BANDES
J'ai comparé fréquemment, vers le méridien central, la polarisation des bandes ciaires et sombres, principalement la zone claire équatoriale, les deux fortes bandes sombres tropicales et les deux zones claires adjacentes.
Fig. 14 - Calottes polaires de Jupiter
Calotte Nord Calotte Sud
4 mai 1924 20 juin 1926 10 juin 1924 20 juin 1926
La [e]
Proportion de lumière polarisée en millièmes o ë
10 20 [e] 10 20 (e) 10 20 Distance au bord,exprimée en centièmes du diamètre polaire
Régions centrales des planètes Jupiter et Saturne - proportion de lumière polarisée
Fig. 15 - Jupiter 1923 Fig . 16 - Jupiter 1924 Fig. 17 - Jupiter 1926
Fig. 20 - Saturne 1926
Proportion de lumière polarisée,en millièmes ds Le)
6 8 12 (o) 2 4 6 8 LOMMH2 do vision en degrés Angle de vision en degrés
Comme le montre le tableau IX, leurs polarisations paraissaient souvent iden- “tiques : même lorsque l'aspect des franges semblait légèrement modifié sur l’une d'elles, les mesures accusaient des différences presque toujours inférieures aux erreurs d'observation.
Signalons cependant quelques exceptions :
Le 3 mai 1923, l'équateur avait une polarisation de + 1,6 millième, supérieure de 2 millièmes à celle des zones adjacentes.
Le 24 mai 1923, la polarisation était de — 2,5 nullièmes à l’équateur contre — 0,5 sur les bandes.
La différence la plus forte fut enregistrée le 11 juillet où j'ai trouvé — 7,6 sur la bande Nord, — 6,2 sur la bande Sud et — 3,7 sur la zone équatoriale.
Borps EST ET OUEST
En 1924, j'ai mesuré régulièrement la polarisation des régions situées au bord de Jupiter, près de l’équateur.
Le plan de polarisation s’est montré là, comme au centre, tantôt parallèle, tantôt normal au plan passant par le Soleil.
La proportion de lumière polarisée y était, au contraire, toujours plus forte en valeur algébrique. Au centre, elle était, comme nous l’avons vu, très uniforme. À une distance des bords comprise, en général, entre 15 et 20 centièmes de diamètre, elle commençait à croître linéairement, pour atteindre son maximum au bord même.
Le tableau IX montre comment a varié la polarisation moyenne des deux bords, mesurée sur une largeur d'environ 15 centièmes du diamètre. Leur excès sur le centre, faible peu après l’opposition de 1924, paraît avoir augmenté rapidement pour rester ensuite à peu près constant. Il était en moyenne de 3,2 millièmes à l'Est, contre 2,4 à l'Ouest.
En 1925 et en 1926, les résultats ont été en tous points semblables : l'étendue des régions distinctes du centre a varié entre 10 et 25 centièmes du diamètre, mais leur polarisation s’est toujours montrée, en valeur algébrique, supérieure à celle du centre, loujours plus forte algébriquement à l'Est qu'à l'Ouest, aussi bien avant qu'après l’opposilion. Le bord couchant diffère donc systématiquement du bord levant ; ce fait prouverait que le Soleil, malgré sa distance, exerce encore une influence sensible sur l'atmosphère de Jupiter.