‹ Recherches sur la fixation de l'iodeChapitre 4 sur 22 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis l'époque où Gauthier de Claubry (1814) signaia pour la première fois la coloration bleue que prend l'amidon en présence de l’iode, ce phénomène a été l’objet d’un

(1) Tous les auteurs qui nous ont précédé dans cette étude emploient le même terme d'amidon pour désigner la substance sur laquelle ils opèrent et la substance obtenue en dissolution par l’action de l’eau distillée à 100. D'autre part on admet souvent, aujourd’hui, qu'il se forme dans ces circonstances une dextrine que l'on désigne sous le nom de cyanodextrine dû à sa pro-priété de se colorer en bleu par l’iode. Comme l'examen de cette question ne rentrait pas dans le cadre de nos recherches, nous avons cru devoir employer le même terme que nos devanciers sans rien préjuger d’ailleurs sur la nature de l'hydrate de carbone dont il s’agit.

grand nombre de recherches. Bien des points cependant restaient à éclaircir au moment où nous avons entrepris l'étude de la fixation de l'iode par l’amidon. Les divers auteurs qui s’en sont occupés ne précisent pas quel est l’'amidon qu'ils employent. [ls admettent au moins implicitement que quelle que soit son origine, l’amidon dot se comporter de la même manière en présence de l'iode. Aucun d'eux sauf Bondonneau, n'indique les opérations préliminaires subies par l’amidon soit en vue de sa purification, soit en vue de sa dissolution dans l’eau. Tous les auteurs qui ont cherché à déterminer la proportion d’iode fixée par l’amidon, en prèsence d’un excès diode ont obtenu des résultats extrêmement éloignés les uns des autres. Enfin l’on n’est même pas d'accord sur la nature de la substance obtenue lorsque l’on met l’iode en présence de l’amidon; et la plupart des auteurs refusent d'admettre qu’il se forme dans ces circonstances une combinaison définie.

. Nous avons pensé qu'il ne serait pas inutile de reprendre l'étude de ce phénomène. |

En admettant que l'on ne parvint pas à établir l'existence entre l'iode et l’amidon d'une ou plusieurs combinaisons définies, il n’était pas sans intérêt de rechercher si dans certaines des conditions à déterminer l'iode et l’amidon ne s'uniraient pas en rapport constant, et ensuite si ces rapports pourraient être représentés par des formules simples contenant toutes le groupement (°H ” 0 ‘) avec un méme cœfficient. | Eee

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D'ailleurs la substance qui résulte de l’action de l'iode sur lamidon n'est pas dépourvue de tout intérêt au point de vue pharmaceutique. Elle est la base d'une préparation qui n'a pas été inscrite au Codex, mais que l’on trouve dans le formulaire des hôpitaux de Paris sous le nom de sirop d'iodure d'amidon.

Les questions dont nous nous sommes exclusivement occupés sont les suivantes :

1. Nature du composé ou plus exactement des composés qui se forment quand on traite l’eau amidonnée par l’iode en dissolution.

2 Vérification de l’assertion de Myllus d’après laquelie l'amidon ne pourrait fixer l’iode qu'à la condition de prendre pour 4 atomes d’iode une molécule d'acide iodhydrique ou d'un iodure.

3. Détermination des rapports suivant lesquels s’unissent l'iode et l’amidou en présence d'un excès d’amidon et en présence d’un grand excès d’iode.

k. Etude de linfluence exercée sur la quantité d’iode fixée par la quantité d’iode ajoutée et par le volume du mélange : l’iode étant en quautité insuffisante pour former le composé le plus iodé.

Dans cette étude, on n’a considéré que l'iode qui avant la fixation était à l’état d'iode libre et qui après la fixation continue à réagir sur l'hyposulfite de soude.

Nous exposerons d’abord les travaux de nos devanciers ainsi que ceux qui ont été faits postérieurement à nos re-

dns cherches. En second lieu nous indiquerons les applicatione pharmaceutiques de la substance étudiée. Enfin nous donnerons nos propres recherches, les résultats que nous avons obtenus et les conclusions auxquelles nous sommes arrivé.

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