Ms. latin 6912, t. V, fol'. 219 y
Agrègent0, devoti interpretis ejus, et laus sit Deo utriusque seculi, qui in adjutorio ejus fuit, die lune, xm° februarii, vu indietione 1 , apud Neapolim. Deo gratias. Amen. Amen.
Nous ne pouvons pas suivre les vicissitudes par lesquelles a passé le Rhasès de Charles d’Anjou pour arriver jusqu à nous. Ce qui est certain, c’est qu’il trouva un asile momentané dans la librairie du Louvre sous le règne de Charles VI. C’est bien lui qui figure sur les trois derniers inventaires de cette librairie (D. 762-763, E. 786-787, F. 704), et qui est ainsi décrit dans celui de 141 1 :
Item le livre de medecine que fist Helham, contenant xxv livres en deux volumes, très bien escript de lettre boulenoise, à deux coulombes. Le premier volume contenant xn livres, commençant au ne foillet du texte varios expellancLi , et ou derrenier : accuunt morbum2.
Et l’autre volume contenant xm livres commençant au ne foillet humilitatem non dissolvunt, et au derrenier linga arietis3. Et sont tous les diz deux volumes couvers de taffetas jaune, chascun à nu fermoirs d’argent dorez, esmaillez des armes du roy de Jherusalem et de Secile, qui les diz deux volumes envoya pieça au roy de France.
Les deux volumes furent estimés 30 livres en 1424.
Nous en perdons la trace depuis 1424 jusqu’au temps de Colbert.
Pour donner une idée de la valeur de l’illustration des deux volumes, qui fut confiée à un moine du Mont Cassin nommé Giovanni, je ne puis mieux faire que de renvoyer à l’excellent mémoire du comte Durrieu indiqué un peu plus haut (p. 271).