‹ Recherches sur la librairie de Charles V (volume 2)Chapitre 189 sur 211 · Première partie, t. I, p · texte numérisé non relu

Première partie, t. I, p

2. L’éditeur anglais. Sir Frédéric Madden, a entrevu la méprise de Champollion. — Voir Universal palæography (London, 1850, in-S”), t. II, p. 529 et 531. — Le docteur Woltmann a encore tout récemment attribué à Louis, duc d’Anjou, le ms. 18014; voir Geschichte der Malerei, I, 365.

3. Sur ce genre d’illustration du calendrier, qui se retrouve dans deux autres livres ayant appartenu au duc de Berry, le Bréviaire de Belleville et les Très grandes Heures, il faut voir ma publication intitulée ; Notice sur douze livres royaux, et celle de M. Henry Yates Thompson, indiquées plus loin, p. 294.

DUC DE BERRY

nous offre trois petits sujets inspirés l’un par un texte de saint Paul, les deux autres par des textes attribués à un prophète et à un apôtre. Ainsi, au haut de la page du mois de janvier, saint Paul est figuré prononçant ces paroles de l’épître aux Hébreux : « Qui omnia creavit Deus est. » Au bas de la même page, Jérémie et saint Pierre déroulent des banderoles sur lesquelles on lit : « Patrem invocabitis qui terram fecit et condidit celos, » et : « Credo in Deum, patrem omnipotentem, creatorem celi et terre. »

2“ Immédiatement après le calendrier, une pièce en français, intitulée : « Ci après s’ensuit l’Estimeur du monde, qui enseigne et entroduit tout homme à bien et honnestement vivre selonc Dieu. »

3“ Au commencement des Heures de Notre-Dame, sur le fol. 22 r°, l’image de l’Annonciation, avec une bordure dont les différents compartiments sont remplis par les figures des apôtres.

Pour ces trois particularités, il existe donc une parfaite concordance entre le ms. 18014 et l’article XXVI des inventaires.

L’identité serait absolument démontrée s il se rencontrait à la fin du ms. 18014 une oraison latine commençant par les mots Sancta crux, et c’est en vain qu’on l’y chercherait; mais rien n empêche de supposer qu’il manque à la fin du ms. 18014 un cahier sur lequel commençait en belle feuille l’oraison Sancta cvux^ Les trois autres particularités me semblent assez caractéristiques pour rendre 1 identification très vraisemblable et pour considérer le volume comme répondant à l’article 102 de l’Inventaire général, et comme cet article fait partie d’un inventaire dressé en 1402, il en faut conclure que le ms. 18014 était exécuté à cette date. Je dois faire observer que nulle part on n’y trouve les ours et les cygnes, ni le chiffre VE, ni la devise LE TEMPS VENRA, que nous offrent à profusion les bordures de certains manuscrits du duc de Berry.

Le rédacteur du Catalogue de La ValUère n’a point commis d’exagération en disant que les 113 miniatures de cet élégant volume sont « d’une beauté parfaite ». On peut voir le jugement que le docteur Waagen' a porté sur plusieurs d’entre elles. Celle qui représente saint Louis sur son lit de mort (fol. 16) a été reproduite dans la Paléographie universelle, planche 191.

Les trois pages sur lesquelles sont représentés la Trinité, la Visitation et le Baptême du Christ, sont en phototypie dans Le Manuscrit d’Alphonse Labitte^.

Assez récemment, en 1896, M. le comte Bobert de Lasteyrie a

1. Kunstwerke und Kunsüer in Paris (Berlin, 1839, in-8“), p. 337 et 338.

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