganglionnaire, et un développement direct sans métamorphose.

Les Trématodes ont généralement une ou plusieurs ventouses en avant, en arrière ou au milieu du corps, un canal digestif incomplet et bifurqué, un appareil sécréteur s’ouvrant habituellement à la partie postérieure du corps par une vésicule pulsatile, point d'appareil circulatoire, point de chaîne nerveuse ganglionnaire, enfin un développement tantôt direct, tantôt indirect et à métamorphose.

Quels sont les genres au sujet desquels il règne encore quelque doute ? Ce sont ceux que M. Moquin-Tandon, dans la nouvelle édition de sa Monographie des Hirudinées, place dans les Hirudinées planériennes, c’est-àdire les genres : Malacobdelle, Phylline où Epibdelle, Nützchie, Axine et Capsale.

Les MALACOBDELLES, sur la nature desquels on semble peu fixé, sont des Hirudinées, mais des Hirudinées occupant les derniers rangs de ce groupe. Leur ventouse unique postérieure, leur système nerveux, leur tube digestif, le vaisseau dorsal, les œufs qu’Agassiz a vus se mouvoir dans la cavité périgastrique, sont autant de caractères qui les éloignent des véritables Trématodes.

Les EPIBDELLES, au contraire, sont Trématodes sous tous les rapports, par tous leurs appareils indistinctement, ainsi qu’on pourra s’en assurer plus loin.

Suppl. aux Comptes rendus, T. IL. 2

Les trois autres genres, douteux aux yeux®e certains auteurs (de Blainville, Moquin-Tandon), sont les Nitzchies, les Axines et les Capsales. Les Nitzchies sont des Tristomes, les Capsales aussi, et les Axines sont voisins des Octobothriums et des Octostomes, comme du reste il a été déjà

reconnu. |

Les Trématodes se divisent naturellement en deux groupes parfaitement distincts, tant sous le rapport de l’organisation que sous celui du développement: le premier groupe comprend les Tristomiens et les Octobothriens de MM. Dujardin et Blanchard ; le second groupe comprend les Distomiens de ces auteurs.

Tous les Vers de la première division sont monogénèses, ou à une seule sorte de reproduction (sexuelle); ectoparasites, ou vivant à l’extérieur; tous ou presque tous habitent les branchies des Poissons et ne se nourrissent pas aux dépens de leur hôte; tous sont attachés par les ventouses postérieures; tous pondent un petit nombre d'œufs, très-volumineux, enveloppés d’une coque à filaments comme les œufs des Poissons plagiostomes : tous ces œufs sont pondus au fur et à mesure qu'ils se forment; enfin, on observe des individus de diverses grandeurs ou d’äge différent, dont la forme du corps est semblable à celle des adultes, indice probable d'absence de métamorphose importante.

Dans le second groupe, ces Vers semblent tous être digénèses, ou à double reproduction; endoparasites, ou vivant à l'intérieur et se nourrissant aux dépens de leur patron; tous sont attachés par les ventouses de devant ou du milieu, pondent un grand nombre d'œufs très-petits et s’accumulant dans une matrice : ces œufs sont généralement entourés d’une coque simple, sans filaments, et on n’observe guère de différences notables dans leur grandeur.

Si maintenant nous mettons à la tête ceux qui se rapprochent le plus des Hirudinées, dont les Trématodes constituent une forme dégradée, mous obtiendrons l’arrangement suivant, que nous allons suivre dans la description des diverses espèces que nous avons étudiées :

[ TRISTOMIDÉS. Udonella.

Epibdella.

Une seule ventouse

postérieure. Tristoma.

Diplozoon.

Monogénèses. . | Octobothrium.

POLYSTOMIDÉS. Azxine.

Plusieurs ventouses Onchocotyte.

TRÉMATODES postérieures. Polystomum.

Calceostoma, V.B.

| Gyrodactylus, Nordm.

DISTOMIDÉS. | Distome.

Amphistome.

Pas de ventouses ou une P

Digenèses . .... { seule, tantôtenarrière, { Æo/ostome. tantôt au milieu, tou-f Monostome.

jours sans crochets. | Wematobothrium VB.

Les genres qui ne sont pas énumérés ici sont : Trachopus, Nitzchia et Capsala, tous les trois de la famille et peut-être même du genre Trisloma.

Le genre Peltogaster, que quelques auteurs ont rapproché de cette famille, est un Crustacé lernéen.

Le genre Aspidogaster ne nous est pas bien connu. D’après ce que l’on en a dit, nous sommes disposé à le placer dans les Polystomidés.

Le genre Cyclocotyle appartient également à cette famille.

TRÉMATODES MONOGÉNESES.

