octobre
Sachent tuit que je Giles Malet, chevalier et maistre d’ostel du roy nostre sire, confesse avoir eu et receu de hono-
APPENDICE
rable homme et sage Jehan Poulain, trésorier de monseigneur le duc d’Orliens, conte de Valois et de Beaumont, la somme de deux cens livres tournois, sur la somme de trois cens livres tournois restans à paier de la somme de cinq cens livres tournois que mon dit seigneur avoit ja pieça ordené à moy estre baillies par son dit trésorier, c’est assavoir trois cens livres tournois pour un livre en deux volumes nommé Titus Livius, que il avoit acheté de moy le dit pris, et deux cens livres tournois que il me donna lors, de sa grâce, et sur laquelle somme de vc livres je ay pieça receu d’icelui trésorier la somme de iT livres tournois, dont il eust quittance de moy. De laquelle somme de IIe livres tournois, sur la reste des mc livres tournois dessus diz, je me tieng pour content et bien paié, et en quitte mon dit seigneur, son dit trésorier et tous autres à qui quittance en appartient. En tesmoing de ce, je ay seelé ces présentes lettres de mon propre seel. Donné le ixe jour d’octobre, l’an de grâce mil GCG IIIIXX et quatorze.
(Original à la Bibliothèque nationale. Collection de Bastard, ms. français 3638 des Nouv. acq., pièce cotée 204.)
L’enlumineur Jean Le Noir et sa fille Bourgot, enlumineresse.
(10 décembre 1358.)
Charles, etc. Savoir faisons a touz presenz et à venir que, ramenans à mémoire pluseurs agréables services laiz à monseigneur par lonc temps et à nous par noz bien amez Jehan Le Noir, enlumineur, et Bourgot, sa fille, enlumineresse de livres, et que ja piecha il delaissièrent, pour la plaissance de monseigneur, le service de la contesse de Bar pour monseigneur et nous servir, si comme nous sommes acertenez, et de leurs quielx services à monseigneur et à nous faiz il ne ont esté aucunement rémunérez, mais grandement leur est deu de leurs gaiges, nous, afin qu’il aient miex dont susporter leurs frais et despens et qu’il n’aient occasion de se départir du service de monseigneur et du nostre par sousfraittez et neccessitez, leur avons donné et octroyé et par la teneur de ces présentes, de nostre certaine science, auctorité royal, dont nous usons, et de grâce especial donnons et octroyons, comme bien deservi, une maison ou manoir séant en la rue de Troussevache, en la ville de Paris, tenant d’un costé à une maison appartenant aus hoirs Emmeline des Champs, et de l’autre à une maison aus hoirs à la femme qui fu Drouin de Troies, et aboute par devant à la dite rue et par derrière à la rue Aubery le Bouchier, laquelle maison ou manoir est venue et acquisse à monseigneur et à nous pour la forfaiture de Charlles Toussac, nostre traitre et rebelle, nagaires mis à mort pour ses démérites....
ao,) APPENDICE.
Donné à Paris, le Xe jour de décembre, l’an de «race mil GCC LYIII. &
Par monseigneur le regent :