‹ Recherches sur la librairie de Charles V (volume 3)Chapitre 169 sur 203 · Le Manuscrit, t. II, p. iSO · texte numérisé non relu

Le Manuscrit, t. II, p. iSO

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seigneur de BeUeville et de Hontagn, etc., rJmmheltoii da 107 mesure et de monseigiiear le dnc de Berry, etc., conseiller, etc. Flambl.

Voir dualogue of the manuseripts at Aêhbumham Place^ Âppendix, n^ 7y et Berger, La Bible française^ p. 416.

11. On serait porté au premier moment à identifier la Bible décrite sous le n* il avec le manuscrit Harleien 4381-4382, dont le frontispice est orné d*nne miniature représentant « la Trinité, Notre-Dame en son trosne et pluseurs angels et patriarches ». Mais l'identification n'est pas possible. Le deuxième feuillet du ms. 4381 commence, non point par comme fait la journée ^ mais par des gèneraciont Caym^ caractère qui lui est commun avec les mss. 5057*5058 de l'Arsenal.

11 bi$. Cette « Bible hystoriauz », dont les deux volumes forment les n*' 4381 et 4382 du fonds Harley au Musée britannique, vient authentiquement du duc de Berry. En tète du premier volume, on lit cette note : « Geste belle Bible est à Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poitou, d'Estampes, de Bouloingne et d'Auvergne : FLAMEL. » Le duc de Berry a tracé ces mots à la fin du second volume : « Geste Bible est au duc de Berry : JEELLN. » Le manuscrit a plus tard appartenu à Pierre, duc de Bourbon. Il a fait partie de la bibliothèque de Paul Petau, et a été acquis en 1723 par Robert Harley, comte d'Oxford. M. Warner, dans ses Illuminated manuseripts^ planche 44, a donné une excellente reproduction de la page sur laquelle est représentée l'apparition du Seigneur à Abraham (Genèse, XII).

Au sujet de cette belle Bible, on peut consulter les ouvrages suivants : A Catalogue ofthe Harleian mss. y t. III, p. 139. Fr. Michel, Rapports au ministre, p. 151. S. Berger, La Bible française, p. 401.

IS. Volume que Samuel Berger [La Bible flrançaise, p. 368) qualifiait d'admirable manuscrit, orné d'environ 330 miniatures, la plupart en grisailles, généralement très petites et très fines. Remarquable frontispice occupant à peu près la moitié d'une page; il est divisé verticalement en trois compartiments : celui du milieu contient dans la partie supérieure une image de la Trinité et dans le bas David agenouillé adressant sa prière à Dieu : Bonitatem, disci" plinam, scienciam, doce me (Ps., GXVIII, 65). Dans le compartiment de gauche, sujets se rapportant au Pentateuque et aux livres histo-

riaux ; dans celui de droite, sujets tirés des livres sapientiaux et des Prophètes, avec quatre légendes en caractères microscopiques qui forment quatre vers :

y Ums ds la loy Moyses.

Des Hystoriauz les dsTises.

Les y livres de sapienee.

Des prophètes la contenance.

18. Ce charmant volume de la Bible historiale, copié en 1362- 1363 par Raouiet d'Orléans, est décrit sous le n* XI dans la liste des livres de Charles V parvenus jusqu'à nous.

14. yolume copié par Henri du Trévou, dont je donne la description dans la liste des livres de Charles y parvenus jusqu'à nous, article y.

16. La Bibliothèque nationale a acquis à deux reprises, en 1878 et en 1881| les deux feuillets qui étaient à la fin du premier volume de la Bible n® 15; sur ce double feuillet (ms. fr. 3431 des nouv. acq.), on lit deux notes de la main de Jean FÛmel :

Geste demje Bible est à Jehan, fik de Roy de France, duc de Berry et d'Ao- ?ergne. J. Flamkl,

Bt depuis, c'est assayoir Tan mil qnatie cens et dix, mon dit seigneu le doc donna ceste dicte demie bible à Robinet d'Bstampes, gside de ses Jojanx. J. Flâmil.

yoir le Catalogue des manuêcritt latùu et ft^ançaii ajoutés aux fondé des Nouvelles acquisitions^ part. I, p. 60.