Les Vers de cette première division ont un développement direct, une reproduction sexuelle seulement, et les œufs qu'ils produisent sont toujours grands, peu nombreux et entourés d’une coque solide avec filaments.

Ils sont ovipares, à l'exception du Gyrodactylus elegans.

Les embryons sont toujours nus et sans cils, et, au moment de l’éclosion, ils ont déjà la forme adulte.

Ils vivent presque tous sur la peau ou les branchies des Poissons; ils s’attachent seulement par les ventouses postérieures et ne sont que demiparasites.

Le Poisson qui les héberge est souvent leur commensal.

On n’en trouve aucun, à aucune époque de la vie, dans des kystes.

Tous vivent sur des Poissons.

Genre UDONELLA.

Le premier auteur qui ait fait mention de ce Ver est Johnston. Il le désigne sous le nom d’Udonella catigarum.

Kroyer l’a observé ensuite, et, tout en s'exprimant avec doute au sujet de ses affinités, il le place avec raison à coté de la Phylline qui estsynonyme d'Epibdelle. C’est dans une note, accompagnant la description du Caliqus curtus, que Kroyer fait mention de cet animal.

Dans leurs recherches sur les animaux sans vertèbres, Frey et Leuckaert parlent de ce même Ver des caliges et représentent la partie antérieure du corps, montrant la bouche en protraction. Ne connaissant pas le travail de Johnston, ces auteurs créent pour lui le nom générique d’Æmphibothrium et dédient l’espèce au zoologiste danois qui en avait fait mention. Ils le placent aussi près des Tristomes.

V. Siebold a eu l’occasion d'observer ce mème Ver, mais dans la liqueur; Leuckaert lui en avait fait parvenir. Nous ne sommes pas étonné que ce savant n'ait pu se persuader qu'il est voisin des Tristomes ; il est trop petit et il se déforme trop facilement dans les liquides conservateurs pour permettre de bien saisir ses caracteres.

Dans sa Faune d'Irlande, Thompson cite ce Ver sous le nom imposé par Johnston, sans ajouter de nouvelles observations. Il est cité ensuite par Creplin, dans le quatrième supplément au Catalogue des parasites, et par Diesing dans son Système des Helminthes. C’est à tort que Creplin propose de changer le nom générique d’Udonella et de lui substituer, en outre, un nom spécifique nouveau. La science n’a rien à gagner à ces changements de noms.

Dans ces divers auteurs il n’est question que de la forme extérieure de l’'Udonella ; nous allons faire connaître les principaux traits de son organisation et de son développement. Le corps est allongé, plus ou moins arrondi, légèrement strié en travers, terminé en avant par une bouche placée dans l'axe du corps et flanquée de deux ventouses membraneuses très-mobiles, en arrière par une large ventouse sans crochets ni piquants. L’orifice sexuel est non loin de la bouche ; le pénis est nul ou rudimentaire.

UDONELLA CALIGARUM, Johnst. (PI. I.)

Synonymie. Udonella caligarum, Johnston, ir Loudon's Mag. of nat. Hist., vol. VIII, p- 497, et Thompson, Ann. and Mag. of rat. Hist., vol. XV, p. 320. Phylline? caligi, Kroyer, Tidskrift., vol. I, PI. VI, fig. 2, n et2n*, p. 621,

en note.

Amphibothrium Rroyeri, Frey et Leuckaert, Beitr. zur Kentniss. d. Wirbellos.

Thiere., p. 147, tab. IT, fg. 2.

V., Siebold. Erichson’s Archiv., 1850, p. 376. Udonella caligarum, Diesing, Syst. Helminth., vol. I, p. 427. Udonella caligarum, Grube, Die Familier der Anneliden, 1851, p. 116. Udonella caligarum, Creplin, Nachtrâge zu Gurlt's Verzeichniss, etc., Trosehel's Archiv., 1851, p. 304.

Ce Ver est long de 5 à 6 millimètres.

Il habite le corps de plusieurs espèces de caliges, surtout les tubes ovifères des femelles. Nous en avons trouvé sur des caliges de flétan (Pleuronectus hippoglossus) et de morue (Gadus morrhua) provenant de la pêche du Nord. Hydman en a observé sur un calige de Trigla qurnardus.

Les caliges étant des Crustacés parasites, siles Udonelles vivaient à leurs dépens, nous aurions un exemple de parasite sur parasite, mais ils ne sont que les commensaux de ces Crustacés.

On en trouve souvent de toutes les grandeurs les unes à côté des autres sur le même tube ovifère, comme on peut le voir par la figure que nous donnons de ces Vers en place.

Ces Vers sont toujours attachés par la partie postérieure du corps; cette partie est terminée par une énorme ventouse qui les fait ressembler à une sangsue. La partie antérieure est libre et flottante.

