‹ Recherches Sur La Luminosité, Le Contraste Et La Résolution De Systèmes Interférentiels À Ondes Multiples. Utilisation Des Couches Minces ComplexesChapitre 29 sur 44 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L'étude de satellites faibles exige l'emploi d'un étalon à grand

contraste, c’est-à-dire, de contraste supérieur à 100. Le résultat ne

sl-

Fig. 32. — Satellite d'intensité relative 1/200.

Etalons de facteurs de réflexion 0,5, 0,7; 0,9.

pourra être obtenu qu’à l’aide de miroirs semi-transparents à facteur de réflexion élevé. La figure 32 donne, en ordonnées logarithmiques, l'aspect théorique pour un satellite d'intensité relative 1/200 situé entre deux anneaux, pour des facteurs de réflexion des lames d=—-0:0, 0,%.0:9:

Remarquons que la mise en évidence d’un satellite faible sur un fond d'intensité donnée sera d’autant plus facile que la finesse de l'anneau sera plus grande.

En fait, l’obtention de grands contrasies à l'aide d’un étalon unique se heurte à un certain nombre de difficultés et les valeurs théoriques ne sont jamais atteintes dans la pratique. Nous allons successivement montrer les obstacles qui se présentent.

$ 4. — L’existence d’un « fond » entre deux anneaux est une conséquence de la loi de décroissance des faisceaux qui interfèrent après

Fig. 33. — Transparenee d’un étalon interférentiel en fonction du contraste théorique pour différents types de couches semi-transparentes,

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traversée de l'étalon Fabry-Pérot. La série d’Airy donne, pour l’inten-. sité minimum du faisceau résultant :

Lu ra ER rate CA

On peut théoriquement augmenter le contraste € autant qu'on le désire en utilisant des miroirs de facteur de réflexion très élevé ; mais expérimentalement, l’étalon n’est utilisable que si la transparence au sommet &G garde une valeur raisonnable, supérieure à 0,1 par exemple.

C'est là un problème de couches minces à faible absorption. Leur étude dans la deuxième partie de cet exposé nous permet de choisir les couches qui conviennent le mieux; il suffit de tracer les courbes de transparence 8 en fonction du coùtraste € pour les différents types de couches étudiées.

La figure 33 nous montre, par exemple, pour À— 5 789 À que l'aluminium ne peut donner de bons résultats et que la couche triple d'argent amélioré par un fluorure et le sulfure de zinc s'impose.

Pour un contraste théorique de l’ordre de 1 000, il faut R— 0,94. La transparence d’un étalon traité par l'argent amélioré est alors vingt fois celle d’un étalon argenté usuel. De plus, la conservation des miroirs reste bien meilleure.

Ainsi, nous avons pu employer les mêmes couches pendant six mois alors que l’argent nu devenait inutilisable au bout d’un mois. Les paragraphes suivants nous montreront qu'il est inutile d’essayer d’aller plus loin dans cette voie, et que le problème des couches à facteur de réflexion très élevé, avec une faible absorption, peut être considéré comme résolu par l'emploi de ces couches Ag-cryolithe- SZn.

$ 2. Limitation du contraste. Effet d’un diaphragme placé après létalon. — Un tel diaphragme limite le, nombre de faisceaux émergents pour les rayons incidents très inclinés sur l’axe. Pour calculer facilement l’ordre de grandeur de la diminution du contraste ainsi provoquée, nous supposerons tout d’abord que nous envoyons sur l’étalon un pinceau de faible étendue, comme dans le cas de l’étalon à entrée claire (fig. 34). Si le diaphragme a pour effet de limiter à k faisceaux le flux lumineux émergent, nous écrirons :

Ike) = lo | (1 + Ref? + Rae? + ... + Re“) |?

1— RéekJ? |? 1 + sin? kgl2 GEST | —Ref® | - ° 1+m sin? v2 4R# BR

avec : et M —=

U— fé FA R#ÿ GR? .

On peut considérer la figure d'interférence comme une figure de Fabry-Pérot normale, modulée suivant la relation :

Lk(g)= Lee (e)(1 + y: sin? kof2)

soit # ondulations parasites par anneau.

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