‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 1 sur 219 · VIII A L’ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES · texte numérisé non relu

VIII A L’ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

soixante-douze années mes deux prédécesseurs, d’abord, de 1787 à 1815, La Porte du Theil, l’un des chefs de la Bibliothèque nationale et impériale sous la Révolution française et l’Empire, puis, de 1815 à 1857, Étienne Quatremère, qui avait débuté dans le monde de l’érudition, au commencement de l’Empire, comme auxiliaire au Département des manuscrits. Moi aussi, j’étais simple employé au même Département depuis cinq années, quand l’Académie daigna m’appeler dans ses rangs.

L’accès de la Compagnie n’était pas alors aussi difficile qu’il l’est devenu depuis. Ce fut cependant à un sentiment d’extrême indulgence et à un acte d’insigne bienveillance que je dus un succès inespéré, et dont je m’étonne encore aujourd’hui. Je tiens à le rappeler, parce que je serais vraiment injuste et ingrat si, après vous avoir' dit combien je suis touché de cet éclatant témoignage de votre affectueuse confraternité, dont la valeur a été singulièrement relevée par le concours de notre éminent confrère de l’Académie des Beaux-Arts, M. Chaplain, je serais, dis-je, bien ingrat, si, à mes plus cordiaux remercîments, je ne joignais pas quelques mots de souvenir recon-

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