Cette ventouse postérieure est de forme circulaire, un peu étranglée à sa base, et ne porte ni crochets ni rayons, soit au centre, soit sur le bord. C’est peut-être le seul Trématode tristomien qui se trouve dans ce cas.

L'Udonelle est de couleur grisätre, et ressemble exactement, par sa forme comme par ses mouvements, à une jeune sangsue. La surface du corps est légèrement striée dans loute sa longueur, surtout pendant la contraction. 11 est plutôt arrondi que plat, et ne présente d’étranglement cervical que pendant certains mouvements. Il n’y a pas plus de tête distincte que dans les Hirudinées. La ventouse qui termine le corps postérieurement est, comme nous venons de le dire, fort grande. La peau, quoique assez épaisse, présente encore assez de transparence pour permettre de distinguer les principaux viscères à travers son épaisseur.

Il n’y a aucune trace de points oculaires. #

L’orifice buccal est situé à l'extrémité libre, exactement au milieu du corps. Cet orifice est suivi d’un bulbe très-volumineux, dont les parois musculaires sont fort épaisses. C’est le même organe que l’on trouve à l'entrée du tube digestif dans tous les Trématodes et qui distingue déjà nettement ces Vers des sangsues. ,

L'Udonelle peut dégainer toute cette partie qui précède le bulbe, et pendant cette protraction il prend un tout autre aspect; le bulbe devient alors terminal, et la cavité digestive commence par une sorte d’entonnoir dont les parois sont tapissées par des papilles régulièrement disposées en cercle. Pendant la rétraction, au lieu d’un entonnoir on voit une lévre inférieure et deux levres latérales.

A côté de la bouche il existe deux ventouses, comme dans tous ces Trématodes supérieurs; mais pour peu que le bulbe de la bouche se dégaine, ces deux organes s’éloignent de l'extrémité libre et, se plaçant sur le cou, produisent l'effet de deux ailes, qui ne sont pas sans analogie avec les deux nageoires cervicales de quelques Mollusques ptéropodes. Ces organes peuvent, en effet, s'étendre dans différents sens, s’aplatir et s’allonger même comme nn tentacule, ou bien affecter une forme circulaire, en se creusant au milieu, comme une ventouse. C’est sans doute à l’aide de ces organes qu'il s'attache pour prendre sa nourriture.

Le tube digestif est conformé comme dans les autres Tristomiens; on voit un court œsophage derrière le bulbe buccal, puis le tube se bifurque, et les deux branches descendent le long des parois, parallèlement au vitellogène, jusqu'au-dessous du testicule. 11 n’y a pas de cœcums sur son trajet. On le voit à peine à l’extérieur, tant à cause de la minceur de ses parois qu’à cause de son contenu incolore. Le tube digestif remplit en grande partie l’espace laissé au milieu des viscères. Les parois sont sensiblement contractiles, et les aliments se meuvent visiblement dans son intérieur, vont et viennent selon les contractions du corps.

L'appareil sexuel est très-développé. Les orifices màles et femelles sont situés sur la ligne médiane en dessous, non loin de l’extrémité céphalique. Ils s’abouchent dans une cavité commune.

Le testicule est unique et très-volumineux; il occupe le milieu du corps et ne change pas de place: il consiste en: une poche sphérique, à parois minces, pleines de granulations qui le rendent d’un blanc mat. On ne voit pas de spermatozoïdes se mouvoir dans son intérieur.

De son bord antérieur naît un canal déférent unique, situé un peu sur

(15) le coté, qui se rend directement en avant, passe le long du germigene, et vers sa terminaison il se renfle en une poche qui se remplit de spermatozoïdes mobiles. Ils grossissent dans cette cavité qui fait fonction de réservoir. Ce canal est assez difficile à observer, surtout à son origine; il faut un heureux hasard pour le découvrir et le suivre dans tout son trajet.

Nous n’avons pas vu de pénis.

L'appareil femelle est moins simple : les vésicules germinatives et le vitellus sont formés par des glandes différentes éloignées l’une de l’autre, mais confluentes dans un canal commun médian, d’où nous verrons sortir l'œuf brusquement formé.

Le germigène est situé au devant du testicule dont il n’a que le quart en volume ; il consiste aussi en une vésicule limpide, sphérique, comme dans les autres Trématodes, et qui est, à l’époque des amours, toute remplie de vésicules germinatives. On les prendrait pour des œufs complets à cause de leur composition. Ils sont plus volumineux dans le voisinage du canal excréteur.

On voit distinctement, dans les germes les plus avancés, trois vésicules emboitées les unes dans les autres, toutes remplies d’un liquide transparent. C'est ce germigène qu’on distingue le mieux à travers la peau, après le testicule toutefois.

