‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 36 sur 219 · LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE

Quatre volumes renfermant les ouvrages élémentaires dans lesquels les enfants apprenaient la grammaire latine. Plusieurs copies des grands dictionnaires de Hugutio et de Jean de Gênes. Un dictionnaire abrégé, en français et en latin, qui était au service personnel du roi. Le formulaire de Thomas de Capoue.

Les principaux ouvrages d’Ovide. Trois copies de Lucain. Le poème de la Vieille. L’Alexandréide de Gautier de Châtillon. Les Métamorphoses moralisées; la traduction de l’Anticlaudien, celle de la Vieille.

Romans carlovingiens : Agolant, Aimeri de Narbonne, Amis et Amille, Anséis de Carthage, Aubri le Bourguignon, Aye d’Avignon, Berte, Beuve d’Aigremont, Beuve de Hantonne, Foulques Faucon, Garin le Loherain, Garin de Montglane, Girard de Roussillon, Gui de Nanteuil, Guillaume d’Orange, Jourdain de Blaives, Maugis le larron, Olivier, Pépin, les Quatre fils Aymon, Raoul de Cambrai, Roland, Turpin, Vivien.

Romans de la Table ronde : Artus, Artus le restauré, l’Atre périlleux, Branor, Brut, Cligès, Gauvain, Giron le Courtois, Glorion de Bretagne, le Saint-Graal, Iseult la Blonde, Lancelot, Marc de Cornouaille, Meliadus, Palamèdes et Galaad, Perceval le Galois, Tristan.

Romans se rapportant à l’antiquité grecque et romaine : Troie, Hector, Thèbes, Thessalus, Florimont, Alexandre, Athis et Profilias, les Sept sages, la Male marrastre, Marc fils de Caton, Laurin, Cassiodorus, Pellarmenus, Berinus, Florence et Octavien.

Romans d’aventures : Blancandin et le Beau mauvais, Meraugis,

Meliachim et le Cheval de bois, Robert le Diable, Eustache le Moine, la châtelaine de Coucy, la dame de Fayel.

Compositions satyriques ou allégoriques : plusieurs recueils de fables, le Renard, la Rose, Torchefauvel, la Vision du prieur de Salon, une traduction française du livre de Calila.

J’ai déjà signalé plusieurs ouvrages qui appartiennent aussi bien à la littérature qu’à la théologie, à la morale ou à l’histoire. A ceux qui ont été indiqués, il faut ajouter les Machabées, la Passion, Ralaam et Josaphat, le Reclus de Moliens et les Pèlerinages de Robert de Digulleville. L’un des poèmes inspirés par la Passion était un mystère : c’est la seule production dramatique qui ligure sur les inventaires de la librairie du Louvre.

Une quinzaine de recueils de chansons, dont beaucoup étaient notés ; quelques dits et fabliaux : les Trois morts et les trois vifs, la Bataille des Sept arts, les Dits de Baudouin de Condé, la Voie de paradis de Rutebeuf; plusieurs volumes de jeux partis et de pièces légères dont le sujet est assez bien indiqué par les mots : « Papiers « d’amours, demandes et responses d’amours, jugemens d’amour. » Opuscules de Watriquet, en six volumes.

Condition des livres d’après les inventaires. — Langues.

Genres d’écritures, de peintures et de reliures.

Les rédacteurs des anciens catalogues du Louvre ne se sont pas bornés à copier les titres des livres confiés à leurs soins; ils en ont quelquefois apprécié le contenu : c’est ainsi qu’ils ont signalé aux lecteurs les truffes ou mensonges dont leur semblaient remplis les romans d’Artus et de Jehannette, d’Eustache le Moine et de Jehan le duc du Mont aux Fées1. Ils ont souvent indiqué en quelle langue chaque ouvrage était écrit2 : en latin, en français, en gascon3, provençal4 ou langue d’oc5, en espagnol ou en italien6; ils sont même allés jusqu’à distinguer le dialecte picard7. Mais ils se sont surtout attachés à décrire la condition matérielle des livres ; on lit avec un véritable intérêt les détails qu’ils donnent :

1 0 Sur la forme et la taille des volumes : livres grands et petits, livres plats8, livres gros et courts9, gros volume carré10, volume assez longuet11, rouleaux12, livres fermés à clef 13 ;

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