‹ Recherches sur la pyrogénation des bois dans le videChapitre 41 sur 50 · ANALYSE DES GAZ · texte numérisé non relu

ANALYSE DES GAZ

Il est très difficile de recucillir les gaz qui prennent naissance au cours de la pyrogénation des bois sous pression réduite.

Quand la dépression est obtenue à laide d’une trompe à eau, les gaz sont entraînés, d’autre part l’emploi exclusif d’une trompe à mercure est impossible par suite Gu trop faible débit qui oblige à ne distiller que quelques grammes de Fois. Enfin, quand on utilise une pompe à huile les produits gazeux sont partiellement dissous. C’est cependant ce moyen qu’utilisa Klason, sans donner du reste beaucoup de détails.

Dans un premier essai j'ai employé simultanément une trompe à eau et une trompe à mercure à l’aide de laquelle furent prélevés les gaz destinés à l’analyse.

Ce mode opératoire présentait le grave inconvénient de ne pouvoir permettre la mesure du volume gazeux dégagé. On en déterminait seulement l’ordre de grandeur ainsi qu'il suit :

On remplaçait dans l’appareil à distiller le ballon contenant la sciure par un autre ballon de volume connu rempli d’air. On mettait ce dernier en communication avec la conduite de vide quand les deux trompes, à eau ct à mercure, fonctionnant depuis un certain temps, étaient à leur régime normal. La fraction aspirée par la trompe à mercure était recueillie à l’aide d’une éprouvette graduée. On déduisait par différence avec le volume du ballon, compte tenu de la pression finale, la fraction aspirée par la trompe à eau. On avait donc à très peu près les rapports des débits des deux trompes ; rapport évidemment très approximatif et obtenu en négligeant un certain nombre de facteurs importants comme par exemple les variations de pression de l'eau.

Quoi qu’il en soit, les trompes étant ainsi « étalonnées », on

pouvait, en mesurant le volume gazeux aspiré par la trompe à mercure, déduire le volume total dégagé pendant une distillation. C’était évidemment un moyen très rudimenbaire.

Les dernières analyÿses furent plus précises, grâce au groupe pompe trompe que m'avait très aimablement prêté M. le professeur Tourneux, de la Faculté des Sciences de Besançon.

Ce groupe, dont on trouvera la description détaillée dans le mémoire original (128), se compose essentiellement d’une pompe et d’une trompe. « L'eau est aspirée-par la pompe au fond d’un réservoir et renvoyée dans ce réservoir par la trompe. »

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