IIAMZ, IMPRIMKIIH DK L'ACADÉMIE ROYALE DE IIELCIQIE
r Extrait des Mèiunires de t'AcadéiDir roiiair de Jiehiiqiir . [nmc. XXXVI.',
Depuis plusieurs années , je rassemijle des matériaux sur l'histoire naturelle des polypes de nos côtes. J'entends par polypes les acalèphes et polypes proprement dits , que Leuckart a réunis sous le nom de Coelentérés.
J'ai publié, il y a une vingtaine d'années, deux Mémoires sur les animaux de cette classe; mais, à Tépoque de cette publication, on ne se doutait pas de la valeur respective des formes agames et des formes sexuées : on commençait à peine à entrevoir quelques rapports entre les polypes proprement dits et les méduses. On ne pensait pas que le même animal pût appartenir à la fois aux deux classes. Mais si aujourd'hui on est d'accord sur le fait, on est bien loin de s'entendre sur la signification des diverses formes que ces organismes affectent. En effet, la forme médusaire ou sexuelle ne s'épanouit quelquefois pas complètement : les organes sexuels continuent bien leur développement régulier, mais l'animal, tantôt mâle, tantôt femelle, est frappé d'arrêt de développement, il continue à vivre, mais il ne se développe pas davantage : c'est le faon qui prend les attributs du cerf; quelquefois c'est même le fœtus ou l'embryon qui, sous sa forme primitive, exhibe les produits sexuels. Quelques naturalistes, et nous sommes de ce nombre, voient dans cet avorton adulte un animal véritable, quand même il ne consisterait que dans une simple gaine enveloppant les œufs, tandis que d'autres ne voient dans celte enveloppe ou celte ébauche qu'un organe particulier dépendant de la colonie. On voit cependant réalisées, toutes les formes, entre l'avorton et la méduse; ce sont des fleurs dont les enveloppes avortent régu-
4 liSTRODUCTION.
lièremenl, sans préjudice pour les étamines et les pistils. Les fleurs ne sont pas moins fleurs quand elles sont privées de calice et de corolle.
On ignorait aussi, il y a vingt ans, et Ton sait bien positivement aujourd'hui, qu'en général, les méduses (|ui naissent d'une colonie de polypes ne sont pas de jeunes animaux agames, mais des formes sexuées et adultes dont la progéniture seule peut reprendre la forme première. Seulement, il reste encore à élucider quelques points importants sur certaines formes intermédiaires que Ton a vainement cherchées jusqu'à présent. On ignore , par exemple, si certaines méduses, qui engendrent par agamie d'autres méduses, n'ont pas une forme intermédiaire encore inconnue; si elles n'ont que la reproduction agame seule K ■
Une divergence d'opinion non moins importante, sous le rapport zoologique, règne sur un autre point : D'après Agassiz, les hydroïdes ne sont pas plus des polypes que les larves d'insectes ne sont de vrais vers. In my opinion [ihe hydroids) can no more be considered as yenuine polyps, lluin the wormlike larvae of insects can be considered as genuine worms.
Et plus loin, le même savant exprime, dans des termes énergiques, l'opinion que les Hydroïdes doivent à jamais [for ever) être éloignés des vrais polypes. The vieiv which represenls the hydroids as true polyps must be for ever banished from our science.
M. Agassiz ne comprend pas comment Rolliker ait pu nommer les Siphonophores des Sivimminy polyps; le savant naturaliste de Boston comprendra alors beaucoup moins comment j'ai pu nommer les acalèphes eux-mêmes des polypes. Aussi bien que le mot des anciens a passé des céphalopodes [Polypns] à ces organismes infimes, qui n'ont rien de commun avec eux, aussi bien peut-il s'étendre, à notre avis au moins, à tous ceux qui ont avec eux des
' Voyez une communication fuite par Ern. Hacckl à l'Académie de Berlin (2 février I8G0), sur une nouvelle forme de génération alternante chez les méduses, et sur le degré d'aflînité qui existe cutrc les Ginjonidcs cl les OErjinides.
nUiiiilés rcolles. Il nous a seinl)lé que les acalèphes (levaient absorber les polypes ou les polypes les acalèphes ; or, comme les polypes sont plus nombreux, que le nom est plus ancien et que les acalèphes ne sont que des j)olypes élevés à un plus haut degré de perfectionnement, nous avons préféré conserver le nom ancien. Les batraciens pérennibranches sont des batraciens aussi bien que les anoures, quoiqu'ils conservent pendant toute la vie les organes de la vie embryonnaire.
