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Recherches Sur La Nature Du Faux Bulbe Des Ophrydées Ou Ophrydo-Bulbe

ment, je n’y compte pas tant que je serai ici, mais pour y aller récolter quatre ou cinq espèces des plus intéressantes. Cette récolte faite, je retournerai à Gulek-Boghas en passant par Nemroun.

La récolte des graines me retiendra cette année longtemps en Asie; avant deux mois d’ici il ne faut pas songer à retourner en France. Je ne sais pas même si à cette époque les glands de chêne seront mûrs. Si vous voyez M. Decaisne ou M. Vilmorin, ayez la bonté de leur dire que les arbres dont je pourrai récolter des graines en abondance sont les suivants : Abies cilicica, Cedrus Libani, var. argentea, variété plus commune ici que le type, deux espèces de Pins, dont l'une est probablement le Pinus Fenzlii , d’Antoine et Kotschy; trois Genévriers, parmi lesquels le Junip. drupacea et le Junip. excelsa, les Quercus libanotica , et Æyilops, le Styrax et autres arbres dont je ne connais pas le nom. Les cônes d'Abies cilicica seront mûrs dans un mois d’ici. Ils ont 22 centimètres de long sur 17 de circonférence. Ils sont, comme vous voyez, d’une dimension respectable. Ma santé ne laisse rien à désirer. Le pays que j’habite jouit de la plus grande tranquillité. Les commotions de la guerre n’arrivent pas jusqu’ici.

M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication

suivante :

par M. E. GERMAIN DE SAINT-PIERRE.

Dans le courant du mois de mars de l’année 1850, j’ai communiqué à la Société philomatique le résultat de mes recherches sur la Structure du bulbe ou tubercule des Orchis. Cette communication a été publiée par le journal P Institut et dans le Bulletin des séances de la Société philomatique ; J’ai depuis (1851) mentionné mes recherches sur ce point à l’article Bulbe de mon Dictionnaire raisonné de Botanique. — Un travail de M. Labre, professeur au Lycée d’Avignon, qui traite du même sujet, a paru récemment (1855) dans les Annales des sciences naturelles (k t série, t. III, p. 253). L’auteur de cet article n’ayant pas mentionné mes recherches spéciales, Lien qu’il cite l’opinion exprimée antérieurement dans notre Flore des environs de Paris, j’ai lieu de penser que ce travail n’est point arrivé a sa connaissance ; il est donc utile, autant que juste, que je réclame pour cette

etude une priorité qui ne saurait m’être contestée.

•1® n insisterai pas ici sur les points de contact que le travail de M. I ubic peut offrir avec le résumé que j’ai donné de mes propres observations; J e ne discuterai pas non plus les points sur lesquels les laits observés ou •es déductions tirées de l’examen de ces faits peuvent présenter des dis-

Mon travail devant très prochainement être public avec les

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