‹ Recherches sur la pyrogénation des bois dans le videChapitre 6 sur 50 · Æ LL IS RES · texte numérisé non relu

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l'existence d’une réaction exothermique accompagnée d’un dégagement gazeux des plus abondants.

Dans une opération lente, le pourcentage du charbon augmente ct le pourcentage en goudrons et acides diminue.

Palmer (35), utilisant une cornue chauffée au bain d'huile, est arrivé au même résultat. Il y a, selon lui, avantage à modérer la violence de la réaction exothermique.

29 Influence de l'humidité.

Pour Palmer et Cloukey (36) l'influence de l’eau sur les rendements ne semble pas considérable, elle serait même plutôt heureuse que néfaste. Ces résultats ne sont pas admis sans réserves par Mariller (37).

39 Calalyseurs.

. De nombreux essais poursuivis en Amérique sur ce sujet ont surtout pour objet l'augmentation du rendement industriel en

certains produits (Hawley) (38).

A mon avis, il est permis de supposer que les sels minéraux des cendres, en contact au moment de la décomposition avec les produits qui se forment, peuvent jouer un rôle des plus importants. Rarement, en effet, pour ne pas dire jamais, dans une opération catalytique contact aussi intime est réalisé entre un catalyseur et un composé chimique.

Chaque cellule végétale devient un tube à catalyse dans lequel les corps réagissants sont :

10 A l’état naissant :

20 Dans une division extrême.

Conditions parfaites pour une telle opération. Ceci n’est qu'une hypothèse, évidemment, difficile à vérifier et c’est sans doute le motif qui a arrêté jusqu’à présent les recherches dans ce sens.

49 Influence de la pression.

a) Augmentation de pression :

Palmer (39) a étudié l’action des pressions élevées. D’après ses travaux, sous une pression de 8 kilos la réaction exothermique n’a pas lieu. Les rendements en acide acétique et goudron diminuent de 20 et 50 %, tandis que les rendements en charbon et en gaz augmentent de 10 et 20 %. Les variations du rendement

en alcool sont faibles, à

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b) Diminution de pression :

Les premiers essais furent faits dans le vide cathodique par Klason (40). Dans les goudrons obtenus il a trouvé de l'acide formique cn assez gratide quantibé alors qu’il m’existe qu’à l’état de traces daris les produits distillés sous la pression atmosphérique. Même conclusion en ce qui concerne le formol. Au contraire; il obtient moins d'alcool méthylique et pas d’acétone.

La quantité d'acide acétique forméé Varie pet, elle est néanmoins uñ peu plus forte que dans les produits obteñus sous la pression nofméle.

Klason en déduit l’existeñce de deux réactions distifictes :

Une réaction primaire (celle qui a lieu dans le Vide) donnatit un goudron qui se décompose ensuite. C’est une réaction secondaire de décomposition du goudron qui, d’après l’auteur, serait exothermique.

Enfin Klason met ces résultats en formules, ce qui semble pour le moins un peu osé car on conçoit difficilement qu'on puisse donner une formule à des produits aussi complexes que le bois ou le goudron et sur de telles bases établir des équations.

Des résineux distillés dans le vide par Adams et Hilton leur ont donné un meilleur rendement en térébenthine.

Aschan (42) a repris les expériences de Klason et est arrivé sensiblement aux mêmes résultats. Tropsch et Fischer (31), par distillation dans le vide de la cellulose et de la lignine, off mis en évidence les différences profondes existant entre ces composés par simple comparaison des solubilités dü goüdron obtertu, dans le bisulfite, les alcalis, l’eau, ete.

La distillation du bois dans le vide était faite umiquettient pôur prouver que la flignité employée, préparée par la méthode de Willstätter, n'avait pas subi de décomposition profonde et principalement n'avait pu prendre la « forme aromatique » par suite de son extraction.

Les conclusions de Mariller sotit les suivantes : « L’iñffuerice dé fa pression est hier moins connue que celle de la température et de la rapidité de Ha distillation. Les études sur ce sujet. sont récentes et les résultats laissent encore beaucoup à désirer (43). »

Aucun des auteurs précédemment cités ne s'est livré ni à üne étude méthodique, ni À l'analyse des goudrons obtenus ; il semble pourtant qu'un travail dirigé dans ce sens aurait quelque

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utilité. C’est pour combler cette lacune qu’en commençant cette étude je me suis tracé le plan suivant :

Faire l'analyse aussi exacte que possible des produits obtenus dans une série de distillations faites sous les pressions de 12 %, 20 %, 100 %, 200 %, cte., j’espérais ainsi obtenir pour chaque produit une courbe représentative des teneurs en fonction de la pression.

La comparaison de ces diverses courbes m'aurait permis sans doute de déterminer les corps pr mitivement formés puis décomposés et les produits auxquels 1ls donnaient naïssance. Il devenait ensuite facile, en tenant compte des données certaines que nous avons sur la cellulose, la lignine et leurs produits de décomposition, de concevoir les diverses réactions jusqu'ici englobées sous lé nom de pyrogénation des bois.

C'était un projet trop vaste et j'ai constaté dès le début qu'un travail suivant Le plan primitif exigerait un temps très long. Je présente aujourd'hui les résultats de la première distillation, me réservant de continuer ce travail.

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