‹ Recherches sur la population, les naissances, les décès, les prisons, les dépôts de mendicité, etc., dans le Royaume des Pays-BasChapitre 13 sur 33 · A A4 DA · texte numérisé non relu

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Pa ys-Bas.

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Je m'abstiendrai de déduire des conséquences de celte table; elles se présenteront assez d’elles-mêmes.

3a SUR LES NAISSANCES, DÉCÈS, ETC.,

Je me contenterai de faire observer qu'ici, comme dans

les pays voisins; un peu moins du quart des enfans naissans , sont enlevés dès la première annéé; et que la plus grande mortalité retombe surtout sur le mois qui suit la naissance. Voici les nombres que j'ai trouvés pour Bruxelles et pour les douze mois de la première année 1044, 390, at, 185, 156, 156, 162, 152,140, 153,142, 140. Ainsi, il meurt plus d’enfans pendant les trois mois qui suivent la naissance, que

endant le reste de l’année ; car ces nombres sont dans le rapport de 1665 à 1584. Je trouve que les nombres correspondans, sont dans le rapport de 1764 à 693, pour Paris, et pendant l'année 1823 (°), les discordances entre ces deux rapports, mériteraient d’être ob-

servées attentivement; elles apprendraient sans doute : des choses d’une utilité générale. En consultant les :

autres Annuaires du bureau des longitudes, ainsi que

les Recherches statistiques sur Paris, je trouve presque,

partout qu'il meurt, pendant les trois premiers mois

qui suivent la naissance, plus du double et près du triple des enfans qui meurent pendant le reste de l’année. De semblables remarques ont déjà été faites

jar d’autres écrivains ui ont cru trouver la cause Li: ; de la disproportion des décès dans l'habitude où sont

© les mères de nourrir elles-mêmes , ou d'abandonner leurs enfins à des nourrices. Voici ce que dit à cet. égard, M. Benoiston de Chateauneuf, dans son excel-

D A PR De pu ei

(x) Annuaire du bureau des longitudes, pour 1826.

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DANS LE ROYAUME DES PAYS-BAS. à

ent ouvrage sur les enfans trouvés. « Il est vrai que pour conserver la vie des enfans, les soins font tout, et le climat rien ou peu de chose; que la Suisse et la Hollande sont les pays où il en meurt le moins. L’explication de ce fait, déjà remarqué par Muret, seraitelle dans l'habitude qu'ont toutes les mères, au pied des Alpes comme sur les bords de l’Amstel , de nourrir elles-mêmes leurs enfans, nous l’ignorons; mais, nous dirons seulement qu'ayant été curieux de comparer la mortalité en nourrice avec celle des enfans élevés à Paris, nous avons eu le résultat suivant : sur cent enfans nourris par leur mère, il en meurt dix-huit durant la première année; sur le même nombre mis en nourrice, 1l en périt vingt-neuf. »

Hospices des enfans trouvés et abandonnés.

Pour mieux faire ressortir les observations précé- 3140 je donnerai ici des renseignemens assez étendus sur les enfans trouvés et abandonnés : je les ai coordonnés avec soin, et j'en ai déduit le tableau suivant, qui donne les résultats moyens de huit années, savoir de 1815 à 1822. Ces résultats s’écartent généralement: peu de ceux que chaque année donne en particulier,

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