‹ Recherches sur La Force ducceur AortiqueChapitre 8 sur 9 · CHEVAL · texte numérisé non relu

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. Dans la pression donnéepar l’hémodynamomètre , nous n'avons pas fait entrer en considération , soit la pression atmosphérique, soit la température aux différentes époques des expériences,circonstances qui, à la vérité, peuvent influencer la hauteur dela colonne de mercure, mais nulles , pour ainsi dire, eu égard au but que nous voulions atteindre.

En examinant avec quelque attention ce tableau , on est surpris de trouver qu’un cœur de 3 onces 7 gros (n°. 2) donne une pression égale, à quelques millimètres près , à celle que donnent des cœurs de 4 onces 1 gros, de 6 livres 12 onces, ou de livres 6 onces ; on n’est pas moins étonné de voir qu’un cœur (n°. 9) de 7 onces 2 gros

D EE M ane.

(42) À donne une pression supérieure à celles de cœars de 5 livres, de 5 livres. 6 onces , de / livres 6 onces, de 6 livres 12 onces.

Les pressions obtenues ne sont Alec nullement en rapport avec ile poids des cœurs; de là ne pourrions-nous pas conclure que les variations qu'on observe dans les pressions ( variations qui s'étendent seulement depuis 1/40 millimètres jusqu’à 1 80 millimètres, tiennent àdes circonstances individuelles , telles que l’âge, le sexe , l'état de santé et de maladie, etc. , etc. ; toutes circonstances que nous n'avons pas été à même d'apprécier. C ela posé, ne sommes-nous pas en droit de tirer comme conséquence générale , toutes choses égales d’ailleurs , | que la pression donnée par une artère d’un animal de 300 à 400 kilogr., d’un cheval, par exemple , serait la même que celle donnée par une artère d’un animal beaucoup plus petit, d’un chien de 10 kilogr., par exemple.

Ainsi , si l’on prend deux artères de même calibre, l’une dans le chien, l'autre dans le cheval, malgré la différence énorme dans le: poids de ces deux animaux, les forces totales qui meuvent le sang dans chacune de ces deux artères seront parfaitement égales.

Maintenant, si, consilérant à l’état adulte l’homme, le chien, le cheval, nous prenons dans chacun d’eux une artère de même calibre, comme ces artères ont la même grosseur, elles seront destinées , généralement parlant, à nourrir une même masse de parties. Eh bien! il n’y a aucune raison de penser, toutes choses égales d’ailleurs, que la force qui meut.le sang dans l’une de ces artères soit différente de celle qui meut.le sang dans les autres, Nous regarderons done ces forces comme identiques.

Si, en outre, nous remarquons que les variations des pressions obtenues dans!le chien sont les mêmes que celles que présente le cheval, d’après les considérations précédentes , et d’après ce que nous savons des variations, de force que présente le pouls exploré dans un certain nombre d’hommes.sains, de même âge, de même stature, de même tempérament, etc, ; nous pouvons appliquer à lhomme:les variations. de pression que NOUS. AVONS rencontrées dans

(45 ) le chien et le cheval. Alors les pressions données par l’homme varieraient demême, à quelques millimètres près, de 140 millunètres à 180 millimètres. Nous pensons même, vu les idiosyncrasies du pouls, que les observations prises directement sur l'homme ne nous onersent pas une évaluation plus précise, plus rigoureuse.

Maintenant nous dirons : Puisqu'une molécule de sang, prise en un point quelconque du système artériel de l’homme est mue :avec une. force capable de faire équilibre à une colonne de mercure d'une hauteur connue ; pour obtenir la force qui correspond à une artère d'un calibre donné, nous n’aurons qu'à prendre son diamètre ; et le poids d’un cylindre de mercure, dont la base serait le cercle donné par ce diametre, et la hauteur celle de la colonne de mercure obtenue , sera. la force statique totale avec laquelle le sang se meut dans- cette artère: c'est-à-dire que si l’on y plaçait un diaphragme maintenu du côté opposé au cours du sang par une force égale à ce poids, le sang. cesserait de se mouvoir dans l'artère. |

Nous pouvons donc établir ce théorème général, que la force totale statique ; qui meut le sang dans une artére:, est evactement en raison directe de l'aire que présente le cercle de cette artère , ou en raison directe du carré. de son diamètre, quel que: soit le lieu qu'elle occupe.

Comme application de. ces principes, cherchons, par exemple, la force avec laquelle le cœur pousse le sang dans l'aorte de l’homme, et dans d’autres artères , la radiale par exemple.

Dans un homme de vingt-neuf ans, nous:avons trouvé le diamètre de l'aorte au niveau des valvules sigmoïdes égal à 34 millimètres , sous la pression de 160 millimetres de mercure, nous avons obtenu pour l’aire du cercle de l'aorte 908, 2857 millimètres carrés, qui, multipliés par 160 millimètres ( hauteur que nous prenons entre 140 millimètres et 180 millimètres ), nous donnent 1/45325,72 millimètres cubes de mercure, dote poids égal à 1971,77956 gram. —1,971739, kilogr., ou 4 livres 5 gros 45 gr., évaluation de la force totale statique du sang dans l'aorte, au moment où le cœur se contracte.

Dans un homme de quarante-six ans , l'aorte, sous une pression

de 140 millimètres de mercure , nous donna 55 millimètres de diamètre. En prenant-la pression, non de 160 millimètres, comme dans dans le cas précédent, mais de 140 millimètres seulement , on obtient 1,828288 kilogr. ; Où 3 livres 11 onces 6 gros 4 grainé , pour la force du sang dans l'aorte, au moment où le cœur se contracie. \

Dans la jument , qui fait le sujet de la douzième expérience , on trouverait que la force avec laquelle le cœur lance le sang dans l’aorte. est égale‘à 5,24636 kilogr., ou ‘10 äivres 10 onces 7 gros, 61 gr.

L’artère radiale, sous une pression de 160 millimètres de mercure , a, un diamètre égal à 3 millimètres. On obtient 15,35 grammes , ou bien 4 gros pour la force statique avec FRÈRE le sang

se meut dans cette artère.

Nous n'irons pas plus loin dans èes applications. On voit, par ce petit nombre d'exemples, comment on procéderait pour avoir la force correspondante à une artère dont le diamètre serait connu:

De tout ce qui précède il résulte que la force du cœur , déterminée par nous, n’est ni celle d&eBorelli, ni la force dynamique de Keill, ni la force statique de Hales , etc. , mais bien /a force avec laquelle le cœur lance le sang dans l'aorte ou toute autre artère. Nous avons pensé que cette évaluation serait jugée préférable à celles qu'ont essayé de donner ces auteurs , à cause des conséquences et des résultats plus directs qu'elle ie

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