Ms. français 12559, fol. 158 v
LIVRES DE JEAN DE FRANCE
voit Ve.Tc-libris du duc de Berry : « Ce livre est au duc de Berry, conte de Poitou et d’Auvergne : JEHAN. »
172. Un exemplaire du livre des Échecs moralisés, traduit par Jean du Vignai, qui a appartenu au duc de Berry, porte le n” 5107 à la bibliothèque de l’Arsenal. — Le duc de Berry donna un exemplaire du même livre au comte de Savoie. Compte cité par le comte de Toulgoët, dans les Mémoires de la Société du Centre, t. XVII, p. 142. — Le prince offrit aussi à son frère le roi Charles V un exemplaire du livre des Échecs, sur les fermoirs duquel étaient figurés des cygnes blancs. — Voir plus haut, p. 91*, l’article 534 de l’Inventaire des livres de Charles V.
173. De ce livre peut être rapproché l’article 616 du Catalogue des livres de Charles V : « Le livre des formes, ligures et images qui sont ès cieux, translatés d’espagnol en françois par Pierre Leraut, du commanderaent de Mons. de Berry. »
177. Le livre d’astrologie, inscrit sous le n« 177, est l’œuvre de Lubert Hautschild, abbé de l’Eeckhout, mort en 1417. L’auteur s’est fait connaître par ces mots tracés au bas de la dernière page : « Lubertus abbas Brugensis, predictas ymagines atque figuras ordinavit. » J’ai publié dans le Bulletin du bibliophile, en 1896, une notice sur cet abbé, qui, suivant l’obituaire de l’Eeckhout, fut « illustrissimor um principum ac ducum Biturie Burgundieque consiliarius » .
L abbé Lubert reçut en cadeau du duc de Berry une Vie des Pères en français et une histoire des comtes de Flandre. — Voir les articles 212 et 247 de l’Inventaire.
187. C’est le ms. latin 9328 de la Bibliothèque nationale, intitulé : « Pétri de Crescentiis liber ruralium commodorum », à la suite duquel sont copiés plusieurs traités d’économie rurale ou dômestique et d’hygiène. J’en ai donné l’indication dans la Bibliothèque de l Ecole des chartes, 1856, 4® série, t. II, p. 155.
188. Sur l’inventaire des livres de la Sainte-Chapelle, dressé en 1552, publié dans la Bibliothèque de l’École des chartes, 1856, V série, t. II, p. 144, on lit cet article : « Statilii stratagemata. »
DUC DE BERRY. *305
189. A cet article de l’Inventaire doit répondre le manuscrit de Vegèce, qui vient de la maison de Bourbon et qui est aujourd’hui à la Bibliothèque nationale, n“ 1129 du fonds français; il contient la traduction de Vegèce par Jean de Vignai. — Voir Romania, 1896, t. XXV, p. 410.
190. Ce manuscrit de Gace de La Buigne est au Musée Condé; il porte la signature du duc de Berry. — Voir le Catalogue des manuscrits du Musée Condé, t. II, p. 75-77.
190 bis. Le livre du roi Modus, ayant appartenu au duc de Berry et portant sa signature, est conservé aux Archives d’Etat à Turin. 11 y en a une notice, avec fac-similé, dans l’ouvrage de Pietro Vayra, Il Museo storico délia casa di Savoia, p. 15 et suiv.
196. Le livre des Merveilles, l’un des plus splendides manuscrits du duc de Berry, est conservé à la Bibliothèque nationale sous le n“ 2810 du fonds français. Le comte Auguste de Bastard en a reproduit plusieurs des peintures, qui devaient entrer dans son grand ouvrage sur la librairie du duc de Berry A M. le comte Durrieu est porté à croire qu’une notable partie des peintures de ce manuscrit doit être attribuée au maître des Heures de Boucicaut, probablement Jaques Coene de Bruges. Il a été donné au duc de Berry en 1413 par le duc de Bourgogne. A-t-il été fait pour Jean sans peur ou pour le père de celui-ci, Philippe le Bon? La question restera indécise tant qu’on n’aura pas déterminé auquel de ces deux princes doit être attribué le portrait placé en tête du volume. On y a ajouté les armes et les marques de possession du duc de Nemours, à la mort duquel il entra dans la maison de Bourbon.
197. Je me suis demandé si notre manuscrit 5631 ne serait pas le K livre de Marcho Polo », que le roi d’Aragon Juan P’’ envoya au duc de Berry, comme nous l’apprend une lettre du 13 août 1343 qu’a publiée M. Francisco de BofaruP.
1. 11 y en a sept planches dans l’exemplaire de la Bibliothèque nationale et neuf dans l’exemplaire qui m'a été donné par M“' la comtesse de Bastard.
2. Le travail de M. de Bofarul, intitulé : Antiguos y nuevos datas referentes al bibliôfilo francés Juan de Francia, duque de Berry, occupe les p. 22-60 du tome V de la Revista de ciencias historicas (Barcelona, 1887).
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201 II semble bien que l’exemplaire du Miroir historial français, en trois volumes, indiqué sous le n» 201 de l’Inventaire du duc de Berry comme donné en 1413 au duc de Bourgogne^, soit le même que l’exemplaire du Miroir historial français, en trois volumes, trouvé en 1420 dans la librairie de Philippe le Bon^ avec des fermoirs aux armes du duo de Berry; l’identification présente cependant une assez grosse difficulté. Le relevé des premiers mots du second feuillet de chaque volume n’est pas le même pour l’exemplaire décrit dans l’Inventaire du duc de Berry et dans celui du duc. Voici en quels termes Vincipit du second feuillet de chaque volume est indiqué dans les deux inventaires :
Inventaire Inventaire
DU DUC DE Berry. du duc de Bourgogne.
Volume V'. la voye . «« par quoy.
Volume II : du prieur . d’orient adont.
Volume III : temps . après.
L’accord entre les deux inventaires n’existe que pour le premier volume. Sans pouvoir expliquer la divergence, je dois enregistrer ici comme venu du duc de Berry, et peut-être de Philippe le Bon, un exemplaire du tome II du Miroir historial, qui, après avoir appartenu au comte d’Ashburnham, est aujourd’hui dans la collection de M. Henry Yates Thompson.
Voici la note que j’avais prise sur ce manuscrit quand il formait le n° 146 de l’Appendice de lord Ashburnham :
Ce volume, qui contient les livres XIV-XXIV du Miroir et dont les premiers feuillets manquent, ce qui empêche de savoir quel était Vincipit du second feuillet, vient de la librairie du duc de Berry, comme le prouvent les armes peintes sur la tranche, la signature du duc mise au recto du dernier feuillet et la note de Flamel écrite au verso de ce même feuillet. Les armes du duc de Berry se voient encore au bas de la première page du livre XVII, qui est aujourd’hui reliée en tête du volume. Là les armes du duc Jean sont accompagnées de deux lions, absolument semblables à ceux qu’on remarque sur différents livres de Charles V. Je suis porté à croire que le volume dont il s’agit avait d’abord été fait pour Charles V et que les armes peintes sur diverses pages devaient être primitivement les armes royales.
Ce manuscrit est passé dans la collection de M. Henry Yates