ARGENT
Dollars ou rixda* florins, les du Mexique. . . 22 par marc,
Ecus de France, . Idem.
Monnoie d'argent angloife Idem,
Rixdales du Mexi- , que , nouveau coin. . 22. 21. 10
Ducatons 3.
Rixdales a. S
Barre d'argent, contenant \\ d'argent fin, 31 florins, par marc.
fcEsNATiONS.Liv.IV.Chap.III. %t
florins le marc. Le prix à îa Monnoie cft d'environ vingt-trois florins , & le prix courant, depuis vingt-trois florin* lîx à vingt -trois florins feize ftivers ou fols de Hollande, c'eft-à-dire , depuis deux jufqu'à trois pour cent au
& ainfi de fuite, en proportion jufqu'à \ de fin, pour lequel elle donne cinq florins. florins.
Barres d'argent fin. 2$
Monnoie de Portu- florins.
par marfc
par marc.
gai- .". ?IQ
Gui nées Idem,
Louis d'or neuf. . Idem.
Louis d'or vieux. . 300
Ducats neufs. . . 4.19* 8 par ducat.
L'or en barre eft reçu en proportion de fa finefle comparée avec la monnoie d'or étrangère ci -deflus.
Elle donné pour les barres d'or fin 540 florins, par marc. Cependant elle donne en général un peu plus pour la monnoie d'une finette connue, que pour les barres d'or & d'argent dont la fineffe ne peut être conftatée que par les procédés de la fonte 3c de Fellai.
%% La richesse
deflus du prix à laMonnoie. Les proportions entre le prix de banque, le prix à la Monnoie, & le prix courant, font à peu près les mêmes pour l'or en lingots. Une perfonne peut généralement vendre ion rècépiffé pour la différence entre les prix des lingots à la Monnoie & leur prix courant. Un. recépifje de lingots vaut toujours quelque choie, & en conféquence il arrive rarement que quelqu'un le laîife expirer, ou qu'il laiiTe écheoir fes lingots à la banque au prix où elle les a reçus , foit en ne les retirant pas avant les fix mois révolus, foit en négligeant de payer quatre & demi pour cent, afin d'avoir un nouveau récépijjê ', pour fix autres mois. C'eft cependant ce qui arrive, dit - on , quelquefois , & plus fouvent à l'égard de l'or qu'a l'égard de l'argent, à raifon de ce qu'on paye davantage pour la garde de l'un, que pour celle de l'autre.
La perfonne qui, en faifantun dépôt de lingots, obtient en même tems un crédit fur la banque & un rétépijjé^ paye fes lettres de change à mefure qu'elles échéent, avec fon crédit fur la banque -, & elle vend ou garde fon rrcc'pifje, félon qu'elle juge que le prix des
ses Nations. Liv.IV. Chap.TIL 2;
lingots doit haufler ou baiffer. Le ré~ cépiffé & le crédit fur la banque féjournent rarement long - terns enfemble , 8c il n'y a point de raifon pour qu'ils ne fe quittent pas. La peribnne qui a un récépiffé, & qui a befoin de retirer des lingots , trouve toujours des crédits fur la banque en abondance, ou, ce qui eft la même chofe, elle trouve toujours à acheter de l'argent de banque au prix ordinaire, & la perfonne qui a de l'argent de banque , & qui a befoin de retirer des lingots, ne manque jamais de trouver une égale abondance de récépijjés.
Les propriétaires des crédits fur la banque, & les porteurs de récépiffés, font deux différentes fortes de créanciers à l'égard de la banque. Le porteur d'un réccpijje ne peut tirer les lingots pour lefqueîs il lui a été donné, qu'en réa£ lignant à la banque une fomme d'argent de banque égale au prix auquel Les lingots ont été reçus. S'il manque d'argent de banque , il faut qu'il en acheté de ceux qui en ont. Le propriétaire d'argent de banque ne peut tirer des lingots , fans produire à la banque des récfpiffés pour la quantité qu'il lui en faut. S'il n'a point de récépijjé à lui