A Catalogue of Harleian mss., t. II, p
2. Guide ta the mss. exhibited in tke dep, of mss., 1906, p. 130.
Catherine de Vierzon [Mém. de la Soc. des Antiquaires du Centre, 1892-1893, t. XIX, p. 97-180).
Le manuscrit a été fait au commencement du xv* siècle, peut-être dans un atelier d'où sont sortis des livres du duc de Berry; il devait servir à la chapelle que Guillaume de Ruilly, conseiller du prince, avait fondée dans l'église de Vierzon. Il contient divers offices qui devaient se célébrer dans ladite chapelle, et, ce qui lui donne une réelle importance, les actes relatifs à la fondation, documents que M. le comte de Toulgoët a publiés. On y trouve, en outre, deux pièces de vers latins dont voici le commencement :
I. Querimonia Marie cernentis Jesutn pendentem in Cruce incipit.
Ah! raichi care Jhesu, proies divina, raeique Pars, uteri talamo menses incluse novenos, Hiis alitus raammis, nuper tu pulcher in omnes Et virtute potens, die, si potes, ordine raatri Quis tibi tôt penas judex inflixit ubique...
(Pièce de 30 vers.)
II. Ad Mariant matrem Responsale alloquium Christi pendentis in Cruce incipit.
Quos, mulier, gemitus et que lamenta verendo Ore refers, memini, quanta quoque mole raalorum Nunc premor, experior mortali hoc corpore, verum Sola me! deitas nullos experta dolores, Eterna virtute potens, de morte tropheum Sumet et humanum genus ex Acheronte reducit... (Pièce incomplète de la fin, et dont il subsiste 53 vers.)
81. L'Évangéliaire, n° 48 de la bibliothèque de Bourges, mérite bien d'être qualifié « historié très richement », comme il est dit dans l'état des livres donnés à la Sainte-Chapelle. La miniature du fol. 181, représentant la prière du duc de Berry, à genoux devant saint André, nous offre un des meilleurs portraits du prince qui nous soit parvenu. Le cadre de la page est orné aux quatre angles des attributs du prince : les armes, le chiffre VE, l'ours et le cygne. J'en dois la photographie à l'amitié de M. Gauchery, qui a bien voulu encore me donner une photographie réduite de la première page du même évangéliaire, où les images des évangélistes remplissent les quatre compartiments de la peinture du frontispice, avec les armes du duc dans l'initiale et le chiffre VE à l'angle gauche du bas du cadre.
87. Cet Ordinaire est probablement le « livre ouquel est contenu toute l'ordonnance de la chapelle royale », qui fut acheté en 1370 par Etienne Loypeau pour le duc de Berry. [Inventaires du duc de Berry, éd. Guiffrey, t. II, p. 337.)
88. Au Pontifical que le duc de Berry reçut de Guillaume Bois- Ratier le 1*'' janvier 1402 se rapporte la note marginale d'un inventaire du prince : « Et se commence au commencement du ii^ feuillet et in ellectorum, et se fenist au derrenier feuillet domini domini; escript de lettre d'or, » Guiffrey, t. II, p. 174, note 2.
Les deux pontificaux cités sous les n°^ 88 et 89 sont ainsi mentionnés dans l'édition de M. Guiffrey (t. II, p. 312, n" 15) : « Deux grans pontificaulx,... dedens lesquels a en chascun un Agnus Dei de perles, et y en fault plusieurs. »
90. A ce manuscrit se rapporte peut-être l'article suivant d'un compte de l'année 1400 : « A frère Goureau, religieux de Luçon, lequel a fait un pontifical à monseigneur pour mectre en sa chapelle de Bourges, lxvii s. vi d. t. ^ . » — Le ms. latin 8886, dont j'ai donné la notice dans la Bibliothèque de l'École des chartes (4^ série, t. II, p. 152), est enregistré comme il suit dans l'inventaire des dons faits à la Sainte-Chapelle (ms. latin 1263 des Nouv. acq.) : « Un très bel Messel, ouquel est contenu le sacre du pape, de rois de France et pluseurs autres choses, et sur les fueillets par dehors estpaint un escuçon des armes de Monseigneur tenu de deux ours; lequel messel est couvert d'un veluiau vermeil, fermant à deux fermouers d'argent doré, sur lesquels a deux escuçons des dites armes; et est escrit au commencement du lui^ fueillet quia et illa, et fenissant en la fin du pénultième fueillet anime fa. » Cf. Guiffrey, t. II, p. 178.
Il existe un second exemplaire de ce Pontifical, qui doit être considéré comme le frère du ms. 8886 et dont l'exécution est aussi remarquable. Après être arrivé entre les mains de Louis d'Harcourt, patriarche de Jérusalem et évêque de Bayeux, il fut légué par ce prélat à l'église de Bayeux, en 1474. Quand je l'examinai en 1887, il y manquait des feuillets, qui se sont retrouvés à Caen dans la Collection Mancel. Il a trouvé place, en 1889, dans le Catalogue des manuscrits des départements, t. X, p. 338-339. Il a depuis été complété par les feuillets de la Collection Mancel et vendu à M. Pierrepont Morgan, comme nous l'apprend M. Robert de Lasteyrie dans un article de la Revue de l'Art ancien et moderne (1906, t. XX, p. 24).