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Somme 5937 Somme 3234 Somme 5937 Pression moyenne ie Æ ne — 146,68 mill. Pression moyenne re pen Er ee = 146,68 n
(1) Les observations marquées de ce signe * ont été prisesau milieu d'effortsrespiratoires plus ou moins viol
De l'identité de ces résultats et des précédens , nous pouvons conc'ure irrévocablement que la force avec laquelle une molécule de sang se meut, soit dans la carotide, soit dans l'aorte, etc., est tout à fait égale à celle qui meut une molécule dans le plus petit rameau artériel (1) : ou en d’autres termes, qu’une molécule de sang se meut avec la même force dans tout le trajet du système artériel; ce qu'à priort, avec tous les physiologistes, nous étions loin de penser (2).
Essayons maintenant de faire connaître par quel mécanisme cette force est la même, soit au commencement du système artériel, soit en un point quelconque de son trajet, nous pourrions dire presque à. sa terminaison.
Lorsque le cœur se contracte , une ondée de sang est poussée dans le système artériel, déjà plein de sang ; les phénomènes qui suivent immédiatement la projection de cette ondée sont, /a dilatation des artères, une sorte de locomotion de tout le système artériel, par laquelle les courbures tendent à se redresser. Ces phénomènes ne peuvent avoir lieu qu'aux dépens de la force avec laquelle l'ondée est lancée
par le cœur ; mais à peine le système artériel s'est-il dilaté, à peine ses courbures ont-elles cédé à l’action du cœur, qu’en vertu de l’élasticité du système artériel , toutes les artères revenant sur ellesmêmes, rendent à la force du sang tout ce qu’elle venait de perdre, et par suite la force avec laquelle l’ondée de sang est lancée du cœur, conserve la même intensité jusqu'aux dernières ramifications artérielles, ainsi que nos expériences l'ont constaté. |
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(1) Bichat, Anatomie générale , Limites de l’action du cœur, nie cette égalité de forces dans les troncs , les branches et les ramuscules; maïs, malgré tout le respect qu'impose l’opinion d’un aussi grand physiologiste , nous nous voyons forcés d’être d’un sentiment contraire.
(2) Quand nous disons que cette force est la même dans tout le trajet du syÿstème artériel, nous n’entendons pas rejeter les modifications qu’elle doit éprouver en certains points de ce système, qui présentent une disposition spéciale, comme les arcades anastomotiques des artères du mésentère , le cercle artérie] de Fallis, etc.
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Nous noûs bornons pour le moment à | cétte’ interprétation du fait que nous avons établi, elle èst simple et naturelle; mais, nous l'avouons , elle est loin d'être satisfaisante. Les idées que nous avons jusqu'à présént à ce sujet exigent une investigation plus sévère, nous
ne les jugeons pas assez müres pour les émettre en ce moment. tl
Revenons maintenant sur les expériences que nous ayons rapportées précédemment , et examinons d’abord l'influence des mouvemens respiratoires sur le cours du sang artériel ; voyons ensuite si cette influence est la même, et pour les grosses artères, et pour les petites placées à une certaine distance du cœur.
Les expériences n°. 1, n°. 4, n°. 7,.n°. 10,n°. 11, nous démontrent que la hauteur de la colonne de mercure est moindre dans l’inspiration, et au contraire est plus grande dans l'expiration : ainsi, nous devons conclure que, dans l'inspiration, la forceavec laquelle le sang se meut dans les artères est diminuée, tandis qu’elle est aug-
mentée dans l'expiration. Ce dernier fait, établi par Haller, Lamure et Lorry, a été confirmé par M. Mag his
Si, dans les expériences que nous venons de citer, nous comparons la différence des hauteurs données dans l'inspiration et l'expiration, sur des points du système artériel différemment éloignés du cœur, nous voyons que lorsque les inspirations et expirations se font dans l'état ordinaire, la mème différence des hauteurs existe pour les deux points du système artériel, comme l’indiquent les observations b, d, f, £, h, de l'expérience n°. 1; celles 4,d,g de l'expérience n°. 7; celles b, c, : de l'expérience n°. 11 ; ainsi, dans cette dernière expérience, l’observation nous montre que les hauteurs sont 95 et 85, et pour l'artère carotide , et pour le rameau de la crurale.