Du milieu du germigène naît en avant un canal excréteur, qui se replie bientôt sur lui-même et aboutit ensuite à un organe que nous regardons comme l’oviducte.

L'organe qui produit le vitellus est beaucoup plus volumineux que celui qui engendre les germes; nous l’avons appelé vitellogène. Il est double et occupe presque toute la largeur du corps ; ses parois sont d’une délicatesse extrême, et c’est surtout par le vitellus opaque qu'il renferme, qu'on peut poursuivre le contour de cet organe sécréteur. Les deux vitellogènes semblent se réunir en arrière, remplissent une grande partie de la cavité postérieure du corps, et abouchent en avant dans un canal commun où aboutit en même temps le germiducte.

Comme les œufs de tous ces Vers sont tres-grands, il faut une grande quantité de vitellus et une glande en rapport avec le produit qu’elle doit fournir.

C'est vers ce point commun que l’on aperçoit un organe particulier dans lequel l'œuf véritable se forme et que nous avons désigné sous le nom d’ootype. C’est un moule dans lequel le germe est enveloppé des globules vitellins et d’où sort l’œuf tout formé garni de sa coque solide et de son long filament.

(4x6 Ÿ . Les œufs sont évacués au fur et à mesure quhils se forment, et toute la coque se montre déjà au dehors, qu'il tient encore dans l’ootype par son long filament. Nous avons assisté à cette ponte, et nous avons pu voir distinctement l'œuf se former dans son ootype.

C’est une cartouchière dans laquelle on introduit la balle et la poudre, et d’où sort la cartouche toute formée avec son enveloppe de papier.

Développement. — C'est le seul Ver trématode jusqu'à présent connu, dont tout le développement ait été observé; dans tous les autres il y a des lacunes.

Nous avons vu les œufs se former par la réunion des vésicules germinatives et du vitellus, et sur le trajet de l’oviducte, dans l'intérieur de l’o0type, nous avons vu apparaître la coque avec son long filament.

Les Udonelles déposent ces grands œufs sur le corps des caliges, et au fur et a mesure qu’elles en pondent, les œufs s’attachent les uns aux autres par leur long filament et ressemblent à un bouquet de vorticelles contractés. Quelques caliges en sont littéralement couverts à certaines époques de l’année.

L'œuf, un peu avant la ponte, est encore assez transparent pour qu'on puisse distinguer dans son intérieur une grande vésicule blanche, nageant au milieu d’un liquide limpide, et autour de cette vésicule on voit les globules vitellins, formant des amas de granules répartis à une certaine distance les uns des autres.

La fécondation doit avoir lieu dans l’intérieur même du corps, et le premier phénomène que l’on observe après cet acte important, c'est la disparition de la vésicule centrale; dans la plupart des œufs on n’en distingue plus aucune trace immédiatement après la ponte.

Les globules vitellins s'organisent ensuite sans que l’on aperçoive aucune apparence de fractionnement. Le contenu a perdu sa clarté, et la surface semble transformée subitement en une couche blastodermique.

Le jeune Ver existe sous la forme d’un sac sans ouvertures.

La masse embryonnaire, en même temps qu’elle est organisée à sa surface, est devenue plus dense, et un liquide apparaît entre la coque et l'embryon, dans lequel celui-ci se meut librement.

L'embryon a la même forme que l'œuf.

Le blastoderme s’allonge ensuite aux deux pôles, et, trouvant la résistance de la coque, il se replie sur lui-même et affecte la forme d’un haricot. Sous ce rapport le développement des Udonelles présente une grande analogie avec celui des Nématoïdes.

fur.)

Bientôt tout le liquide a disparu autour de l'embryon; il remplit entièrement la cavité de l'œuf.

Vers le milieu du corps, on voit se former le premier organe, qui mani- {este son apparition sous la forme d’une vésicnle blanche et transparente ; c’est le testicule.

Autour du testicule surgissent ensuite des cellules en nombre assez considérable et qui s'étendent sur le côté d'avant en arrière ; c’est le vitellogène. Il présente l'aspect d’un chapelet. On le voit devant et derrière le testicule.

On voit ensuite une seconde vésicule blanche, beaucoup plus petite que le testicule, apparaître devant l'organe mâle ; c’est évidemment le germigène,

En même temps la peau s’épaissit aux deux bouts et elle perd de sa transparence ; au bout postérieur apparaît un bourrelet circulaire qui doit devenir la ventouse postérieure, et à l'extrémité opposée surgissent deux taches circulaires ou les ventouses buccales.

En même temps que ces ventouses s'organisent aux dépens de la peau, le bulbe œsophagien à paru, et on aperçoit les premiers indices du tube digestif.

