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terrain qu'elle couvre, est déjà plus peuplé. Nous ignorons les moyens qu'elle emploie pour parvenir à ces fins ; nous ne savons si le principe destructeur se trouve dans l’air même que nous respirons; mais à en juger par les effets, il en est de nous à peu près comme des arbres d’une forêt, qu’on ne saurait multiplier au-delà . de certaines limites dépendantes de la surface du sol qui les nourrit. Il est à remarquer d’ailleurs que la mortalité la plus grande atteint surtout les enfans au moment où ils entrent dans la vie.
Dans l'hypothèse d’une population stationnaire, à
‘âge de 5 ans, la vie probable est à son maximum à Bruxelles ; elle est de plus de 44 ans pour les garçons, et de plus de 47 pour les filles : quand on ne fait aucune distinction de sexes, elle est d'environ 45 ans et demi. À l’âge de 30 ans, la vie probable est encore de 32 ans; à l’âge de 50, de 18; et à l’âge de 70, d'envi- TON 7 ans.
À l'âge de 40 ans, la vie probable est à Paris, de plus de 21 ans; en France, terme moyen, 23 ans; en Hollande, 26; à Londres, 18; à Vienne, plus de 19 ans; à Berlin de même; en Suisse, près de 25. À Bruxelles, la vie probable à la même époque, est d'environ 23 ans, pour les hommes, de près de 26 pour les femmes, et d'environ 24, quand on ne fait point de distinction de sexes. A Amsterdam, elle est de moins de 22 ans, pour les hommes et de plus de 25 pour les femmes. |
Selon Price, la probabilité de parvenir à 80 ans,
2 « T 3 , est de 2 dans le pays de \ aud, £ en Brandebourg; 2 à Breslaw, £ à Berlin, à Londres, : à Vienne. 30 37 40 41 A Bruxelles, nous trouvons que cette même probabi- "E Le I lité a pour valeur + pour les hommes, + pour les
femmes, et — quand on ne fait point de distinction de sexes. |
On pourra, au moyen de nos täbles, pousser ces rapprochemens plus loin, et l’on trouvera presque toujours que la mortalité dans notre Royaume, est moins forte que dans les autres pays. |
La table de mortalité dressée d’après les registres de la ville de Bruxelles, est calculée sur 14,261 déces.
Quoique ce nombre d’observations soit assez faible,
Ja table s'accorde cependant bien avec celle des pays
voisins, et semblerait offrir des garanties suffisantes
pour servir de table de mortalité provisoire. Je l’ai combinée depuis, avec deux autres dressées , l’une d'après 8,413 décès, observés pendant 15 ans à Maes-
tricht (:), l’autre d’après 8,771 décès, recueillis par | M. Lemaire sur les registres de l’état-civil de Tournai, :
et calculés sous ses yeux par M. A. Leschevain. J'ai fait disparaitre les petites inégalités produites par des déclarations de décès portées en trop grand nombre
sur certaines années, aux dépens des années voisi-4
nes (2); et j'ai fait les calculs, en partant d’un nombre
PR A NES SRE ONE A RE EEE CE ee CO OCT RON C6 NE DETTE CN J
(1) Voyez l'Annuaire de la province de Limbourg, année 1824. (2) Plusieurs personnes, par exemple, en faisant la Énpns d'un décès, diront 60 ans au lieu de 59 ou 61 ans,
rond 100,000. Voici les résultats auxquels je suis par-
venu,
Table de Mortalité pour les provinces Meridionales des
ANS
ANS