‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 11 sur 219 · LIBRAIRIE INSTALLÉE AU LOUVRE · texte numérisé non relu

LIBRAIRIE INSTALLÉE AU LOUVRE

voyer à un mandement du 23 novembre 1 377 4 portant ordre de payer 178 francs d’or pour les pièces d’étoffes (baudequin et cendal) devant servir à faire les couvertures et les chemises de dix volumes : le Miroir historial, en quatre tomes, les Grandes Chroniques de France, en deux tomes, un Livre de Sénèque, les Gestes de Charlemagne, les Enfances de Pépin et les Chroniques d’outre-mer.

Les salles destinées à recevoir les livres furent luxueusement aménagées. Le noyau de la collection avait d’abord été placé au Palais. Ce fut en 1367 ou 1368 que la librairie fut installée dans une tour du Louvre, la tour de la Fauconnerie, qui venait d’être restaurée ou peut-être même reconstruite à neuf, sous la direction de Raimond du Temple2. On affecta d’abord à cette installation deux étages ; un troisième fut bientôt jugé nécessaire. Les murailles du premier étage furent entièrement recouvertes avec du bois d’Irlande, qui avait été donné au roi par le sénéchal de Hainaut; la voûte fut garnie de bois de cyprès. L’entrée de chaque pièce était fermée par une porte haute de sept pieds, large de trois et épaisse de trois doigts. Toutes les fenêtres étaient garnies de treillis en fil d’archal, « pour deffense « des oyseaux et autres bestes » . Le maître des œuvres avait essayé d’approprier au nouveau local les bancs et les roues de l’ancienne librairie du palais; mais depuis, « pour « ce que les sièges estoient trop viez » , les huchers durent

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