DE MORTALITÉ POUR LA VILLE D'AMSTERDAM
O0 | 10000 | 10000 95 4130 4957 70 1040 1698 À 7417 7909 36 4048 4856 71 946 1565 2 6713 7292 37 3962 4772 72 849 1429 3 6323 6895 38 3872 4686 73 763 1290 4 6105 6696 39 9784 4606 74 681 1165 5 5973 6550 40 3702 4532 75 607 1049 6 5873 6451 41 3624 4461 76 534 935 7 5804 6384 42 3051 4394 77 462 822 8 5754 6344 43 3479 4329 78 400 710 9 5741 6305 44 3405 4262 79 345 611 10 5660 6264 45 3320 4191 89 296 526 LE 5641 6232 46 3244 4119 81 251 |. 446 12 5620 6209 47 3161 4047 82 210 370 13 5597 6194 48 3077 9974 83 173 298 14 5573 6171 49 2993 3899 84 140 238 15 5546 6143 50 2908 3819 85 116 192
En substituant aux nombres des figures qui peignent , pour ainsi dire, la loi de la mortalité, on trouve des lignes qui ne s’écartent pas sensiblement de celles qu'on a construites dans plusieurs autres pays.
Si l’on cherche quelle est la vie probable, c'est-àdire, le nombre d'années après lequel la probabilité d'exister et celle de ne pas exister sont les mêmes, on trouve que ce terme, à com pter de la naissance , tombe à Paris entre 8 et 9 ans; à Londres, un peu avant 3 ans; à Vienne, un peu avant 2; un peu après, à Berlin :. tandis que pour Bruxelles, ce terme tomberait vers 21 ans pour les garçons, entre 26 et 27 pour les filles, et après 23 ans, quand on ne fait aucune distinction de sexes, et pour Amsterdam, après 24 ans pour les. garçons et après 34 pour les filles. « La table de l’arnuaire, moyenne pour toute la France, le place entre: 20 et 21 ans; celle d'Angleterre, entre 27 et 28; celle
de Brandebourg, entre 25 et 26; celle de la Hollande
à 31, et celle de Suisse, à 41 ans. Cette prodigieuse différence entre les campagnes et la ville, ne saurait être attribuée qu'aux suites de l'extrême misère, à la malpropreté, au resserrement des demeures et à l'insalubrité qui en est la conséquence dans les capitales (1). » Cette grande disproportion ne peut-elle pas
tenir encore à une loi de la nature, qui permet d’au- : tant moins à une population de se multiplier, que le :
(1) Voyez le calcul des probabilités par M, Lacroix , à qui nous em-
pruntons la plupart de ces données.