Il est vrai, Agassiz dit ailleurs qu'un véritable polype possède un sac digestif flotlant dans la cavité du corps : True polyps luire a clislinct difjeslive sac haïKjiiuj inio llie large main cavify of (lie hodi/ ; mais, dans ce cas, les hydres ne sont pas des polypes, et ce sont cependant elles que Ton a d'abord désignées sous ce nom, que l'on a même considérées quelquefois comme type. Je ne vois pas de milieu ; il faut ou rejeter complètement ce nom et le remplacer par le nom de Coelenlérés proposé par Leuckart, ou bien l'étendre à tous les animaux de la classe. On est de la classe des polypes ou de celle des vers, comme on est de la classe des oiseaux ou des mammifères, et les polypes, avec les acalèphes des anciens, ne font évidemment qu'une seule et même division.
On voit par là qu'il reste encore beaucoup à faire pour mettre l'élude de ces animaux au même niveau que celle des autres; il n'y a cependant pas de classe ([ui ait été étudiée avec plus de ténacité dans ces dernières années. Des travaux remanpiables ont été exécutés, avec une rare sagacité, en Amérique comme en Europe, dans la Méditerranée connne dans rAdriali(|ue, sur la côte d'Ecosse et d'Angleterre, comme sur les côtes de Norwége et de Danemai'k. Partout des zoologistes distingués ont recueilli et observé ces délicats organismes; et cependant il existe encore tant de lacunes ! Des groupes entiers ne sont connus que par leurs formes sexuées, et d'autres seulement par leurs formes agames, et les phases d'évolution, indispensables pour l'appréciation des affinités naturelles, manquent dans un grand nombre.
Parmi les travaux les plus précieux enlrepris dans ces derniers temps, nous citerons en particulier les recherches de M3I. Th. Hincks et Krohn sur les polypes si curieux, auxquels 31. de Quatrefages avait donné depuis longlemps le nom d'Éleulliérics. M. Hincks a démontré que ces Éleuthéries descendent d'un polype corynoïde [Clavalella) , dont ils sont la forme sexuée, ce qui confirme complètement l'opinion que nous avions le premier émise, comme Dujardin et Krohn le reconnaissent '. Depuis les recherches du révérend Th. Hincks, M. Krohn a fait encore sur les Éleuthéries de la côte de Nice -, des observations fort intéressantes dont le professeur de Filippi a entretenu tout récemment l'Académie de Turin ^.
Ce que nous ne comprenons pas, c'est que le nom d'Éleulhérie, donné d'abord par de Quatrefages à la forme médusaire , ait été abandonné pour faire place à celui de Clavalella, qui sert plutôt à désigner une forme polypiaire.
C'est , en effet , une question d'un haut intérêt que de savoir s'il faut classer tous ces animaux d'après les caractères fournis par les polypes ou par les méduses. Le cls est parfois fort embarrassant. Il faut naturellement tenir compte, avant toiat, de l'âge complet cl adulte; mais que faut-il faire de ceux que l'on ne couinait encore qu'à l'âge agame, et surtout de ceux qui ne s'épanouissent pas jusqu'à la dernière phase médusaire, qui restent dans un état d'atrophie pendant toute la vie?
Faut-il donner un nom générique ou spécifique à la forme hydraire, quand on connaît la méduse qui en provient? Il est évident que non , et nous n'avons jamais compris comment un habile et savant naturaliste a pu donner le nom de stauridie à une forme qu'il savait engendrer une méduse. Autant vaudrait donner un nom générique particulier à une larve de papillon. Il ne peut y
• Anu. el Ma(j. iXal. hisl., sér. 5, vol. VII, 1861.
