ANALYSE DU BOIS
Les recherches qui vont suivre furent faites sur du bois de hêtre écorcé et parfaitement sain, provenant du département du Doubs.
Après abattage et séchage d’une année en plein air le bois débité en bûches de 25 centimètres de long a été emmagasiné dans un endroit sec pendant quinze mois.
Pour l’usage, analyse ou distillation, il a été réduit en sciure à l’aide d’une scie mécanique ; cctte sciure était, jusqu’à son utilisation, conservée dans un bocal bouché à l’émeri.
Afin de connaître aussi exactement que possible la composition du bois destiné aux essais, je déterminai sur un échantillon moyen les teneurs en :
19 Eau,
20 Cendres,
30 Cellulose,
49 Lignine,
D0 Hémicelluloses,
69 Eléments C. H. O. N.
1° Détermination de l’eau.
Le pourcentage en eau étant essentiellement variable et dépendant même de l’état hygrométrique de l'air, il importe, afin de pouvoir comparer les analyses, de les ramener au bois absolument sec.
Schürger (51) a longuement étudié cette détermination : il a donné finalement deux méthodes de dosage de l’eau dans les bois :
CRPART
1° Dans les résineux. — Il est nécessaire de faire un dosage par: distillation extractive à l’aide du xylol ; la résine se dissout dans ce solvant, l’eau surnage et on la mesure volumétriquement.
29 Dans les aulres bois. — On sèche à poids constant, soit à 1000, soit à 1059 pendant 6 à 7 heures. L'auteur insiste sur ce fait que le bois séché est fort hygroscopique et doit être pesé dans des récipients bouchés à l’émeri et qu’enfin le séchage à l’étuve est plus sûr que le séchage au dessicateur à 50-600, dans le vide, en présence d’acide sulfwique concentré.
Après plusieurs essais j'ai constaté en effet que la réhydratation du bois est très rapide et pour doser l’eau j'ai employé la technique suivante :
10 grammes de sciure sont placés dans un cristallisoir à couvercle rodé. Le tout est pesé puis placé à l’étuve. On découvre après 10 minutes. Après 50 minutes on bouche le vase et on le laisse refroidir au dessicateur pendant 20 minutes. On pèse, on reporte à l’étuve, puis on enlève le couvercle après 10 minutes, ceci afin d'ouvrir, quand l’atmosphère du cristallisoir est déjà échauffée et d’éviter ainsi les remous qui se produiraient en débouchant à froid le récipient fermé à chaud.
L’étuve utilisée est une étuve Wiesnegg ordinaire, chauffée au gaz. Elle est munie d’un régulateur de température à mercure, La pression du gaz est maintenue constante à l’aide d’un régulateur Moitessier. Cet ensemble permet d’avoir une température variant entre 990 et 1010.
En opérant comme il vient d’être indiqué, la sciure est séchée à poids con tant en sept heures et la perte en eau cst de 13,72 %.
Lse anomalies constatées quand les pesées étaient faites dans des vases non bouchés hermétiquement (même dans une atmosphère desséchée par le chlorure de calcium) m'ont incité à faire quelques essais de détermination des vitesses de réhydratation de la sciure séchée.
J'ai pu constater dès le début que cette vitesse varie avec l’état, hygrométrique de l'atmosphère et comme d’autre part les expéricnees sont fort longues j'ai dû, pour me placcr dans des conditions bien déterminées et constantes, étudier la rébydratation dans une atmosphère saturée de vapeur d’eau à 190.
Le cristallisoir contenant la sciure séchée à poids constant à 1000 est mis sur le plateau d’une balance dans la cage de laquelle on a placé plusieurs jours à l'avance un récipient à large ouver-