18. Le ms. latin 8824 est un volume in-folio de 196 feuillets, format très allongé, sur parchemin, écriture anglo-saxonne du xi* siècle. Il doit manquer un feuillet au commencement; le feuillet 186 a été coupé avec un canif. Ce remarquable manuscrit contient le psautier latin, avec la version anglo-saxonne en regarda Sur les premières pages on voit quelques dessins au trait. Après le psautier ont

1. Il y a plasieurs éditions da texte de ce psautier. lÀbri Psalmorum versio aniiqua UUina, cum paraphrasi angto-saxonicOy partim soluta oroiûMie, partim metrice composita, nwic primum e cod, ms. in bibL regia Paris, adservato deseripsit et edidU Benjamin Thorpe. Oxford, 1855. — The ançUhsaxon ver^on of the book ofpsalms commonly known as ike Paris psalter, by J. Dongks Bmee. Bsltimore, 1894, ia-8*.

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été transcrits les cantiques sacrés» le Symbole de saint Athanase et les litanies des saints. Le oopiste s'est fait connaître par cette souscription : c Hoc psalterii carmen inclyti régis David sacer Dei WuUrinus, id est cognomento Cada, manu sua conscripsit. Quicumqne legerit scriptum, anime sue expetiat votum. » Le manuscrit paraît avoir été fait pour une femme *. — A la un, le duc de Berry a tracé ces mots : « Ce livre est au duc de Berry : JEHAN. » Le prince décrit ainsi le psautier dans ses lettres pour la Sainte- Chapelle : « Un très ancien psaultier, long, historié d'ouvrage romain, et au commencement de David jouant de la harpe, et sur les (ueilletz paint des armes de France et de Boulongne, couvert de vieille soye, à deux tixus, dont en Tun n'a point de fermoir. » On distingue encore sur la tranche du volume les armes de France et celles d'Auvergne (d'or au gonfanon de gueules, frangé de sinople), qu'on a confondues avec celles de Boulogne, parce qu'au xnr* siècle les comtés de Boulogne et d'Auvergne se trouvaient réunis dans les mêmes mains*.

26. Le Psautier glosé, suivi d'un Provincial, aujourd'hui le ms. latin 8874 de la Bibliothèque nationale, est une copie du xui* siècle. — Voir la Bibliothèque de l'École des chartes, 1856, p. 158.

28. A propos du n« 28, M. Paul Meyer s'est demandé auquel des psautiers du duc de Berry appartient celui qui est ainsi désigné dans un ancien inventaire du château de Baux : « Ung livre en quoy est le psaultier et plusieurs oroysons, couvert de drap d'or et de perles, avec son estuyf de cuir garni d'une corroie d'argent dorée, à fleurs de lis, qui fu de monseigneur de Berry et après de madame de Boulogne sa femme. » Cet inventaire a été publié en 1877 dans la Revue des Sociétés savantes^ t. YH, p. 136.

30. Le manuscrit français 13091 de la Bibliothèque nationale appartient à la famille de ces psautiers, plus ou moins richement enluminés, dans lesquels les psaumes sont suivis des cantiques et des litanies des saints. Il contient à la fois le texte latin et la ver-

1. C'est ce qu'on peut conjectnrer de la formule d'une oraison copiée an fol. 195 ▼*, col. 2 : c Te deprecor. Domine, michi famole {vel famnlo) tae {vsl tao) et iamalis et fkmnlabas tuis per intercessionem, etc. •

2. Le comte A. de Bastard a frit lithographier sept colonnes du psautier, qui deraient former les planches IX et X de la Librairie du diuc de Berry,

sion française. Tel fut, du xi* au milieu du xit* siècle, le véritable et à peu près le seul livre d'heures qui fut en usage parmi les laïques ^

Le manuscrit 13091 vient incontestablement du duc de Berrj, puisque le prince a mis sa signature à la fin, et que Flamel a tracé ces mots sur la première page :

Ce Psanltier, qui est en latin et en françois, est à Jehan, filz de R07 de Franoe, duc de Berry et d'Anvergne, conte de Poitou, d'Estampes, de Boaloingne et d'Auvergne. Flamel.

Il consiste en 272 feuillets de parchemin, hauts de 250 milli-* mètres et larges de 175. On 7 trouve, disposés sur deux colonnes, le texte latin et la version française des psaumes et des cantiques, avec les litanies des saints en latin.