Nous remarquerons en outre, en nous renfermant dans l'expérience n°. 11, que lorsque de violens efforts respiratoires ont lieu , les différences de hauteurs dues à l’inspirationet à l’expiration présentées par le rameau de la crurale , sont à la vérité un peu plus grandes que dans le cas où les mouvemens respiratoires ont lieu dans l'état normal, mais
ces hauteurs n'offrent pas les énormes différences que présentèrent leshauteurs données dans les mêmes circonstances par l'hémodynamomètre placé sur la carotide. Ainsi, d’après les observations a,d,e,f, 2, les hauteurs dans les profondes inspirations sont, 0, 60, 35, 5, 0; tandis que, dans les expirations qui ont suivi chacune de cesinspirations, on a obtenu respectivement les hauteurs 180, 120, 145, 175:,150, lesquelles différent beaucoup des précédentes données dans les inspipirations. à
De ces dernières remarques , nous conciuons que l'influence des mouvemens respiratoires sur le cours du sang'artériel est augméntée dans les grosses comme dans les petites artères, lorsque de violens efforts respiratoires succèdent à des respirations ordinaires ; mais que cette influence, spécialement pour les grosses artères , est telle que, dans les inspirations, la force qui meut le sang est très-près d’être pulle, si elle ne l'est pas; et qu’en revanche, dans les expirations correspondantes cette force devient presque deux fois aussi.grande que dans l’état normal. Je ne sache pas que les auteurs, en traitant de la modification qu’introduit la respiration dans le cours du sang artériel, aient tenu compte des modifications dues à l'inspiration, lesquelles peuvent être tellés que le mouvement du sang soit nul; ni de cette différence d'influence qui à lieu , et dans les grosses et dans les petites artères ; différence qu'il eût-été difficile de prévoir, le système artériel formant’un tout continu , le liquide qui y ést €ontent , étant mû par une force qu'il emprunte primitivement d'ün seul organe , le cœur.
Si ces développemens ne dépassaient pas déjà les bornes que nous nous étions prescrites , nous rappellerions que c’est ën effet dans les efforts de toux, dans les exclamations de la colère, etc. , etc. , que l'aorte, que les tumeurs anévrysmales se rompent, que surviennent les hémorrhagies nasale, cérébrale, etc. , etc. ; nous parlerions surtout du soin qu'il faut avoir quand on explore le pouls, de bien s'assurer si la respiration se fait régulièrement ; car si à de certains intervalles,
(40) par suite d'émotions vives, le malade fait une profonde inspiration, une pulsation pourra se faire attendre, être nulle, d’où l'on conclura à tort que le pouls est irrégulier ou même intermittent : on peut sur sOÏ- même s'assurer de la vérité de ses assertions.
Nous pourrions expliquer comment il arrive que ads les amputations des membres supérieurs le jet de sang, sortant avec violence des artères, se trouve quelquefois tout à coup suspendu ; tandis que, pour les membres inférieurs le jet, beaucoup moins fort, est continu ét saccadé; même remarque pour les amputations des mamelles et des orteils (1). |
Reprenons maintenant notre force du cœur. Puisquè la pression donnnée par l’hémodynamomètre est la même lorsqu'on agit, soit sur un rameau, soit sur l’aorte elle-même, il est clairement démontré qu'il suffit d’une seule expérience, faite sur une artère d’un animal, pour constater exactement la force d'impulsion du cœur.
Les animaux que nous avons pris, sont le chien et le cheval. Rap-
portons les résultats de nos expériences ; nous verrons si, par les conséquences qu'on peut en tirer, il nous est permis de déterminer par
analogie la force avec laquelle se meut le sang dans le systême artériel
de l'homme.
Nous tenons seulement compte, dans le résumé que nousdonnons, du poids du chien, du poids du cœur, et de la pression indiquée par l’'hémodynamomètre.
(1) Physiologie de Richerand.