- Troschel's Archiv , 18(il , p. \ S7.
3 Séance du 12 juillet 1864, Gazella officiale, 180i, n" 147.
avoir évidemment qirun seul nom pour désigner les formes qui proviennent d'une seule souche, quel que soit leur nombre.
D'un autre côté, il y a aussi plusieurs de ces animaux que l'on ne connaît (jue par la forme médusaire : pour placer les Thuumcmlias , les Tiaropsis et tant d'autres, qui sont probablement voisins des campanulaires, il faut absolument attendre que l'on connaisse l'âge polypiaire, leur état de larve. Nous sommes absolument au même point où seraient des entomologistes qui auraient à classer des papillons dont ils ne connaîtraient pas les chenilles, ou bien à classer des chenilles dont ils ne connaîtraient pas le papillon. Le moment viendra où tous ces genres, comme ces familles, créés d'après le jeune âge seul, disparaîtront, et où il ne s'agira que de familles, établies sur les caractères fournis en même temps par les formes médusaires et polyjjîaires.
On a observé dernièrement des méduses tout à fait semblables provenant de deux polypiers différents, comme on a trouvé des Ténia identiques provenant de cyslicerques ditférenls par leurs caractères et leur origine. Cette identité peut être apparente et simplement le résultat d'observations incomplètes, ou bien elle peut être parfaite, dans un certain âge de la vie, pour nos moyens d'investigation au moins , sans que pour cela les formes doivent être fondues dans une seule et même espèce. Le Ténia coenurus, provenant des cœnures du mouton , est tout pareil au Tenta serrata, qui provient du cysticerque de lapin ; on ne peut pas dire cependant que ces deux Ténia appartiennent à une même espèce, tout en ne pouvant pas les distinguer l'un de l'autre. Les œufs de l'un donneront le tournis au mouton, les œufs de l'autre ne produiront aucun effet sur lui.
Les diverses espèces de Corijmorpha produisent, dit Sars, des méduses différentes, sous le rapport de leur organisation surtout. Cela prouve seulement que le genre Cori/morpha, établi sur des formes agames seules, est fort incomplètement connu; les Co>'^wwr/j/(fl d'aujourd'hui seront réparties demain dans des familles peut-éire très-éloignées les unes des autres,
et ce beau genre, en apparence l)ien assis, aura le sort de tant d'autres, qui n'étaient connus que par un seul âge.
Il est évident que l'étude de ces animaux est dans une période de transition. Les tubulaires et les campanulaires ne doivent pas former des groupes distincts des médusaires cryptocarpés ; ces familles doivent, au contraire, être fondues les unes dans les autres; mais, pour que l'on puisse bien juger de leurs affnn'tés réelles et de leurs rapports véritables, la plupart d'entre elles sont encore trop peu étudiées, surtout sous le rapport embryogénique. . Le travail que nous avons l'bonneur de communiquer aujourd'bui a pour but de combler quelques-unes des lacunes que nous venons de signaler, et de faire connaître les polypes qui fréquentent les côtes de Belgique dans les diverses pliases de leur évolution.
Pour rendre, avec toute leur ricbesse de ton, la délicatesse et la fragilité de formes qui distinguent ces organismes, nous avons eu recours au crayon et au pinceau; les descriptions les plus soignées ne valent souvent pas un simple croquis. Les naturalistes (jui n'ont pas étudié ces êtres en vie ne se font pas une idée de leur élégance et de leur beauté. C'est que les méduses sont vraiment, sous plusieurs rapports, les oiseaux ou les papillons de la mer, comme les polypes sont les fleurs de l'Océan, et les uns comme les autres réunissent à la richesse et à la variété des formes, le coloris le plus brillant et le plus varié. On ne trouve ni plus d'éclat ni plus de magnificence dans les colibris, ces diamants du règne animal, que dans les coraux et les madrépores. Ils luttent de beauté et d'élégance avec les plus belles productions de la nature, et il serait téméraire d'affirmer que le fond des bois ou la surface des prairies est plus richement émaillé de fleurs que le fond de l'Océan.
