Voyage littéraire, I, ii, p
2. Études de Symbolique chrétienne, p. 287. IBuUeUn du Comité de la langue, de l'histoire et des arts de la France, U IV.)
302* LIVRES DE JEilN DE FRANGE,
1552 (Bibliothèque de l'École des ckoHee, 1856, 4« série, t. H,
141 . Au commencement du ms. français 574 se lit une note ainsi conçue : a Ce livre fu à messire Guillaume Flote, seigneur de Revel et chancelier de France. »
J*ai vu en 1894, dans une collection privée, une copie de limage du monde. avec une note de Tannée 1444, par laquelle Jean Le Clerc, libraire de Bruges, annonçait cet ouvrage comme « translaté de latin en franchols par le commandemant et ordonnanche du noble duc Jehan de Berry et d'Auvergne, Tan MCG et XLV ».
142-146. Le duc de Berry attachait un grand prix à Touvrage deBarthélemi L'Anglais sur les Propriétés des choses Ml en possédait le texte original en latin et la traduction française que Jean Corbichon en avait faite par l'ordre de Charles V. Les exemplaires qu'il en avait réunis dans sa bibliothèque ne paraissent pas nous être parvenus; mais nous en connaissons deux copies qui ont été certainement écrites et enluminées dans un des ateliers d'où sont sortis quelques-uns des meilleurs volumes acquis par le prince. L'un d'eux, qui était en 1906 dans la librairie de Jacques Rosenthal à Munich, et qui a été acquis par un amateur de Paris, avait fait partie des collections de la maison d'Urfé, dont il avait conservé la reliure monumentale; l'illustration en avait été confiée à un des peintres les plus habiles du milieu du règne de Charles VI. L'autre a été fait pour Béraud d'Auvergne, comte de Clermont; il est à la Bibliothèque nationale, n^' 9141 du fonds français. M. le comte Paul Durrieu', qui l'a soigneusement étudié, y a reconnu les portraits de Jean sans Peur et du duc de Berry, peut-être aussi celui de Louis d'Orléans. Il y a signalé une miniature où le duc de Berry est représenté choisissant des pierres précieuses. On sait quelle était sa prédilection pour ce genre de curiosités, et la peinture citée par M. Durrieu' m'a remis en mémoire un passage du Chevalier erram, où l'auteur Thomas nous montre le duc de Berry abandonnant les affaires de l'Etat pour faire son choix dans un assortiment de joyaux apportés par des marchands vénitiens :
Apièe alay plut avant, et tioovay les tentes de Mons. de Berry, qui ondes
1. Le rédacteur de l'Inventaire s'est trompé en citant l'ouvrage comme c oompillé par frère Pierre Bersuyre ».
2. Revue de VAri ancien et moderne, 1906, t. XX, p. 21 et sidv.