‹ Recherches sur la fixation de l'iodeChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

I nous paraît résulter de nos recherches que ia fixation de liode par les amidons de riz, de blé et de pomme de terre, ne saurait être assimilée à une simple dissolution. En premier lieu, cette manière de voir serait en opposition avec les faits que nous avons constatés relativement au partage de l’iode entre l’eau amidonnée et le chloroforme. De plus, dans le cas où l’on précipite la substance bleue, le phénomène étndié consisterait encore dans le partage d’un cor ps etre deux dissolvants non miscibles, l’amidon d’une part, et la solution d’iodure de potassium de l’autre; là aussi, il devrait y avoir un coefficient de partage constant, Ce qui n’a pas lieu. Si l'on suppose que la loi invoquée ne soit plus exacte pour les corps étudiés, il est en tout cas difficile de se rendre compte, dans l’hypothèse d’une dissolution, des deux variations brusques présentées par le phénomène pour les amidons de blé et de riz, quand on fait croître progressivement la quantité d'iode ajoutée à un poids donné d'amidon. Enfin, il est un fait qu'il serait très difficile de s'expliquer dans l’hypothèse d’une sinple dissolution : C’est celui qui se produit quand on traite l'eau amidonnée par une quantité d'iode

suffisamment faible. On irouverait, en effet, que c’est celui des deux corps qui le pouvoir dissolvant le moins considérable, c’est-à-dire l’amidon qui s'empare de la totalité de l'iode. De plus, on conçevrait difficilement que l'iode se dissolve dans une portion déterminée seulement de l’amidon, et qu’à un poids donné d’iode corresponde un poids d'amidon toujours le même, quelle que soit la quantité d’amidon en excês.

D'autre part, il n’est guère possible d'admettre que les corps résultant de l'union de l’iode et de l’amidon coustituent des combinaisons définies au sens rigoureux du mot. Le fait que nous avons mis en lumière el qui est la base de notre étude, à savoir quel'iode fixé conserve la propriété de réagir sur l’hyposulfite de soude, suffit pour rendre cette mamère de voir difficilement admissible. Il nous parait que dans l’état actuel de nos connaissances, nous devons considérer les corps dont il s’agit comme résultant d’agrégations moléculaires, c'est-à-dire comme appartenant à cette catégorie de corps encore peu connus que plusieurs savants et en particulier Lothar Meyer (Nouvelles théories de la Chimie moderne, t. 2, p. #), considèrent comme intermédiaires entre les simples dissolutions etles combinaisons chimiques proprement dites.

Vite Le président de la thêse.

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