Nous n'avons pu découvrir ni vésicule pulsatile, ni canal de l'appareil excréteur; c'est avec hésitation que nous signalons des traces de canaux excréteurs à un âge un peu plus avancé. Nous ne doutons cependant pas de leur existence.

Les divers appareils sont tous assez développés au moment de léclosion, et l’'Udonelle a la forme des adultes. Elle ne doit donc plus subir de métamorphoses, et, se trouvant déjà des ce moment dans les mêmes conditions que les parents, elle n’a plus qu’à croître et à se reproduire.

Voilà donc un Ver qui parcourt toutes les phases de son évolution dans l'intérieur de l’œuf, et qui vient au monde pourvu de tous les appareils nécessaires à son entretien.

Il est déposé sur le corps des caliges et probablement qu'il émigrera sur le corps de ces jeunes Crustacés pendant la période de leur vie vagabonde. Nous avons remarqué, en effet, que les deux périodes d’éclosion des caliges et des Udonelles correspondent. Quand ces Crustacés ont perdu leurs tubes oviferes, il n’y a plus ni œufs, ni jeunes Udonelles à découvrir.

Affinités. — Nous avons déjà vu plus haut que les premiers auteurs qui ont fait mention des Udonelles, quoiqu'ils n’eussent point de données sur leur organisation, les ont cependant placées dans le voisinage des Épibdelles et des Tristomes. Leurs affinités ont donc été appréciées d'emblée, et nous n'avons pas eu d'erreur à signaler.

Suppl. aux Comptes rendus, T. IN. 3

M. V. Siebold a recu ce Ver de MM. Freyæt Leuckaert et il ne peut se persuader, dit-il, que les Udonelles soient voisines des Tristomes (1). La liqueur aura altéré la forme de ces animaux, et leur petitesse n’aura pas permis à M. V. Siebold d'en faire l'anatomie; si ce savant en avait observé en wie, il n'aurait montré aucune hésitation à lui assigner sa place définitive. 11 ne peut y avoir aucun doute à ce sujet : ce Ver appartient par tous ses caractères aux Tristomiens, et prend rang à côté des Épibdelles.

Genre EPIBDELLA, de Blainv.

Ce genre est créé par de Blainville pour un Ver que Baster a le premier fait connaitre et dont O.-Fr. Muller a donné une bonne figure. Il est nommé Hirudo hippoglossiü dans la Zoologie danoise. Jusqu’à présent on n’en connaît qu’une seule espèce, vivant sur le flétan (Pleuronectes hippoglossi). Nous venons de découvrir une seconde espèce sur le corps du WMaigre d'Europe {Sciæna aquila) et qui n’est pas sans présenter un haut intérêt sous plus d’un rapport.

Ces deux espèces se distinguent entre elles aussi bien par les caracteres extérieurs que par les dispositions anatomiques de leur appareil.

Le genre Epibdella présente les caractères suivants : « Corps de forme » ovale, mince et aplati; tète pourvue de deux ventouses, une grande ven- » touse en arrière armée de crochets et couverte en dedans de papilles régu- » lièrement disposées, avec le bord frangé ; les orifices sexuels situés sur le » bord à droite près de la ventouse buccale ; deux vésicules pulsatiles, s’ou- » vrant en avant, à quelque distance du bord. Ils vivent sur la peau des Pois- » SONS. »

Il y a peu de genres qui méritent autant une étude approfondie. Au sujet de la première espèce, qui est connue déjà depuis longtemps, des opinions très-diverses ont été émises sur ses affinités ; mais ce qui ajoute un bien plus haut intérêt à son histoire, c’est la curieuse disposition de quelques-uns de ses appareils qui présentent une complication que l’on ne trouve dans aucun autre Ver de ce groupe. Le genre Æpibdella peut servir, en effet, de point de comparaison ou comme type d’un Trématode élevé.

A quatre reprises différentes nous avons recommencé cette anatomie, et ce » n’est qu'à la fin que la disposition des appareils est devenue claire; nous n’avions eu jusqu'alors que des Vers plus ou moins bien conservés, et il est indispensable d’en avoir de vivants. Nous avons pu en conserver en vie,

(1) Erichson’s Archiv., 1850, p. 356.

19 ) d'abord pendant toute une semaine, puis, à la fin, nous les conservions pendant quinze jours et plus longtemps encore (1).

C’est Baster, le premier, qui fait mention de ce parasite de l’hippoglosse ; mais, comme il lui est arrivé souvent, Baster a pris la grande ventouse postérieure pour la tête, et il a cru devoir le rapprocher des Lernéens de Linné.