Le volume a dû être fait pour le duc de Berry. En effet, les litanies (fol. 270) mentionnent les saints propres à l'église de Bourges : « Sancte Guillerme, sancte Vursine, sancte Austregisile, sancte Sulpici... » — En tète sont les images des prophètes et des apôtres; cette suite de vingt-quatre tableaux, dont plusieurs sont inachevés, est considérée à bon droit comme un des chefs-d'œuvre de l'art français à la fin du xiv* siècle. Le psautier est, en outre, orné de huit peintures d'un tout autre style que celles du commencement. Cette différence de travail avait frappé les rédacteurs des anciens inventaires du duc de Berry, qui, en enregistrant le psautier latinfrançais, ne manquent pas de faire observer qu'il y a, au commencement, plusieurs histoires de la main de maître André Beauneveu. Il n'y a pas à revenir ici sur ce qui a été dit de ce grand artiste', immortalisé par une phrase de son compatriote Jean Froissart. Signalons seulement une variante que présentent les différents inventaires : celui de l'année 1402 porte : de la main maistre André BeaunepveUy et ceux des années 1413 et 1416 : de la main feu maistre André Beaunepveu, En doit-on conclure qu'André Beauneveu vivait encore en 1402 et qu'il était mort avant la fin de l'année 1413?

Les tableaux des prophètes et des apôtres dans le ms. 13091 sont

1. Voir le liTre de Samuel Berger, La Bible française, p. 321, 322, 342, 352, 371, 395, 396, 399, 402 et 432.

2. Waagen, Kunsiwerke und Kûnstler in PariSf p. 335. ^ Delisle, Mélanges de paléographie et de (Hbliogn^hief p. 297 et 298. » Wanters, Recherches sur Vhistoire de l'école flamande de peinture avant et pendant la première moiUé du XV^ siècle, f fucicule, p. 55 et sniv. (extr. des BuUeUns de VAcademie royale de Belgique, 3« série, t. V, année 1883).

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donc incontestablement Fœayre d'André Beauneven. M. le comte de Lastejrie^ attribue à Jacquemart de Hesdin une partie des antres peintures du volume. Il faut voir aussi un article de M. le comte Paul Durrieu dans Lt Manuaeritf revue d'Alphonse Labitte, 15 avril 1894, p. 52 et suiv.

On trouvera dans la Paléographie universelle de Silvestre ' le fac-similé de deux pages du Psautier du duc de Berry : la note de Jean Flamel et le texte du foL 239 V*. — Une autre page, celle qui contient l'image de Thomme de douleurs, est insérée dans le volume de Paul Lacroix intitulé Les Arts au moyen âge '. L'image de saint Pierre se trouve dans Le Manuscrit d'Alphonse Labitte^. — Il y a aussi des reproductions jointes aux articles de MM. Durrieu et de Lasteyrie qui viennent d'être cités. — Voir aussi la description de Dehaisnes dans L'Histoire de Fart dans la Flandre, p. 254-256.

32. Jean de Blois, de l'ordre de Saint-Augustin, dédia au duc de Berry un petit opuscule dans lequel était expliqué le sujet de chacun des psaumes. La dédicace se lit en tète d'une édition gothique de la fin du xy* siècle, dont quelques feuillets ont été retrouvés en 1896 dans la couverture du manuscrit 70 de la bibliothèque de Berne, qui a appartenu à l'historien Nicole Gilles. — Voir ma notice sur des Documents parisiens de la bibliothèque de Berne, dans les Mémoires de la Société de t Histoire de Paris, t. XXIII, p. 267.

44 bis. Ce lectionnaire est ainsi décrit dans l'inventaire de 1552 :

Un lectionnaire écrit de lettre de forme, anqoel sont les leçons qui se disent tout au long de l'année, tant dn temps comme des fêtes des saints; est couvert de TÎel cuir rouge, et par dessus une chemise de drap de soie, doublée de satin bien ; à denz fermoirs d'argent, sur l'un desquels est l'image de Notre-Dame, et sur l'autre une image de saint Jean-Baptiste, émaillés, assis sur signés de soie bleue.

Le titre mis en tète d'un de ces volumes est ainsi conçu :

Ce liTie des légendes des istoires commence d'apprès le Corps de Dieu, et sert jusques le xxv* evangille, qu'elle soyt dicte, et anssy sert pour les légendes des sainctz, et commence le jour de sainct Germain qui est à la fin de may, et finist le Jour de l'Assumption Nostre Dame.

1. Monuments et mémoires de la fondation Piot, 1896, t III, p. 1 17 et sniv.

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