Et non-seulement les madrépores sont étalés isolément sur le roc comme les orchidées sur un tronc d'arbre , mais on voit ces fleurs animales s'associer de mille manières diverses pour former ici des guirlandes et des festons, là des corbeilles et des groupes au milieu de superbes parterres.
Il y a au fond bien peu de dilïérence entre ces deux règnes : dans le règne animal, les fleurs se délachenl des tiges pour mener une vie libre et vagabonde, tandis que, dans le règne végétal, les fleurs ne quittent pas la terre, et se flétrissent après avoir répandu leur parfum et leur semence.
Plusieurs naturalistes se sont déjà occupés des polypes qui bantent les côtes de Belgique et de Hollande, surtout aune époque où ces singuliers organismes n'attiraient guère Tattention des savants; mais tous ces naturalistes sont de leur époque : comme le botaniste cbercbait à compléter sa flore, le zoologiste cbercbait à compléter sa faune, et il se bornait, à cet effet, à enregistrer les formes nouvelles que le hasard lui faisait découvrir. Les rechercbes embryogéniques surtout ne pouvaient être le but, aussi longtemps que Ton n'avait en vue que l'élaboration de l'inventaire.
En 1760, Laur.-Tbéodor. Gronovius publia, dans les sida Helvetica\ sous le titre de : Observaliones de animakuUs aliquol marinae aquae innatantibus alque in liiioribus belgicis obvits, une notice fort intéressante, accompagnée d'une plancbe représentant fort bien le Ci/iUppe pileus,ime ioVie petite méduse, et, sous le nom de Ilijdra, un tubularien diflicile à déterminer.
Dans le volume V des mêmes Acla Helvetica, le même Gronovius publie, dans sa cinquième centurie, Animaliuin bdgkorum observatorum- , après les crustacés, les vers et quelques mollusques, les noms de quatre méduses et de deux beroë.
Basler, dans son introduction "', après avoir fait mention de la découverte de la nature animale du corail et des prétendues plantes marines (1762), parle, comme s'il écrivait aujourd'hui, des voies diverses par lesquelles la nature procède à la multiplication de ces organismes inférieurs. Verwonderhuj rvaardig , ja onbegrijpelijk zt'jn de verscheide ivegen, die de natiiur ter
' Basileae, 1700, vol. IV, p. 33.
•'- Id., 17G2, vol. V, p. âSÔ.
^ Naluiirh. uj/lxpnnning , \H)'-2, p. 7.
voorleeUnge dcr clieren inslaat, dit-il, « Les divers chemins que suit la nature dans la niulliplicalion des animaux sonl dignes d'altenlion, même incompréhensibles. » Puis il cite quelques particularités qui les rendent dignes, sous tous les rapports, de rallenlion des naturalistes, et il engage ceux qui en trouvent Toccasion de poursuivre ces investigations sur des animaux vivants dans le voisinage de la mer. On peut bien les conserver en vie un certain temps en renouvelant Teau de mer, dit-il, mais ils finissent par monrir, faute de nourriture. On voit que Baster connaissait les aquarium.
Baster a décrit et figuré les principales espèces de sertulaires, de campanulaires et de tubulaires de nos côtes; les alcyons, les actinies, le cydippe pileus et plusieurs méduses; on peut même dire, tous les animaux inférieurs de nos côtes, à l'exception des microscopiques.
De 1773 à 1778, L. Bomme a publié trois notices ' concernant des polypes et des animaux marins qu'il a observés i\ XWq de Walcheren. Sous le nom de Groole incarnaat polij'p, Homme décrit et figure la Tubularia calamaris.
Slabber ■' n'a pas décrit autant, mais tout ce qu'il a fait connaître et figuré est encore aujourd'hui fort reconnaissable. 3Ion savant confrère et ami Van der Hoeven a publié dernièrement la détermination des espèces figurées par Slabber, et j'ai été heureux de pouvoir lui fournir quelques notes sur ce sujet.