Ot.-Fr. Muller en a donné une bonne figure quelques années plus tard et le désigne sous le nom de Hirudo hippoglossi ; c’est cette même figure de Muller, qui a été reproduite dans les divers ouvrages qui en font mention. Il est à regretter que l’on n’ait pas eu plus de confiance dans les observations de l’auteur de la Faune danoise ; on eüt évité par là diverses erreurs qui ont été commises dans l'appréciation de ses affinités zoologiques.

Je ne doute pas que ce ne soit le même animal dont O.-Fr. Muller fait mention dans sa Fauna groenlandica et qui provient également de l'hippoglosse.

Depuis ces premiers observateurs, ce Ver n'a plus été étudié que par M. Rathke, dans les Actes des curieux de la nature. Ce savant à donné, il y a une dizaine d'années, une nouvelle figure et une courte description des caracteres extérieurs, d’après des individus conservés dans la liqueur; les détails anatomiques manquent encore complétement. M. Rathke place ce Ver dans le genre Tristome et change son nom spécifique d’Hirudo hippoglossüi en celui de Tristoma hamatum. Ce travail est accompagné d’une nouvelle figure qui est la seconde et la dernière. Il n’est question dans la description de cet auteur, que des organes qu'il a pu observer à travers la peau sur des individus conservés.

Dans son #anuel, publié en 1816, Oken a créé le genre Phylline pour le Trisiome rapporté par Lamartiniere et pour lequel Bosc avait, quelques années auparavant, créé le genre Capsala. Oken rapproche la sangsue de l'hippoglosse de ce genre, qu’il place dans le voisinage des Lernéens. Il y a ainsi du bon et du mauvais dans l’appréciation de l'illustre naturaliste philosophe.

M. Baer, sans avoir étudié ce Ver, parle, dans son remarquable Mémoire sur les animaux inférieurs, de l'Hirudo kippoglossii de Muller, et il ne lui semble pas impossible, dit-il, que ce parasite ne soit voisin de son genre Niüzchia. est vrai, ajoute ce savant, que Muller ne parle pas de ventouses en avant, mais ses figures permettent de supposer qu’elles existent. Ce savant à donc bien deviné les affinités.

(1) Nous les placions tous les jours dans une huiître fraiche; c'est ainsi que l'on peut se procurer de l’eau de mer tous les jours et à peu de frais.

Dans les deux articles J’ers et Sangsues du Dictionnaire des Sciences naturelles, de Blainville fait mention de cet animal, et lui assigne un rang parmi les sangsues parasites qui vivent fixées à la même place ; il lui donne le nom générique d’Epibdella. C’est ce nom que nous lui conservons.

Lamarck, tout en conservant ce Ver sous le nom générique de Phylline d'Oken, à côté des Piscicoles, doute que ce soit une Annélide; il est plutôt voisin, ajoute-t-il avec raison, des Holostomes et des Planaires. C’est par erreur que ce Ver est rapporté au genre Malacobdelle dans la seconde édition de Lamarck.

Dans sa belle Monographie des Hirudinées, M. Moquin-Tandon cite l'Epibdella sous le nom générique de Phylline, tout en exprimant le doute si les Malacobdelles et les Phyllines ne doivent pas être rejetées de la famille des Hirudinées. Ce doute est parfaitement justifié, comme nous allons le voir.

Diesing a publié une Monographie du genre Tristome en 1835 ; il pense que le Tristoma elongatum et V Hirudo hippoglossii ne sont qu'une seule et même espèce, opinion qu’il attribue à tort à Baer. Cette Monographie est précédée d’une partie historique très-importante, mais les détails anatomiques, tout en étant les premiers que la science possède, sont loin d’avoir la même valeur.

D'après une Note de Fr. Leuckaert nous voyons que ce Ver n'était pas inconnu à ce savant, mais il n’en a toutefois rien publié, que nous sachions (1). L

L'aspect extérieur semble assez rapprocher ce Ver des Malacobdelles, dit M. Blanchard, pour faire supposer qu'ils doivent peut-être former une seconde famille, dans le même ordre; mais l'observation des parties internes est tout à fait nécessaire, ajoute-t-il, pour décider cette question. Plus loin, en parlant du Tristoma sturionis, M. Blanchard confond comme Diesing, dont il reproduit la même synonymie, cette espèce avec l'Hirudo hippoglossii (2).

En somme, il n'y a que Baster, O.-F. Muller et Rathke qui aient observé cet animal, et eux seuls en ont donné une figure originale. Ils n’ont connu de l'anatomie de ce Ver que ce que l’on peut observer à l'œil nu à travers la peau.

(1) Zoolog. Bruchstäck, AIT, p.11.

(2) Ann. Sc. nat., 1847, vol. VIII, p. 142 (en note); Zbid., p. 302, et Voy. en Sicile, vol. III, p. 66 {en note) et p. 132.

