V : angle de vision
O : ouverture libre de l’instrument en centimètres (voir tableau V).
La polarisation des bords Est et Ouest était mesurée à une distance du limbe de 0,06 diamètre équatorial. à
Etendue de la polarisation des bords en fraction du diamètre polaire : 15 juin 1924 : Ouest 0,20.
9 juin 1925 : Ouest 0,10 ; Est o,11.
30 juin 1925 : Ouest 0,21 ; Est 0,25.
13 sept. 1926 : Ouest et Est 0,25.
En 1925, les variations paraissent avoir été intermédiaires entre celles de 1925 et 1924, mais les mesures sont trop peu nombreuses pour permettre de constituer une courbe.
Les points de 1926 donnent la courbe 17, semblable à celle de 1924, mais moins incurvée.
Ces courbes ont été tracées sans tenir compte de la longitude du centre de Jupiter correspondant à chaque observation. Elles ne présentent pas d’irrégularités plus grandes que les erreurs probables des mesures. Par conséquent, dans la zone équatoriale de Jupiter, tous les points de sa surface apparente ont le même état physique. Cet état ne doit pas varier sensiblement entre deux observations, mais il se modifie lentement, d’une année sur l’autre, en même temps sur toutes les longitudes.
L'observation visuelle et la plaque photographique nous font connaître une propriété analogue. On sait, en effet, que la planète est entourée de bandes claires eb sombres, parallèles à son équateur, qui se forment à peu près en même temps sur toute leur longueur et dont toutes les parties subissent, en général, dans leurs grandes lignes, des variations simultanées.
Les courbes de polarisation de Jupiter ne rappellent aucune de celles des autres planètes. Les ordonnées ont le même signe que pour la Lune, mais elles sont beaucoup plus faibles et la concavité est inverse.