Pour ne parler que des Polypes, Slabber a observé le Callianyra hexa- (jona, qui n'a plus été vu depuis; il a observé les méduses de la Cainpanitlaria dichotoma, la Diiiema, que je lui ai dédiée, la Thaumantkis opuhaloïdes, YOceania coccinea ou la Tavris ncfjlecta deForbes et la Rliiz. perla. Il n'a étudié que des polypes libres.
Il est probable que Slabber péchait au petit filet en pleine mer, méthode
« Zeemi-sche verhand., 1771 , II'" deel, biz. 277; ib., 1773, 111''= dcci, biz. 283; «6., 1778, VPded, blz. 557.
^ JValuurkunde verhistig. Haarlem, t778.
INTRODUCTION. il
préconisée depuis par J. Millier pour l'élude des larves d'écliinodermes, et qui a donné de si beaux résultais.
L'année même où a paru noire travail sur les campanulaires et les lubulaii-es, M. Wcslendorp a publié ses Recherches sur les polijpiers flexibles de la Belrjifjue '. L'auteur n'a eu en vue que de faire connaître les polypiers, n'ayant pu réussir, ajoiitc-t-il, à trouver la plupart de ces êtres à l'état vivant '-.
En 184^3, 31. Westendorp a publié une première livraison de ses Polypiers flexibles de la BeUjique , contenant des échantillons en nature •'.
La même année, nous avons pii])lié un Mémoire sur les campamdaires de la côte d'Ostemle \ C'était un phénomène tout nouveau alors de voir des polypes engendrer des méduses. Peu de temps avant, Sars et V. Siebold avaient vu des œufs de méduses produire des polypes. Une véritable révolution couvait sous ces mots. Plus préoccupé des idées erronées qui régnaient dans la science que de la détermination même des formes que nous avions sous les yeux , nous prîmes les petites méduses des campanulaires pour de jeunes polypes.
Peu de temps après, nous publiâmes notre Mémoire sur les lubidaires , et les méduses y furent encore considérées comme un âge embryonnaire '\
Nous sommes heureux de reprendre aujourd'hui ces mêmes questions. Vingt années de recherches ont modifié bien des idées.
Parmi les naturalistes qui ont le plus contribué à étendre nos connaissances sur les polypes de la mer du Nord , nous devons citer avant tout Sars, pour les côtes de Norwége; sir John Graham Dalyell, pour les côtes d'Ecosse;
' Annales de lu Soc. médico-diirurtjicale de Bruges, t. IV, d84ô.
- Ibidem.
'' Polijpiers flexibles de la Belgique. Courtrai, 1833, in-4°.
* Mém. de l'Acad. roy. de Belgique, t. XVIJ.
^ Ibidem.
Forbes, ie rév. Hincks, le prof. AUman, Slrelhill Wrighl, pour les côles d'Angleterre. C'est évideDimenl aux naluralistes anglais que Ton doit les plus importantes découvertes qui ont été faites sul* ce sujet, et ces découvertes sont principalement dues à la grande extension qu'ont pris les aquarium dans ce pays.
Nous avons eu pour but, dans ce travail, de faire le relevé des divers animaux de cette classe qui visitent les côtes de Belgique, en mentionnant également ceux que des circonstances beureuses peuvent jeter sur nos plages; c'est ainsi que nous faisons mention des Pennatules et des Gorgones, que nous n'avons jamais eu l'occasion d'observer dans nos eaux, mais que des naturalistes étrangers ont étudiées dans d'autres régions de la mer du Nord.
Nous avons fait précéder l'énumération des animaux de quelques rechei-ches bibliographiques et de l'exposé de l'état actuel de nos connaissances relatives aux polypes, tant sous le rapport physiologique que sous celui de leurs affinités zoologiques. C'est ainsi que nous avons divisé le travail en deux parties: la première, traitant des généralités et embrassant la classe cnlière; la seconde, comprenant l'énumération des espèces que nous avons étudiées et les recherches anatomiques ou embryogém'ques auxquelles elles ont donné lieu.
L'HISTOmË NATURELLE DES POLYPES