INTRODUCTION
Le problème de la recherche spectroscopique de raies très faibles voisines de raies intenses fut abordé en 1939 par M. P. Jacquinot pour essayer de mettre en évidence un isotope stable de l’hélium de masse 5 (1). Les techniques nouvelles mises en œuvre avec utilisation de l’autoabsorption (2) dans un tube spectroscopique vu en « bout », avec affaiblissement des éclairements parasites dus à la diffraction à l’aide d’un diaphragme spécial sur l'objectif du spectrographe (3), permirent la découverte de tout un spectre nouveau de l’hélium composé de raies très faibles (4).
Ces raies, dues à des transitions interdites sont très proches des raies normales ; c’est ainsi que la raie jaune possède un satellite distant d’un peu plus d’un angstrôm et dix mille fois plus faible qu’elle. Seul, un spectrographe à grande résolution et à grande pureté de spectre comme le grand spectrographe à prisme liquide de Bellevue pouvait permettre la mise en évidence de raies aussi difficilement décelables.
Je-ne disposais pas à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand d’un tel instrument, et, de plus, il pouvait être utile pour certaines études, de dépasser la résolution accessible aux spectrographes. C'est pourquoi M. P. Jacquinot me demanda d’aborder le problème des satellites faibles par les moyens de la spectroscopie interférentielle.
Le présent travail est une étude des possibilités de l’étalon interférentiel de Fabry-Pérot (ainsi que des combinaisons d’étalons) dans ce domaine. La première partie compare les différents systèmes dispersifs ; elle met en évidence la supériorité de l’étalon interférentiel.
Après une deuxième partie consacrée aux couches semi-transparentes, l’étalon et les combinaisons interférentielles spécialement adaptées à l’étude des satellites faibles font l’objet de la troisième partie.
Ces recherches ont été entreprises en 1943 à Clermont-Ferrand et je tiens à remercier ici, M. le Doyen Dubois pour toutes les facilités de travail qui m'ont été accordées à la Faculté des Sciences.
Mes travaux se sont ensuite poursuivis de 19/46 à 1948 au Laboratoire de M. le Professeur Aimé Cotton à Bellevue. M. le Professeur Jacquinot qui a dirigé mon travail depuis le début et m’a initié à la recherche voudra bien trouver ici l'expression de toute ma reconnaissance.