CHAPITRE VI
Des déduction. pLipeHAles se dégagent des faits expérimen-
taux: \ L'identité des réactions biologiques tant chez les mélancoliques que chez les maniaques est une notion à retenir.
L'unité endocrinienne s'accorde heureusement avec la clinique
mentale : elle confirme la valeur de la conception de Kræ pelin, tou
chant Punité nosologique des psychoses affectives, et lui fournit une base physiologique.
On aurait tort Boss dans un schéma séduisant l’état des.
fonctions thyroïdiennes suivant les tendances expansive ou dépres-
-sive de l’humeur et d'écrire :
Manie = Hyper |
1; , di ; Mélancolie — Hypo thyroïdie
Pariois, en effet, le traitement thyroïdien a donné dans la
mélancolie des résultats satisfaisants, et Parhon, à la suite de thyroïdectomie partiélle pratiquée pour excitation maniaque, a pu
noter dans. deux cas un état dépressif passager.
LORS SN a mn 1 Le syndrome mélancolique se caractérise plus souvent par l’hyperthyroïdie, ou, plutôt, nous dirons qu’il s’agit de dyshyper- thyroïdie, on pourrait, à la rigueur, rapprocher lanéantissement intellectuel, l’inertie des états stuporeux, du ralentissement psyna. chique constaté dans le myxædème, mais, fréquente est l'association de la maladie de Basedow dans la mélancolie, nombreux les cas = améliorés par ponction de kysie thyroïdien (Austin et Stammer) ou ; ce la thyroïdeetomie (Parhon et Stocker), aggravés au contraire par le traitement thyroïdien.
Des faits d'ordre anatomopathologique ou clinique de ce genre ___ ont été rapportés par M. Laignel-Lavastine, dans sa conférence sur = les psychoses thyroïdiennes. Nous citerons l'opinion de Parhon : Éc « L'écart de loptimum quantitatif et qualitatif de la sécrétion É thyroïdienne dans le sens de la diminution, comme dans celui de laugmentation » semble capable de déterminer les syndromes ë "affectifs.
+ A côté de ces cas aigus où la PEvstologie: révèle le dysfonction- LS nement thyroïdien, il convient de mettre en opposition les malades chroniques. Chez une mélancolique anxieuse fixée dans son évo- lution, l’épinéphrin test n’a pas décelé la sensibilisation thyroi- dienne. Ce fait ne saurait surprendre. Il est possible que le trouble à physique originel prenne fin, alors que la maladie mentale persiste 24 pour son compte, comme une maladie infectieuse laisse des séquel- | les organiques définitives, une lésion rénale reste la marque indélibile, durable, après l’éruption, d’une lointaine nèpkhrite scarlati- D “neuse.
+ La chronicité sépare, au point de vue endocrinien, les états à intermittence, par la disparition de la sensibilité aux tests biolo-
giques ; elle fait rentrer une partie des états affectifs dans le groupe
des démences au sens psycriàlrique de ce mot.
‘Le La mélancolie chronique, ia manie chronique ne sont autre 3 chose que des états démentiels, c’est-à-dire où l’affaïblissement intellectuel est patent. On a le droit d’entrer dans la démence par
+. un délire initial ou un état affectif : la iésion mentale est irrémé- 7 diable, le facteur organique ne se retrouve plus.
<. Cette différence physiologique fondamentale entre le malade a: aigu et chronique se retrouve chez le périodique entre l’état de crise
et celui de rémission.
* La disparition des réactions positives aux tests biologiques après l’accès, met particulièrement en valeur l'influence de la fonction thyroïdienne pendant la crise.
L’exaltation de cette fonction explique les faits cliniques de
coexistence d’un accès avec le syndrome basedowien, elle permet surtout de rapporter au trouble thyroïdien dominant la plupart des
symptômes organiques de la crise : telle la tachycardie, la glyco- |
surie fréquentes, l’amaigrissement.
L'extrait thyroïdien est le type du médicament d’usure par aug-
mentation du métabolisme basal. La glycosurie thyroïdienne est connue, son explication est variée. La glycosurie maniaco-dépres-
sive semble relever davantage du déséquilibre endocrine que de
l'insuffisance hépatique.
Cette hyperthyroïdie symptômatique de l'accès périodique, cède à la guérison, elle indique une modification bien spéciale, tempo-
raire de l'équilibre humoral. La fréquence de cette modification acquiert une importance capitale, témoin du trouble thyroïdien, elle permet d'attribuer au corps thyroïde le rôle de facteur pathogénique de la crise. |
L'influence directe du corps thyroïde dans la genèse de troubles mentaux a reçu une première démonstration dans la description de psychoses par intoxication thyroïdienne thérapeutique.
Les troubles signalés dans ces cas ont revêtu la forme confusionnelle. |
Au cours de ce travail, nous avons précisément insisté sur les symptômes de confusion chez les intermittents et nous avons étudié comme une entité spéciale la confusion mentale périodique. Cette forme relève-t-eîle particulièrement de l’hyperthyroïdie,périodique ?
Nous sommes amenés à étudier Le déterminisme des accès.
La psychose périodique nous apparaît surtout comme une cérébrotoxie d’origine thyroïde sur un terrain constitutionnel.
Quel est le mécanisme intime du déclanchement de laccès ? Quelle explication du rythme cyclique qui assume la répétition des récidives à intervalles parfois réguliers ?
Nous nous sommes bornés à recueillir des faits de clinique ou d’expérimentation.
Parfois, l'hypothèse est chose heureuse. Suivant la pensée de Claude Bernard, l'hypothèse engendre l'idée, et l’idée par lexpérience qu’elle fait naître, fournit le contrôle. et la vérification de l'hypothèse.
Il faut placer au premier plan chez les périodiques l'importance des modifications humorales.
=; * déséquilibre organo-végétatif contemporain de l'accès. La preuve directe du déterminisme thyroïdien de la re J , périodique serait fournie par la provocation de l’accès au moyen ï de l'extrait thÿyroïdien. k
Aus: l’'antagonisme de l'ovaire et de la thyroïde.
AN PR = es C ‘€ E: PL, D 7 +
Aer