‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 35 sur 219 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

Quatre exemplaires de la prétendue traduction de Solin. Traité des provinces du monde. Cinq exemplaires de Marc-Paul; deux de Jean de Mandeville et deux de la lettre du prêtre Jean. Les cartes qui sont aujourd’hui connues sous le nom d’atlas catalan.

Traduction du Miroir historial de Vincent de Beauvais, des prin-

cipaux ouvrages de Bernard Gui, de Valère Maxime et de Gervais de Tilbury.

Josèphe, texte latin et traduction. Eusèbe. Collations de Cassien, texte et traduction. Yies des pères; Légende dorée; vies de saints fort nombreuses, en latin et en français. Recueil de pièces sur les événements du pontificat de Clément Y.

Récits fabuleux de la guerre de Troie, de plusieurs épisodes de l’histoire de la Grèce et de la vie d’Alexandre. Compilation intitulée les Faits des Romains et présentée comme une traduction de César, de Lucain et de Suétone. Traduction de Tite-Live et peutêtre de Salluste.

Pas un seul des auteurs qui ont écrit en latin sur l’histoire de France. Plusieurs exemplaires des Grandes Chroniques et de divers abrégés de l’histoire de nos rois. Poème sur le commencement des Gestes de France, écrit probablement en provençal. Trois exemplaires du roman de Philippe le Conquérant, c’est-à-dire, selon toute apparence, d’une chronique rimée de Philippe-Auguste. Vies de saint Louis par le sire de Joinville et par le confesseur de la reine Marguerite. Poème sur la croisade de saint Louis, sur Philippe le Hardi et sur la cérémonie dans laquelle Philippe le Bel prit la croix. Poème sur la bataille de Cassel et les guerres de Flandre. Autre poème sur les campagnes de Philippe de Valois en Flandre. Chronique rimée de la guerre du roi de France avec le roi d’Angleterre, des faits du roi de Navarre et de la révolte du peuple de Paris. Toutes ces chroniques métriques, dont la perte est fort regrettable, appartenaient vraisemblablement à la même famille que le grand livre rimé dont parle Jean le Bel, « lequel, dit cet historien, aucun « controuveur a mis en rime par grandes faintes et bourdes con- « trouvées, duquel le commencement est tout faulx et plain de men- « chonges, jusques au commencement de la guerre que le roy Edo- « wart emprit contre le roy Philippe de France, et de là en avant « peut avoir assez de substance de vérité et assez de bourdes, et sy k y a grand plenté de parolles controuvées et de redictes pour « embelir la rime » . Il est assez curieux que la librairie du Louvre, si riche en chroniques rimées, n’ait pas renfermé un seul exemplaire du livre de Froissart. Avec les chroniques étaient mêlés quelques registres relatifs à la politique et à l’administration du royaume : un recueil des testaments des rois, une collection de traités d’alliance, une copie des pièces du traité de Brétigny, une copie des privilèges accordés aux rois par les papes, le procès de Robert d’Artois, un état du comté de Montfort, un tableau du cours des monnaies, un inventaire de joyaux.

Poème sur les campagnes de Charles, frère de saint Louis, en Italie. Traduction des chroniques espagnoles de l’évêque de Burgos, par Jean Golein. Le livre royal de Jean de Cardailhac, relatif aux démêlés de Henri de Transtamare et de Pierre le Cruel. Deux volumes, dont l’un en vers, sur les guerres de l’Angleterre et de l’Ecosse. Deux chroniques des évêques de Liège.

Collection considérable d’ouvrages sur les croisades, plusieurs en latin, beaucoup en français, les uns en prose, les autres en vers; dans cette collection, les chroniques proprement dites sont fort nombreuses; les compositions romanesques le sont encore davantage; on y remarque plusieurs opuscules relatifs à des projets d’expédition qui ne furent jamais exécutés et des livrets à l’usage des voyageurs en Orient, par exemple « les pèlerinages d’oultre mer et « à savoir demander en langaige sarazin ses nécessités pour vivre » .

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