‹ Recherches sur la population, les naissances, les décès, les prisons, les dépôts de mendicité, etc., dans le Royaume des Pays-BasChapitre 16 sur 33 · RARE 7 «2 (89428 À. AO · texte numérisé non relu

RARE 7 «2 (89428 À. AO

a Ceux que nous

obtenons par nos tables de mortalité, nous trouvons

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(x) A Paris, chez Martinet , rue du Coq Saïnt-Honoré, no 15, in-8o, 1824.

(2) Nous avons ajouté les nombres relatifs à la France, d'après l'annuaire

dubureau des longitudes.

que dans les provinces méridionales du Royaume, la perte sur 100, depuis o à r an, est de 22,49, et pour Bruxelles de 21,30. La perte sur 100, de o à 10 ans, est de 43,44 pour la partie méridionale du Royaume, À et de 42,97 pour Bruxelles. | D’après ce qui précède, la mortalité parmi les enfans est généralement moins forte dans notre royaume que dans les autres pays. Cette mortalité moins forte, peut en effet tenir à ce que les femmes sont ici assez généralement dans l'habitude de nourrir elles-mêmes leurs « enfans. M. Benoiston de Chautcauneuf, pour juger du degré de mortalité parmi les enfans trouvés ou « abandonnés, a pris, comme nous l'avons fait, le rapport entre les décès et les entrées dans les hospices. Ce zélé philanthrope a trouvé de cette manière, que« ‘pour toute la France, en 1821, la perte sur 100 enfans entrés était de 57,63; nous avons trouvé que ce même rapport moyen était 100 à 45,07 pour nos provinces; et que pendant huit années, ce rapport avait eu pour. limites extrêmes 100 est à 39,80 et 100 est à 54,73. La. mortalité a donc été toujours moins forte qu’en France ; « cependant, elle a été assez considérable dans les hospices de quelques grandes villes, telle que Mons, Gand et Bruxelles, La perte moyenne pour cette der- { nière ville , est de 66,38 sur 100; elle était de 79 sur 100, de 1812 à 1817, comme le remarque M. Benoiston. À cette époque, l’hospice peu vaste, mal aéré, malsain, fut transporté dans un autre quartier de la ville, et depuis lors on a remarqué un abaissement dans le nombre des décès. Quand on songe qu’en 1811,

il mourait dans les hospices de Vienne, 92-enfans sur 100, on demeure épouvanté des ravages qu'exerce la mortalité sur l'enfance.

Les tableaux précédens nous montrent que, sur 22706 enfans sortis des hospices ,on doit en compter 11045 qui y sont morts, 3700 qui ont été réclamés et 8051 qui sont sortis par l’âge ou d’autres motifs. Ces nombres sont dans les rapports de 100 à 48,44, de 100 à 16,23, der 00 à 35,3r. Ainsi la moitié des enfans qui entrent aux hospices n’en sortent que par suite de décès , et la moitié environ de ceux qui restent, sont réclamés. |

Nous ferons succéder à ces aperçus un tableau indiquant les paiemens moyens que les différens hospices des provinces méridionales font, année par année, pour les enfans trouvés et abandonnés qu’ils placent à la campagne. La ville d'Amsterdam n’envoie que fort

peu. d’enfans au dehors, et alors les prix d’entretien

ne sont pas estimés d'après l’âge des enfans, mais d’a-

prés la durée de la pension : ainsi l’on paie générale-

ment, pour les 2 ou 3 premières années, 50 florins

pour nourriture et vêtèemens ; et pour les années sui-

vantes, 40, 30 ou 20 florins, selon le degré de force et d'intelligence de chaque enfant. Quelques hospices paient la gratification de 5o francs allouée aux nourrices, aprés le terme de la pension; d’autres fournissent aux enfans qui sortent, un trousseau d'émancipation de la valeur de 9 à 22 florins. Nous avons indiqué les premiers , par les lettres a, et les seconds, par la lettre b. Il faut observer aussi que la durée de l’entretien

4o SUR LES NAISSANCES, DÉCÈS, ETC.,

n'est pas la même dans tous les hospices; elle est gé-

néralement de 12 ans; cependant à Courtrai, à Mons Û et à Anvers, elle est de 18 ans, et va à Maestricht jus- « qu'à 21ans. 5

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