‹ Recherches Sur La Fonction ThyroïdienneChapitre 43 sur 49 · VALEUR DES TESTS · texte numérisé non relu

VALEUR DES TESTS

É ; St RER ane à

Il importe d'établir la signification de ces épreuves biologiques. Les manifestations, étudiées à la suite des injections d’adréna- ‘ines et d’hypophyse chez les périodiques, indiquent chez ces mala- des un état spécial du système neuro-végétatif. ; En effet, les modifications provoquées se passent dans le domaine du sympathique. Tant les réactions cardio-vascuiaires que à les variations subjectives, tous les phénomènes enregistrés représentent des réponses organo-végétatives à des OA expéri-

Mo mentales.

È La similitude des expressions obtenues permet dtaffirmer dans les psychoses périodiques un état particulier de la neurotonie.

Nous avons cherché à définir le sens de cette neurotonie. ; Nous nous sommes servis, dans ce but, de substances pharma- . co-dynamiques : l’atropine et la pilocarpine, réactifs spécifiques du ; 2% système sympathique. L’exploration du système par la pilocarpine et l'atropine est restée totalement négative, et cette pauvreté de réponses à des excitants usuels, employés aux doses courantes, forme un contraste remarquable avec la richesse, la vivacité, l'intensité des réactions à l’épinéphrin et à la Rétropituine injectées à doses minima. |

Il y a là une véritable dissociation.

L'analyse des réactions montre chez le non un antago- £ nisme effectif entre l’adrénaline et l’hypophyse. Ces substances agissent en sens inverse l’une de l’autre, comme des excitants des appareils opposés du système organo-végétatif.

Le 103 —

On représentera ce dernier comme un appareil central à deux

tendances différentes : A accélératrice, M modératrice -soit la figure du levier sollicité par une force à chacune de ses

extrémités. L'égalité des deux forces crée l'équilibre, le tonus indif-

férent.

La prévalence de l’une développe un état de tonus dans un sens cu dans l’autre : le sens À donnera le tonus S dit sympathique ; le”

sens M : le tonus V, vagotonique. Le nitrite d’amyle est un excitant de sens A, déterminant un tonus sympathique S. | La pilocarpine est un excitant de sens M créant un tonus vagotonique V. :

De même, l’adrénaline et l’hypophyse se montrent des excitants contraires très nets, de sens A et de sens M, chez le périodique. Et, nous avons eu l’idée de pratiquer chez une de nos malades (n° XIII bis) l'injection du mélange adrénaline-hypophyse. La malade était très sensible à l'injection séparée. Ces substances, toutes deux vaso-constrictives, injectées ensemble ont donné une pâleur très vive et fugace pendant les dix premières minutes consécutives ; elles

n’ont pas influencé la tension artérielle, le pouls a subi une ascension

insignifiante.

Cette expérience : réaction nulle par injection associée, fait la

preuve de l’antagonisme de l’adrénaline et de l’hypophyse.

Mais, si nous les injectons à un sujet normal, aux,doses respectives de > mmgr. Adrénaline, 1 cc. Rétropituine, elles sont incapables d’influencer le tonus neuro-végétatif, elles restent sans effet appréciable : aucune réaction de rupture d'équilibre n'intervient.

Il faut une imprégnation spéciale du système organo-végétatif : c’est la sécrétion thyroïdienne qui la réalise.

De l’avis général, la réaction à l’adrénaline est considérée comme la signification d’une hypersensibilité du sympathique.

Wearn, Tompkins, Lueders, Cannon, Lian s’en tiennent là.

MM. Claude, Smith font apparaître la réaction par l’hyperthyroïdation expérimentale et lui donnent ainsi une valeur fc -melle de signe d'hyperthyroïdie. De même, Bloch, par l'injection 4e mélange

thyroadrénalinique réussit à rappeler la réaction primitivement positive devenue négative. Il écrit : « quand un individu réagit à l’adrénaline seule, tout se passe comme s’il avait reçu au préalable une injection d'extrait thyroïdien »,

fx F ù : 0 à e M | ; } 1

synonyme d’hyperthyroïdie. \Nous savons au contraire que l'extrait

sance thyroïdienne, le pouls reste indifférent ou s'améliore. 2

par M. Laïgnel-Lavastine de l'identité du résultat chez le lapin à er corps thyroïde irradié longuement par les rayons X et le lapin neuf, n’infirme pas la valeur du test pituitaire, puisqu'il ne s’agit __ pas de lapins hyperthyroïdés. |

Il nous a été possible de faire aussi la peuve de la nécessité e se de substance d’origine thyroïdienne dans l'économie pue la production de la réaction. È

T4 Pendant la rémission, chez deux périodiques, le test hypophyne saire, l’épinéphrin test sont devenus négatifs (obs. XVIII et XXVIII), nous injectons de l’extrait thyroïdien seul (4 centimètres cubes cor-

1 Le test de l'extrait hypophysaire a été institué par MM. Claude ‘et Porak : positif toujours dans la maladie de Basedow, il est

hypophysaire n’a pas de réactions bradycardiques dans l’insuffi- -

C’est une réaction de l’hyperthyroïdie, et, l'argument apporté

+ Mu be

En - respondent à 0,20 de poudre de corps thyroïde), il ne détermine pas . de modifications. | “MR Nous injectons alors successivement un mélange > thyro-adrénalinique (adrénaline, 0 mmgr. 5 + extr. thyroïdien, 4 Et) | thyro-hypophysaire (Rétropituine, 1 cc. + extrait thyroïdien, 4 ce.) et nous obtenons le retour absolument typique de réac#ons positives, 28 Lorsque le système organo-végétatif a été sensibilisé par la NE © sécrétion thyroïdienne, celle-ci se comporte à la façon d’un mora: dant de teinture, elle permet l’action $S de Jadrénaline, l'action V de la rétropituine.

roïdienne permet donc les réactions caractéristiques.

12 Chez le sujet normal et chez le périodique en rémission, alors je que la perméabilité du système organo-végétatif fait défaut, par 4 : suite de l'intégrité de la fonction thyroïdienne, il suffit de créer 7: la sensibilisation artificielle, soit par l’hyperthyroïdation thérapeue ; lique expérimentale (Claude), soit par l'injection simultanée d’extrait é thyroïdien et d’adrénaline (Bloch), de rétropituine et d'extrait thy-

roïdien (Fauvel) pour obtenir les réponses S et V à l’adrénaline

Pendant l'accès de psychose périodique, la sensibilisation thy-.

Page 1