EDITIONS DES INVENTAIRES
Louvre, a été publié par Jules Labarte dans un volume de la Collection de documents inédits.
Les rédacteurs des inventaires qui viennent d’être passés en revue n’ont pas cru pouvoir rapprocher les ouvrages de même nature et ne se sont nullement préoccupés d’un classement méthodique ou alphabétique1. Cette lacune a été bien incomplètement comblée par les tables que les éditeurs ont jointes à la reproduction du texte des manuscrits.
Dans le résumé que j’ai inséré en 1880 à la fin du dernier volume du Cabinet des manuscrits (p. 114-170), j’ai essayé de grouper les volumes se rapportant aux mêmes matières et je me suis efforcé de faire entrer dans chaque notice les renseignements que les différents inventaires fournissent sur le même manuscrit, et notamment les premiers mots du deuxième feuillet. On sait que c’est là le trait essentiel du signalement à l’aide duquel peut être rigoureusement distinguée et identifiée chacune des copies, souvent nombreuses, d’un même texte.
La même méthode a été appliquée, avec des développements assez considérables, à l’édition qui remplit à peu près en entier la seconde partie du présent ouvrage. Je crois n’avoir laissé de côté que les détails relatifs à l’état matériel des reliures, qui, depuis longtemps, ont disparu des trop rares volumes de la vieille librairie du Louvre après bien des vicissitudes subies pendant les cinq derniers siècles. Nous en avons ainsi reconnu une centaine. Espérons que l’index ajouté à mon édition facilitera la tâche des bibliographes et des bibliophiles qui seront tentés de rechercher des débris de notre première Bibliothèque nationale.
1. Gilles Malet avait cependant essayé de réunir dans la troisième chambre de la tour les livres latins et ceux qui traitaient d'astronomie et d’astrologie.
IY.
Aperçu de la composition de la librairie.
Pour avoir une idée exacte de la librairie du Louvre, il est indispensable de lire entièrement l’Inventaire dont le texte sera publié à la fin du présent ouvrage ; mais un court résumé, dans lequel les détails secondaires seront laissés de côté, suffira pour faire comprendre la composition de la Bibliothèque royale à la fin du xive et au commencement du xve siècle. J’indiquerai donc en peu de mots ce qu’elle renfermait de plus remarquable sur la théologie, le droit, les sciences et les arts, l’histoire et la littérature. Cet aperçu comprendra les volumes qui étaient dispersés dans les diverses résidences royales.