‹ Recherches sur la pyrogénation des bois dans le videChapitre 42 sur 50 · SU · texte numérisé non relu

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Dans cet ensemble j'ai remplacé, le réservoir par un dégazeur permettant de recueillir les gaz entraînés.

Il se compose simplement d’un récipient clos en tôle muni de eloisons en chicanes obligeant l’eau à cireuler dans le sens des flèches (fig. 6).

Les sections sont telles que la vitesse de l’eau soit assez faible afin de permettre un dégazage parfait.

Le dégazeur est complètement rempli d’eau. Les gaz sont recueillis en A. L'ensemble pompe trompe et dégazeur fonctionne parfaitement et donne un vide de 12 à 13 millimètres.

Les gaz recueillis étant solubles dans l’eau, celle-ci en fut préalablement saturée à une température déterminée. Dans ce but, un certain nombre de distillations dans le vide furent faites en utilisant le groupe pompe trompe et en maintenant le dégazeur à une température aussi constante

RTS

que possible en l’immergeant dans un réservoir parcouru par un courant d’eau à 119-120.

Après chaque opération le volume gazeux recueilli était mesuré et analysé. Quatre opérations furent ainsi faites. Les volumes gazeux recueillis dans la troisième et la quatrième distillation ramenés à un même poids de sciure étant sensiblement les mêmes et, d'autre part, les compositions d'après l'analyse étant comparables, on pouvait admettre que l’eau du dégazeur était saturée à 120.

Dans une cinquième opération, les gaz furent recueillis dans des flacons de cinq litres remplis d’eau salée saturée.

Les volumes gazeux mesurés avec les précautions habituelles étaient ramenés à 00 et 760 millimètres. Ce sont ces résultats qui sont donnés par le tableau de la distillation type, page 31. Dans cette distillation 165 gr. 5 de sciure sèche donnèrent 101920 de gaz à 00 et 760 millimètres.

L'analyse de ces gaz fut faite rapidement au moyen de l’appareil d’Orsat et de la burette de Bunte, suivant le mode opératoire habituel.

D'autre part, l'absence d’acétylène fut vérifiée au moyen du réactif de Ludwig Ilosway (129), qui est excessivement sensible. On le prépare en dissolvant 0 gr. 5 de nitrate de cuivre dans un peu d’eau ; on y fait couler goutte à goutte 2 centimètres cubes d'ammoniaque à 20 % d'NH$, on ajoute ensuite 1 gr. 5 de chlorhydrate d’hydroxylamine, on complète à 25 centimètres eubes, on agite, il y a décoloration rapide et dégagement d'azote. Quelques centimètres cubes de ce réactif donnent, en présence de traces d’acétylène, une helle coloration rouge cerise plus perceptible pour les faibles teneurs que celle obtenue avec les sels euivreux ordinaires utilisés généralement à cet effet.

Dans les gaz analysés aucune trace d’acétylène ne fut décelée, de même on ne put mettre en évidence la présence de dérivés éthyléniques par l’eau de brome.

La composition en volume des gaz, déterminée par l'analyse, est la suivante :

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