‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 103 sur 219 · LE PILLAGE DE LA LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

LE PILLAGE DE LA LIBRAIRIE

Ce qui précipita la décadence de la librairie du Louvre ce fut l’habitude qui s’introduisit de la considérer comme un magasin rempli d’objets qui pouvaient être offerts en cadeau à des princes et des princesses, à des prélats, à des courtisans, à des serviteurs dont il convenait de reconnaître honorifiquement le dévouement. C’est ainsi que sortirent du Louvre beaucoup de livres d’une grande valeur : le Bréviaire de Belleville, que Charles YI envoya à Richard II, roi d’Angleterre1, le Tristan, qui fut offert à la reine d’Espagne2, et le Miroir historial, que le duc de Guyenne ordonna de remettre au duc de Bavière3. Ainsi furent dispersés les nombreux volumes que reçurent en présent Louis, duc de Bourbon4, le comte de Flandre5, le comte de Nevers6, le comte de Savoie7, le sire de Coucy8, le sire de Gonnaut9, Guillaume des Bordes10, le sénéchal d’Eu11, Jacques du Val, secrétaire du roi12, maître Renaud de Chasteaux13, Bussy, l’un des gens du sire de Coucy14, et un chanteur de la reine Isabeau15.

serve à Nuremberg, que Charles VI donna à une reine d’Angleterre, non pas à sa fille Isabelle, la malheureuse femme de Richard II, mais plutôt à Jeanne de Navarre, femme de Henri IV en 1403, ou bien à Catherine de France, mariée à Henri V en 1470. Il sera question de ce livre dans le chapitre XIII, notice xxix.

1. Notes inscrites par Jean Flamel sur le Bréviaire de Belleville, aujourd’hui n01 10483 et 10484 de fonds latin.

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