A cette espèce de l’hippoglosse nous pouvons en ajouter une seconde, plus belle encore que la première, et que nous venons d'observer sur le corps du Maigre d'Europe.

EPIRDELLA HIPPOGLOSSIH, O.-Fr. Muller. (PL II et III.)

Caractères. — Corps à peau blanche des deux £ôtés, les deux ventouses antérieures allongées, non excavées, peu distinctes; la ventouse postérieure est armée au milieu de trois crochets, dont les deux antérieurs et surtout celui du milieu sont très-longs; le dernier, situé près du bord, est fort petit.

. Synonxmie. Tertia pediculorum species , Baster, Opuscul. subs., I, p. 138, tab. VHI,

Sig. 11,4, A.

Hirudo hippoglossü, O.-Fr. Muller, ‘Zoolog. Dan., IL, tab. LIV, fe. 1-4.

Hirudo hippoglossü, Ot. Fabricius, Fauna Groerlandica, p. 302, t. 1, f. 8.

Hirudo hippoglossi, Encyclop. méthod., PI. LIT, fig. 11-14, copié dela Zcol. Dan. de Muller.

Hirudo hippoglossii, Linné, Gmel., p. 3098, n° 14.

Phylline hippoglossii, Oken, Lehrbuch der nat. Geschichte, 3 th., p. 351.

Epibdella hippoglossii, de Blainville, Dict. des Sc. natur., art. Sangsues, vol. XLVII, p. 260, atlas, PL. f, 8, et vol. LVIL, p. 567. art. Fers.

Nitzchia hippoglossii, Baer, Act. Ac. nat. cur., vol. XIIL, 2 th.

Phytlline hippoglossi, Lamarck , Anim. s. Vertèbres, 2° éd., tom. V, p. 526.

Tristoma hamatum, Rathke, Faurna Norwegica; Act. Acad. nat. cur., vol. XX, p- 238, PI. XII, fig. 9-11.

Phylline hippoglossi, Moquin-Tandon, Monogr. des Hirudinées, 2° éd., 1846, p- 392.

Phylline hippoglossii, Diesing, Systema Helminth., vol. I, p. 426.

Tonsueuritotalet "2 #04 1 20-24 millimètres.

DArGeUmE SACS TELE 10-13 Ventouse postérieure. Diamètre... 5

Nous en avons observé pendant toute l’année.

Ce parasite vit sur le corps du Pleuronectes hippoglossus. On en trouve quelquefois en très-grande quantité sur les Poissons vivants que les pécheurs conservent dans leurs viviers en revenant de la pêche du Nord. On tient ces flétans en vie en les suspendant par une corde autour de la queue. La face brune du Poisson se couvre de caliges et la face blanche d’Epibdelles.

Description. — La forme du corps est ovale; il est d’un blanc mat, comme la face blanche du Poisson qu'il habite; il est aplati et mince comme une

feuille et s'attache si intimement à la peau, que, malgré son volume, on à quelque peine à le découvrir; on peut l'avoir depuis longtemps sous les yeux sans l’apercevoir. Il ressemble à quelque feuille blanchie ou à une écaille de Poisson décolorée. Il se colle si intimement au Poisson sur lequel il vit, par la ventouse et le corps, qu'il ne fait pas même une saillie.

On peut diviser le corps en trois parties distinctes : la tête, le tronc et la ventouse.

La tête est proportionnellement fort petite; elle est limitée en arrière par une échancrure qui est située à la base de deux lobes antérieurs. Ces lobes avaient échappé à O.-Fr. Muller; Rathke les à reconnus et les à comparés avec raison aux ventouses buccales des Tristomes. Ces organes peuvent fort bien correspondre aux ventouses des Tristomes et justifier leur rapprochement de ces Vers, mais nous ne croyons pas qu'ils puissent en remplir les fonctions. Ils ont la forme d’un coussinet; il n'y a point de bord libre ni d’excavation au milieu; on ne distingue point de fibres rayonnées ou circulaires dans ses parois, et c'est à peine si on peut même dire qu'ils forment saillie. Ce sont des organes qui prennent leur développement seulement dans d’autres Vers et qui sont ici dans un état rudimentaire.

Le tronc montre au milieu les deux testicules avec leur canal déférent, le germigène avec la poche souvent remplie et les canaux du vitelloducte ; ceux-ci se voient surtout en avant et sur le côté. A la hauteur de l’échancrure céphalique, au milieu, est située la bouche ; dans l’échancrure à gauche on voit l’orifice sexuel mâle et une papille mobile dans laquelle il s'ouvre.

Le long du corps, on distingue aussi, à droite et à gauche, au milieu des lobes du vitellogène, le canal latéral de l’appareil sécréteur. Toute la surface du corps est lisse ou légèrement ridée pendant la contraction; le corps se rétrécit en arrière et forme un pédicule qui porte la ventouse.

