‹ Recherches sur la population, les naissances, les décès, les prisons, les dépôts de mendicité, etc., dans le Royaume des Pays-BasChapitre 15 sur 33 · ES · texte numérisé non relu

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(*) Le nombre des entrées en 1817, n’a pas été en rapport avec celui des autres années; mais on se rappellera aussi que la disette s’est fait ressentir plus vivement pendant cette année.

tout de ce que la mortalité a diminué dans les hospices j depuis 1815 jusqu’en 1822. Nous voyons effective-, ment qu’à la première époque, sur sept enfans, il en mourait annuellement un, tandis que plus tard, il n’en mourait qu'un seul sur onze. |

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__ Nous aurons occasion de remarquer une semblable diminution de mortalité dans les dépôts de mendicité, à partir des mêmes époques. Si l’on cherche à savoir « quel est, dansles provinces méridionales du Royaume, { le rapport de la population moyenne des enfans âgés de moins de 12 ans aux décès, on trouve, d’après la table de mortalité que nous avons donnée plus haut … que sur 815,488 enfans, il en meurt annuellement 44,340. On déduit de là le rapport 18,39 esta 1 , qui ! est le double du rapport trouvé pourles hospices. Nous É avons regardé comme terme du séjour dans ces der-" niers Eee douze ans; cependant dans quel-.

ques-uns d’entre eux, le terme du séjour est plus long, et conséquemment fe rapport en devrait devenir eue | grand , car au- -dessus de 12 ans, la mortalité estmoins D que pour les enfans en bas âge. Il faut observer ! encore que les enfans qui entrent dans les hospices , | par cela même qu ils vivent, ont échappé aux premiers . ne qui entouraient DRE naissance ; plusieurs. même n° y entrent qu après plusieurs mois d'existence. Il faut ajouter, il est vrai, à ces observations, qu'un assez bon nombre d’ Lo sont réclamés, après avoir

passé dans les hospices leurs premières années, qui sont les plus critiques; et qu'ils diminuent ainsi la partie de la population la moins exposée à la morta-

lité. D'une autre part, les enfans trouvés ou abandonnés portent souvent les traces des vices de leurs parens, ou sont présentés dans l’état le plus déplorable, de même que les individus qui entrent dansles dépôts

de mendicité.

M. Benoiston de Chateauneuf, dans ses Considérations sur les enfans trouvés dans les principaux États de l'Europe (1), a recherché quel était, d’après les do- | cumens les plus authentiques , la mortalité des enfans en Europe de o àun an et de o à 10 ans : voici les résultats auxquels il est parvenu.

- DE 0 à 4 ax. PERTE SUR 100.

En Suisse. , En Hollande .

À Geneve.

MAPars. . . À En France (2) En Provence .

À Pétersbourg En Suëde .

A Londres. , .

A Berlin È

À Vienne.

Si nous comparons ces résultats

DE O0 À 10 ans.

En Suisse. .

En Hollande À Geneve. .

À Pétersbourg , En France .

En Provence.

À Londres En Suède.

À Paris

À Berlin

À Vienne

PERTE sUR 100.

est 4,871

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