‹ Recherches sur la polarisation de la lumière des planètes et de quelques substances terrestresChapitre 37 sur 96 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

mesures médiocres.

ciel éclatant, mesures très médiocres

O : ouverture libre de Pinstrument en centimètres (les chiffres inférieurs à 17,5 correspondent à la petite lunette ; le chiffre 60 correspond au télescope Cassegrain ; le chiffre 81 correspond à

la grande lunette).

M : nombre de mesures,

P : Proportion moyenne de lumière polarisée exprimée en millièmes.

E : écart moyen des valeurs trouvées pour P, avec la moyenné de ces valeurs.

Ce fait est très remarquable et parait encore plus surprenant lorsqu'on considère la différence énorme qui existe alors entre les terres et les mers de notre satellite.

= Ei

Pour les angles inférieurs à 60 degrés, la courbe de Mercure est mal connue. Son allure probable est tracée en pointillé d’après les cinq premières mesures de jour de 1923 qui manquent malheureusement de précision. Elle semble s’écarter peu de la courbe lunaire, La polarisation parait s’inverser entre 20 et 30 degrés.

Mars.

Condilions d'abservalion. — Décrivant une orbite extérieure à celle de la Terre, la planète Mars se présente à nous dans des conditions d’éclairement beaucoup moins variées que la Lune et Mercure. On sait, en effet, que ses phases sont peu accentuées,

Lorsque Mars est en quadrature, l'angle de vision passe par un maximum plus où moins grand, suivant la distance de la planète au Soleil. Il atteint 47 si elle est alors au périhélie, 57° seulement si elle est à l’aphélie. A l'opposition il passe, au contraire, par un minimum compris entre o° et 5°, suivant la latitude héliocentrique de Mars. Nous ne pouvons donc connaître, pour cette planète, que la portion de la courbe de polarisation comprise entre o° et 470.

En revanche, depuis la quadrature orientale jusqu’à la quadrature occidentale, Mars accomplit deux fois, en sens inverse, la série de ses phases et peut être observé en pleine nuit, assez loin de l'horizon. Son diamètre dépasse alors une dizaine de secondes, ce qui permet de mesurer séparément la polarisation de ses principales configurations.

De plus, grâce à la forte obliquité de son équateur sur le plan de l’écliptique, les régions polaires nord et sud s’inclinent alternativement vers la Terre et leur

étude se trouve ainsi facilitée.

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