La ventouse est tres-grande; elle occupe le tiers ou le quart de Ja longueur du corps. Tout le bord est garni d’une frange mince et délicate dont la surface externe seule est ridée. Cette frange est plus large en avant qu’en arrière, comme l’a fait remarquer déja M. Rathke.

La face externe de la ventouse est lisse comme le tronc, tandis que la face interne, ou le côté concave, est couverte de tubercules; ces tubercules occupent surtout la moitié postérieure de l'excavation et sont disposés en rayons, partant du centre vers la circonférence ; ils forment de neuf à dix rangées dont les horizontales ou les premières ont les tubercules les plus gros. Dans quelques individus cependant nous avons vu toute la surface interne de la ventouse également couverte de ces corps; quand ils sont plus

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nombreux, ils deviennent plus petits. Au centre, ces tubercules sont situés irrégulièrement. Au milieu de la ventouse on distingue, en outre, toujours du même côté, un dessin en forme de V renversé; ce dessin est formé dans sa moitié postérieure par des crochets cornés, qui sont logés dans la peau, qui peuvent s'engager par l’autre bout dans l'épaisseur des chairs de l'animal sur lequel ils sont fixés. Il y en a trois de chaque côté; les antérieurs sont courts, légérement courbés et pointus aux deux extrémités ; les postérieurs ont plus du double de la longueur et ne montrent au dehors que le crochet; ils sont aussi plus gros et obtus à l’extrémité qui est engagée dans la peau. Les deux pointes antérieures saillent vers le milieu des deux branches qui forment le V, tandis que le crochet se montre tout pres du bord libre, à l’endroit où le bord de la ventouse est légerement échancré La pointe est toujours dirigée en dehors. Les troisièmes sont situés derriere les précédents, entre eux et le bord libre de la ventouse; ces derniers sont forts petits : ils nous ont échappé pendant longtemps; personne ne les à encore reconnus. Ils consistent dans une tige droite, effilée brusquement vers le bout et recourbée exactement comme un hamecon. La ventouse avec ses dépendances a été bien décrite par Rathke, sauf cette troisième paire de crochets.

La ventouse adhère encore fortement après la mort, même quand on place le Ver sur une surface lisse et unie. Il s'attache comme s’il était en vie. Nous avons souvent vu des individus vivants repliés sur eux-mêmes au milieu du corps, avec la tête attachée à la ventouse postérieure, dans une position semblable à celle des sangsues et de la chenille géomètre.

Quand le Ver est bien vivant, le corps s’allonge en avant comme dans les Hirudinées, ou bien il se raccourcit en se développant en largeur ; mais ces mouvements, quoique assez étendus pour un Tristomien, ne sont pas cependant aussi étendus que ceux des Hirudinées en général. Le mouvement habituel dans l’eau consiste dans le rapprochement de la tête de la ventouse postérieure.

EPIBDELLA SCIÆNÆ, V. Ben.

Caractères. — Le corps est blanc en dessous, tacheté de rouge en dessus: les deux ventouses antérieures circulaires, excavées et tres-distinctes ; la ventouse postérieure, grande ; les crochets antérieurs de la grande ventouse, les plus développés.

Longueur du corps............ 24 millimètres. DANPEUIL Eee seller NI Ventouse postérieure. ..... PME ae

Habitation. — Sur le corps du Maigre d'Eurgpe (Sciæna aquila), habitant les diverses régions du corps.

Description. — La peau est blanche en dessous : couverte de taches de

pigment rouge en dessus: ces taches de pigment ressemblent à celles du corps des caliges.

Les deux ventouses antérieures donnent un aspect particulier à cette espèce, aussi est-elle plus voisine des Tristomes que l’autre. Ces ventouses sont circulaires et montrent distinctement des fibres musculaires rayonnées. Elles ont la forme d’une cupule et se rapprochent l’une de l’autre au point qu'il n’y a plus d'espace entre elles.

La bouche est située au milieu, entre les deux ventouses. Nous n’avons rien remarqué de particulier dans le tube digestif.

De chaque côté du corps on voit aussi la partie élargie et contractile de l'appareil excréteur ; les autres canaux n'offrent rien de particulier.

La ventouse postérieure est armée, comme dans la premiere espèce, de trois crochets; deux antérieurs très-forts, montrant leur pointe libre en avant, et qui sont engagés dans les tissus les trois quarts de la longueur : ces crochets ressemblent par leur forme à une dent canine ; les deux autres crochets sont grèles, très-rapprochés l'un de l’autre et montrent leur pointe libre dirigée en arrière.

Les tubercules qui remplissent cette ventouse ne montrent pas cette régularité que nous voyons dans la premiere espece.

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