‹ Recherches sur la réduction des composés nitrosés du Ruthénium et de l'OsmiumChapitre 21 sur 23 · V. — Chlorhydrate de chlorosmiate amidé de potassium · texte numérisé non relu

V. — Chlorhydrate de chlorosmiate amidé de potassium

Ce composé s'obtient, comme on l’a vu plus haut, en dissolvant le chlorosmiate amidé dans l’acide chlorhydrique concentré, puis évaporant à l’étuve.

Il se présente sous forme d'une poudre cristalline rouge vif, agissant énergiquement sur la lumière polarisée, soluble dans l'acide chlorhydrique concentré, et décomposée immédiatement par l’eau, à froid, en chlorosmiate amidé et acide chlorhydrique.

Chauffé à l'étuve à 110°, il ne subit aucune perte de poids ; ses cristaux sont donc anhydres, et il est tout à fait stable à cette température.

Il est transformé à chaud par l’acide chlorhydrique soit en solution concentrée, soit à l'état gazeux, en chlorosmiate de potassium OsCI', 2 KCI.

Analyse. — La matière, chauflle à 110°, a une composilion représentée par la formule Os 4zH?C°, 2 KCI,H CI,

ainsi que le montre l'analyse suivante :

0*',4623 de matière ont donné, par réduction dans l'hydrogène, 0#,3128 d’un mélange d’osmium et de chlorure de potassium contenant 0%,1359 de chlorure de potassium; ce dernier, ajouté aux eaux de lavage des tubes à réduction et à absorption, a donné avec le nitrate d'argent 05",;914 de chlorure d’argent, contenant 05',1958 de chlore,

Calculé. Trouvé.

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Je n'ai pas poussé plus loin l'étude de la réduction des osmiamates; d’une part, le peu de stabilité des composés de lPosmium en dissolution et la faible quantité de matière

que J'avais à ma disposition rendaient ces recherches beaucoup plus pénibles que celles qui étaient relatives aux composés du ruthénium; d'autre part, la constitution des produits de réduétion, beaucoup moins complexe que dans le cas du ruthénium, se trouve suffisamment bien établie par l’étude des seuls composés chlorés ; les résultats d’analyse sont tout à fait satisfaisante, et la nécessité d’une vérification par l’analyse des bromures, iodures, azotites, etc., se faisait beaucoup moins sentir que dans le cas du ruthénium.

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